Sep 10th, 2012 3:49 PM UTC
By Aïssata Ba
Le vendredi 7 septembre, s’est achevé à Naples, le sixième Forum Urbain Mondial avec pour thème : « le futur urbain ». Pour beaucoup de pays en développement, la question de futur urbain pose celle de la sortie des bidonvilles. Comme solution, une activité souvent reléguée au monde rural s’implante de plus en plus chez les citadins : l’agriculture.
En milieu rural, dans de grands espaces, l’agriculture a fait ses preuves en tant que pourvoyeur à la fois d’alimentation et d’emploi. Mais dans un environnement urbain où les terrains manquent, on peut s’interroger sur la manière de mener une occupation agricole. La réponse se trouve dans « l’agriculture en sac ». Reprise sous la forme de « jardinières en sac » dans un article du Monde daté du 5 septembre, l’expression vient du mode de culture urbain créé par l’association Solidarités International.
Pour palier à la sous-nutrition résultant de la surpopulation urbaine dans l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique, Kibera, au Kenya, entrainant manque de terres cultivables et incapacité à acheter les aliments trop chers sur le marché, l’association lance son programme en 2007. Des sacs de riz ou de farine usagés, nécessitant de la terre et peu d’eau sont fournis aux habitants de Kibera, qui apprennent à cultiver choux, épinards et à planter d’autres graines.
Les cultures en sac ne répondent pas qu’au besoin immédiat de s’alimenter. Elles permettent également, grâce à l’apprentissage de méthodes de cultures simples sur de petits espaces, de s’initier à l’agriculture et d’en faire un véritable métier. Elles présentent ainsi une solution aux problèmes de manque d’emploi et de stabilité, aussi symboliques des bidonvilles que l’habitat délabré de ces zones citadines que l’on appelle encore « quartiers informels », construits au rythme des arrivées massives, en constante croissance, de populations rurales et d’un accroissement naturel tout aussi élevé.
L’augmentation de la population urbaine entraine une réflexion grandissante des organismes internationaux sur les solutions à la surpopulation urbaine. Dans la révision 2011 de son rapport sur les « Perspectives de l’urbanisation mondiale », la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies établit, qu’actuellement, plus de 50 % des habitants de la planète résident en zone urbaine, avec une croissance en Afrique subsaharienne, la plus rapide au monde. Le Forum Urbain Mondial a été conçu par l’ONU Habitat pour rassembler les leaders mondiaux et leurs partenaires afin d’encourager la coopération internationale sur la question du développement urbain. Lors de la dernière conférence, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation, et l’agriculture (FAO) a concentré ces interventions sur le thème d’ « alimentation et agriculture pour le futur urbain » tandis que d’autres organisations internationales abordent des questions de santé, d’architecture, d’économie verte ou d’environnement au sein des villes surpeuplées.
L’agriculture urbaine permet ainsi un rapprochement entre pays du Nord et du Sud qui trouvent un véritable vivier d’échanges autour de questions communes sur les enjeux de l’explosion démographique urbaine.
TAGS: AAA, Afrique, Agriculture, Faim, Kenya, Pauvreté
18/09/2012 at 11:32
Je n’ai pas signé cette pétition, la signature en un clic est une vraie arnaque! On ne peut signer sans une vraie information . Vous faites sans le dire la promotion des OGM! C’est une honte de tromper les gens de la sorte. Les OGM ruinent chaque jour des milliers de paysans dans le monde et ne font qu’aggraver la malnutrition en imposant des semences que les paysans ne peuvent pas payer et qui ne profitent qu’aux multinationales qui les produisent.
Vous semez la mort vous la méritez!
18/09/2012 at 16:59
Bonjour,
Si vous avez reçu notre dernière campagne de mobilisation autour de la nutrition, cela veut dire que vous êtes membre de ONE et vos coordonnées sont d’ores et déjà dans notre base de données. Nous avons instauré un système permettant à nos supporters de signer nos pétitions en un clic et ainsi leur éviter de renseigner leurs données à chaque fois.
Quant à la patate douce à laquelle nous faisons référence dans cette campagne, il ne s’agit pas d’un organisme génétiquement modifié. La patate douce à chaire orangée, cultivée au Mozambique et en Ouganda, a été développée par Harvest Plus qui emploie des méthodes centenaires pour donner naissance à de nouvelles variétés. Il aurait été beaucoup plus facile d’utiliser des OGM, mais Harvest Plus a tenu à prendre le temps pour arriver au résultat escompté par la voie naturelle: et voilà une nouvelle variété de patates douces orangées riches en bêtacarotène orange que le corps convertit en vitamine A. Enfin, votre dernière phrase est extrêmement déplacée. Si vous avez des questions, nous sommes ravis d’y répondre sans que cela prenne une tournure agressive. L’équipe de ONE