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VIH/sida

Bill Gates offre 100 000 dollars à celui qui inventera le préservatif du futur


Mar 29th, 2013 11:00 AM UTC
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Article publié sur Youphil le 25/03/13

Bill Gates souhaite mettre au point un préservatif plus simple d’utilisation et moins gênant pour l’homme et la femme.

En cinquante années d’existence, le préservatif n’a pas évolué d’un iota. Un nouveau projet financé par la fondation Bill & Melinda Gates pourrait bientôt donner un sérieux coup de jeune au célèbre condom anglais.

Les époux philanthropes sont prêts à mettre 100.000 dollars sur la table (environ 77.000 euros) pour le petit génie qui inventera le préservatif du futur. Cette incitation à l’innovation est lancée dans le cadre des Grands défis pour la santé mondiale (Grand Challenges in Global Health Program). L’idée: encourager davantage de monde à utiliser des préservatifs masculin et féminin plus simples d’utilisation, plus résistants et donc plus sûrs.

Peu esthétique, difficile à ouvrir et parfois gênant à porter, l’étui en latex présente également l’inconvénient de réduire les sensations de plaisir chez l’homme et la femme. Une raison suffisante pour certains de ne pas se protéger. Le préservatif reste pourtant le principal moyen de contraception et le meilleur rempart connu contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) et le sida.

Les infections dues au VIH ont fortement reculé en 2011: 2,5 millions de nouvelles contaminations, soit 700.000 cas de moins qu’en 2001. Mais le sida reste la sixième cause de décès dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Tuberculose, une maladie évitable, qui demeure un problème de santé publique au Bénin


Mar 15th, 2013 6:06 PM UTC
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Le 24 mars, c’est la journée mondiale de lutte contre la tuberculose.

Une maladie évitable qui malheureusement fait encore de trop nombreuses victimes, principalement dans les pays en voie de développement.

Cette maladie est aussi un des combats du Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Une organisation qui permet à des millions de personnes d’avoir accès aux traitements nécessaires à la lutte contre ces maladies et qui travaille aussi à leur prévention.

Un combat que soutient ONE et qui nécessite encore une forte mobilisation de tous les acteurs internationaux comme le montre cet article publié sur Afriquinfos.com, ce vendredi 15 mars, et qui analyse les récentes données fournies par le Programme national de lutte contre la tuberculose au Bénin.

« Avec un taux d’incidence de 42 cas pour 100.000 habitants, la tuberculose demeure toujours, un problème de santé publique au Bénin, révèlent les données épidémiologiques du Programme national de lutte contre la tuberculose.

Selon ces données épidémiologiques recueillies jeudi à Cotonou par l’Agence Xinhua, 4.075 cas de tuberculose toutes formes confondues ont été dépistées en 2012, au Bénin contre 4.320 cas en 2011, soit une diminution de 6%. […]

Au Bénin, la politique de lutte contre la tuberculose repose prioritairement sur la détection des cas de frottis positifs et leur traitement. […]

“Le couple dépistage et traitement des patients frottis positifs assure ainsi non seulement l’allègement des souffrances et la diminution de la mortalité par tuberculose, mais elle contribue également à la réduction de la transmission du bacille, au sein des communautés”, ajoute la même source. »

Cet article rappelle aussi la double peine que subissent certaines personnes atteintes de tuberculose, plus vulnérables face au virus du Sida.

« ”De ces 4.006 cas de tuberculose testés par le VIH, 637 sont positifs, soit 16% de séropprévalence du VIH chez les tuberculeux”, révèle la source. »

Heureusement, un espoir est possible grâce au soutien du Fonds mondial.

« Selon le Programme national contre la tuberculose au Bénin, grâce au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, tout malade diagnostiqué au Bénin pourrait aujourd’hui bénéficier d’une prise en charge entièrement gratuite, dans l’une des 51 formations sanitaires du réseau national de centres intégrés de dépistage et de traitement de la tuberculose. »

Si vous aussi vous voulez agir et lutter contre la tuberculose et les autres maladies évitables, vous pouvez signer la pétition de ONE qui appelle les dirigeants à honorer leurs engagements envers le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Comment l’aide au développement contribue-t-elle à mettre fin à la pauvreté en Afrique ?


Feb 26th, 2013 6:04 PM UTC
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La semaine dernière, Lauren Pfeifer a écrit un article intéressant qui explique comment des programmes tel que GAVI et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont permis de faire des progrès dans la lutte contre la pauvreté, à travers le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement.

Son article nous donne les faits et les chiffres clés sur ces avancées,  mais nous connaissons très bien l’adage qui dit « on ne croit que ce qu’on voit ».

