2010 et après

Nous sommes à présent en mai 2010, presque à la moitié de l’année à la fin de laquelle les ambitieux engagements pris à Gleneagles devaient être tenus. D’importants progrès ont été accomplis ces cinq dernières années, toutefois, si le bilan final de Gleneagles ne sera peut-être prononcé qu’en 2011, nous disposons d’informations suffisantes pour savoir que les objectifs fixés et leurs résultats ambitieusement optimistes n’ont pas été obtenus. De nombreux pays restent en bonne voie – pour la plupart vers 2015, année d’échéance des huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Mais leurs efforts sont nationaux, ou tout au plus régionaux, notamment l’objectif fixé par l’Union européenne pour l’Aide publique au développement, selon lequel celleci devrait représenter 0,7 pour cent des RNB. A l’heure actuelle, pour la période 2010–15, ni le G8, ni aucun autre groupe de pays développés ou émergents n’a présenté de plan collectif, précis et complet, axé sur les moyens d’aider à soutenir la vision d’une « Afrique dirigée par ses propres citoyens ».
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Le déroulement des cinq prochaines années, qui précédent l’échéance fixée pour les OMD, n’a fait l’objet d’aucun plan renouvelé ; toutefois, cette lacune flagrante pourrait également offrir une nouvelle occasion à saisir. En 2010, les pays développés peuvent collaborer avec la société civile africaine, le secteur privé et les dirigeants des gouvernements pour développer un partenariat stratégique amélioré afin d’aider le continent à accélérer le pas vers la réduction de la pauvreté et vers une croissance économique durable. Le défi est important : des objectifs cruciaux et un grand nombre de vies sont en jeu. Pour réussir, ce nouveau plan devra tenir compte des changements opérés au sein du paysage mondial et permettre de bâtir un véritable partenariat avec l’Afrique (aussi devraitil reposer encore davantage sur le respect des engagements africains) ; il devra mettre l’accent sur le devoir de responsabilité de toutes les parties concernées et, avant tout, il devra reposer sur deux éléments critiques qui ne se sont pas vu accorder suffisamment d’importance dans le passé : la gouvernance et la croissance économique équitable.

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