ET MAINTENANT

CE QUI EXISTE ET CE QUI N’EXISTE PAS

Si 2010 était globalement considéré comme l’année d’échéance des engagements de Gleneagles, certains engagements individuels et collectifs s’étendent au-delà de cette année.
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La liste suivante en donne un aperçu :

PAYS

CANADA

Aucun engagement au-delà de 2009, hormis une indication que les niveaux budgétaires se maintiendront à l’avenir.

FRANCE

Poursuite de l’objectif de 0,7 pour cent du RNB consacré à l’APD mondiale d’ici à 2015.

ALLEMAGNE

Poursuite de l’objectif de 0,7 pour cent du RNB consacré à l’APD mondiale d’ici à 2015.

ITALIE

Poursuite de l’objectif de 0,7 pour cent du RNB consacré à l’APD mondiale d’ici à 2015.

JAPON

Objectif d’allocation de 1,8 milliard de dollars d’APD bilatérale nette (hors allègement de la dette) à l’Afrique d’ici à 2012.

ROYAUME-UNI

Poursuite de l’objectif de 0,7 pour cent du RNB consacré à l’APD mondiale d’ici à 2013.

ÉTATS-UNIS

De nouveaux engagements sectoriels, pris sous l’administration Obama, en faveur de la santé et de l’agriculture mondiales, et un engagement à doubler l’aide internationale d’ici à 2015.

UE

Objectif de 0,7 pour cent du RNB consacré à l’APD mondiale pour les membres de l’Europe des 15 d’ici à 2015. Objectif fixé à 0,33 pour cent pour les nouveaux membres.

AUTRES ENGAGEMENTS

AIDE AU DÉVELOPPEMENT

Aucun engagement déterminant n’a été pris au-delà de 2010, à l’exception des engagements cités plus haut.

EFFICACITÉ DE L’AIDE

Les bailleurs de fonds ont pris un ensemble d’engagements en vue d’améliorer l’efficacité de l’aide, d’abord dans le cadre de la Déclaration de Paris, puis conformément au Programme d’action d’Accra. La plupart de ces engagements doivent être tenus d’ici à la fin de l’année 2010.

DETTE

Les bailleurs restent engagés en faveur du processus d’aide aux PPTE et de l’IADM, et devront prendre des dispositions continues jusqu’en 2044 pour assumer l’intégralité des coûts occasionnés par ceux-ci.

COMMERCE ET INVESTISSEMENT

A l’exception d’un engagement en faveur de l’élimination des subventions à l’exportation d’ici à 2013, l’engagement vague à « faire marcher le commerce en Afrique » n’était pas limité dans le temps ; de même que l’engagement à respecter le Cycle de développement de Doha. L’engagement relatif aux investissements est également vague.

SANTÉ

Dans le domaine du VIH/SIDA, les engagements ambitieux en faveur de l’accès universel étaient limités à 2010, de même que l’engagement à assurer un accès universel aux moustiquaires destinées à prévenir le paludisme. L’engagement à réduire de moitié le nombre de décès causés par la tuberculose, et l’engagement à assurer que tous les enfants puissent bénéficier de soins de santé de base doivent être tenus d’ici à 2015. Quant aux engagements relatifs aux traitements du paludisme, à la polio, aux maladies tropicales négligées et aux systèmes de santé/travailleurs de la santé, ils n’étaient pas limités dans le temps.

ÉDUCATION

Les engagements relatifs à l’éducation sont liés à l’OMD consistant à assurer l’Enseignement primaire pour tous d’ici à 2015.

EAU ET ASSAINISSEMENT

Les engagements sur l’eau et l’assainissement étaient vagues ; aucune échéance n’a été fixée.

AGRICULTURE

Le volet financier de l’accord de L’Aquila consistait en un engagement sur trois ans, à tenir d’ici à 2011/12. Ensuite, s’il est possible qu’un cadre stratégique soit maintenu, aucun autre engagement limité dans le temps n’a été pris.

GOUVERNANCE ET SÉCURITÉ

Les engagements mondiaux sur la gouvernance et la sécurité ont été pris, en grande partie, dans l’optique de soutenir les efforts déployés par l’Afrique, mais sans échéance ; à l’exception de l’engagement à former 75 000 soldats d’ici à 2010.

CLIMAT

A Copenhague, les bailleurs se sont engagés à réunir la somme de 30 milliards de dollars au cours des trois années à venir, dans le but de parvenir à mobiliser 100 milliards de dollars par an en faveur des pays en développement d’ici à 2020, afin de répondre aux besoins d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. On ne sait pas exactement dans quelle mesure ces fonds publics constitueront un supplément par rapport aux financements classiques pour le développement.