MA LETTRE ANNUELLE 2012

Dans ce billet, Bill Gates aborde les thèmes de sa lettre annuelle, qui retrace les progress accomplish ainsi que les leçons apprises dans la lutte contre la pauvreté. Billet initialement publié dans Impatient Optimists, le blog de la Bill & Melinda Gates Foundation.

Bill GatesMon travail consiste à en apprendre davantage sur la santé et le développement au niveau mondial – et à me rendre dans les pays pauvres pour rencontrer les agriculteurs qui n’arrivent pas produire suffisamment de nourriture, les mères qui ne peuvent pas garder leurs enfants en bonne santé, et ces héros sur le terrain qui font ce qui est en leur pouvoir pour remédier à ces situations d’urgences. Les gens qui  peuvent prendre du temps pour comprendre ces problèmes complexes sont peu nombreux. Et ceux qui peuvent rencontrer les personnes en difficulté  sont encore moins nombreux. C’est pourquoi j’écris une lettre annuelle tous les ans.

J’ai envie que les gens en sachent plus sur les incroyables progrès que nous avons accomplis. Je veux aussi mettre en exergue les progrès qu’il faudra encore faire pour que nous vivions dans un monde réellement équitable.

Dans la lettre de cette année, je mets l’accent sur l’alimentation et l’agriculture (même si je fais le point sur les questions de santé au niveau mondial et le travail sur l’éducation que nous accomplissons aux Etats-Unis). Quand j’étais au lycée, un livre populaire intitulé “The Population Bomb” donnait une vision cauchemardesque d’une famine généralisée sur une planète qui avait dépassé sa capacité d’accueil.

Cette prédiction était erronée, en grande partie parce que les chercheurs ont développé de meilleures semences, ainsi que d’autres outils qui ont aidé les agriculteurs pauvres dans de nombreuses parties du monde à multiplier leurs rendements. En conséquence, le pourcentage de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a été réduit de moitié, et ce, de mon vivant. C’est un incroyable progrès qui fait partie de l’histoire, et trop peu de gens le savent.

Mais il y a encore d’autres progrès qui doivent être réalisés, et les gens ont besoin de le savoir aussi. Aujourd’hui encore, plus d’un milliard de personnes vivent dans l’extrême pauvreté. Principalement en Asie du Sud et en Afrique sub-saharienne, et ces personnes sont au bord de la famine. Il y a une ironie dans cette histoire, parce que beaucoup d’entre elles sont des agriculteurs. Nous pouvons aider ce milliard à atteindre l’autosuffisance, tout comme nous avons aidé des milliards d’autres avant, mais nous avons arrêté d’essayer. À un certain moment, le sentiment de crise liée à l’alimentation s’est dissipé, et la proportion de l’aide étrangère consacrée à l’agriculture a chuté d’un cinquième à moins d’un vingtième.

Mon espoir est que ma lettre annuelle aide les gens à saisir le choix que nous avons tous à faire. Des investissements relativement modestes ont permis de changer l’avenir de centaines de millions de familles de petits fermiers. Le choix est désormais le suivant : devons-nous poursuivre ces investissements afin que le milliard de personnes qui restent pauvres en bénéficient ? Ou devons-nous tolérer un monde dans lequel une personne sur sept est sous-alimentée, diminuée et menacée de mourir de faim ?

En ces temps de restrictions budgétaires, nous devons choisir nos priorités. Il est clair qu’en ce moment précis, nous risquons de décider que l’aide aux plus pauvres n’en fait pas partie. Cependant, je suis convaincu que si les gens comprennent ce que leur aide a déjà permis d’accomplir – et la possibilité qu’elle  permette d’accomplir encore davantage – ils insisteront pour en faire plus, et non moins. C’est pourquoi j’ai écrit ma lettre. J’espère que vous prendrez le temps de la lire et de la partager avec vos amis et votre famille.

J’ai invité les étudiants du monde entier à écrire leur propre lettre annuelle également. Vous pouvez envoyer votre lettre, ou toute autre question que vous souhaitez me poser à l’adresse email suivante annualletter@gatesfoundation.org. Je vous répondrai et je parlerai des idées évoquées dans vos lettres lors d’un webcast le 2 février prochain sur ma page Facebook.