Nouvelles réalités, nouvelles parties prenantes

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LE GROUPE DES ?

Globalement, les membres du G8 resteront, à titre individuel, des acteurs critiques du développement ; mais le G8 en luimême est-il le groupe le mieux placé pour faire progresser l’agenda global ? S’il semble probable que le G20 remplacera le G8 pour devenir à son tour le plus grand forum de coopération économique internationale, il ne s’est pas encore imposé sur la question du développement des pays les plus pauvres (en particulier d’Afrique), au coeur du programme d’action du G8.

Toutefois, comme il a été expliqué en détail dans le chapitre sur les bailleurs de fonds émergents, nombre de ces nouveaux acteurs sont déjà actifs et influents de par leurs intérêts commerciaux (certains même en tant que bailleurs) en Afrique. A mesure que de nouveaux pays interviennent, il devient de plus en plus important de coordonner les efforts fournis ; le G20 et les autres leaders doivent également envisager des moyens d’élaborer un plan d’action positif et proactif pour la réduction de la pauvreté et le développement qui aille au-delà de l’aide, pour intégrer le commerce et la politique d’investissement, permettre de renforcer les responsabilités et assurer que les populations les plus pauvres soient entendues.

LA CRISE CLIMATIQUE, LA CRISE ALIMENTAIRE ET LA CRISE ENERGETIQUE

Compte tenu des nouvelles difficultés survenues ces cinq dernières années, il s’avèrera d’autant plus difficile de remplir les objectifs fixés, déjà ambitieux. La crise alimentaire et la crise énergétique ont notamment posé des difficultés toutes particulières aux importateurs de matières premières et d’énergie d’Afrique. Quant à l’évolution du climat, si elle est un facteur de longue date, les recherches menées ces dernières années ont permis de mieux souligner ses répercussions (d’abord et avant tout) sur les pays en développement, qui en sont pourtant les moins responsables. A Copenhague, en décembre 2009, les bailleurs ont convenu que de nouvelles ressources devaient être mobilisées pour répondre aux besoins de ces pays en termes d’adaptation aux conséquences du changement climatique (environ 100 milliards de dollars), mais la question du recoupement avec les engagements déjà pris dans le domaine du développement n’a pas été résolue et la viabilité d’une mobilisation de ces ressources reste incertaine. Il doit être clair que les coûts de développement supplémentaires, occasionnés par le changement climatique, sont financés par des ressources supplémentaires. Pour avancer, il faut de la clarté et des garanties. La crise financière a elle aussi touché tous les pays du monde (mais, une nouvelle fois, une crise n’ayant pas été provoquée par les populations les plus pauvres met aujourd’hui en péril leur avenir). Dans le sillage de la crise financière, les budgets ont été réduits, ce qui a entraîné une révision à la baisse des prévisions, pour 2010, en termes d’aide au développement.