Nous avons donc fouillé dans nos archives et avons sorti nos photographies préférées illustrant l’aide en action. Cette aide qui sauve des vies, qui permet d’améliorer le quotidien des populations les plus démunies, et de lutter contre la pauvreté. Ces photos illustrent  les actions liées à des programmes financés entre autres par le Royaume-Uni (DFID), les Etats-Unis (USAID), l’Union européenne (Europaid) et le Canada (ACDI) et montrent que le monde travaille mains dans la main pour abolir la pauvreté!

NUTRITION

ONE's Listening and Learning Trip to Ghana

L’USAID soutient le groupe communautaire local de à Nyankpala qui s’occupe de la gestion de  de la malnutrition aiguë,  et qui  fournit une assistance aux enfants souffrant de malnutrition. Crédit photo: Morgana Wingard.

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L’aide britannique a permis au gouvernement de la République Démocratique du Congo et aux organismes d’aide humanitaire, notamment Action Contre la Faim, de s’attaquer à la malnutrition à la base,  en mettant en place leurs propres fermes coopératives ainsi que des groupes d’entraide.  Crédit photo: DFID.

EDUCATION

Mwangaza Tumaini School

La Mwangaza Tumaini School de Mukuru est une école primaire dans un bidonville de Nairobi au Kenya en partie financée par l’USAID et la Fondation Aga Khan. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE1, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard.

Mawango/Kapiri Lea School

L’École Mawango au Malawi est soutenue par l’UNICEF et l’Union européenne. De 2001 à 2011, les effectifs ont augmenté de 156 à 777 élèves et il y a 12 enseignants. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE12, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

VACCINS

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L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation  (GAVI) (financée en partie par  DFID, USAID, l’Union européenne, le Canada et d’autres…) et ses partenaires ont distribué un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie au Kenya. Les mères font la queue pour recevoir des vaccins pour leurs enfants. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

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L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation  (GAVI) et ses partenaires sont en train de mettre en place un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie à Nairobi. Les bébés ont accès à ce vaccin dans l’hôpital Langata à Nairobi. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

PRÉVENTION ET TRAITEMENTS VIH/SIDA

Tony Lake with an HIV positive woman and her children

Le programme « Mother-to-Mother »de l’hôpital central d’Adama est un groupe de soutien pour les femmes enceintes qui sont nouvellement diagnostiquées avec le VIH/sida. Ce programme bénéficie de l’appui de PEPFAR (le programme de lutte contre le sida américain) à travers JHPIEGO  (organisation non gouvernementale affiliée à l’Université Johns Hopkins) et l’hôpital est soutenu par plusieurs bailleurs de fonds dont la Fondation Bill et Melinda Gates. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

Tema Hospital (Ghana)

Le Fonds mondial et le PEPFAR contribuent à financer le programme de Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à Accra, au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard.

EAU

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Un projet  d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE

ONE's Listening and Learning Trip to Ghana

Un projet  d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE

AGRICULTURE

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Le DFID a financé le programme Vision 2020 Umurenge (VUP), le programme phare au Rwanda sur la protection sociale. Des femmes et des hommes dans le nord du Rwanda travaillent sur un chantier de travaux publics, construisant des terrasses pour empêcher l’érosion des sols. Crédit photo: DFID.

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Dans une région du Rwanda, où trois personnes sur quatre vivent dans la pauvreté, une femme montre fièrement une carotte qu’elle a cultivée  dans son jardin après avoir participé à un projet visant à améliorer les connaissances agricoles, financé par l’agence de développement canadienne.  L’ACDI a fait du soutien au développement agricole durable une partie essentielle  de sa stratégie visant à accroître la sécurité alimentaire dans le monde. Crédit photo: L’ACDI

Vous aimez ces photos? Assurez-vous que les nouveaux Objectifs du millénaire pour le développement post-2015 soient encore mieux que les précédents.

SIGNEZ NOTRE PÉTITION  demandant aux dirigeants du monde d’inscrire la transparence, la responsabilité et la participation publique au coeur du nouveau cadre de développement post-2015 !

 

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Aider les personnes séropositives de l’île Maurice à recevoir un traitement


Dec 7th, 2012 11:11 AM UTC
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Avec plus de 5000 cas de VIH en 2011, l’Ile Maurice n’est pas une priorité évidente pour les donateurs et les programmes de lutte contre le sida. Mais l’impact de la maladie se développe sur l’ile et touche en particulier les personnes les plus vulnérables.

L’association PILS (Prévention Information Lutte contre le Sida) a été créée par Nicolas Ritter en 1996, deux ans après qu’il ait découvert sa séropositivité. A l’époque, il n’y avait pas de services pour les personnes infectées sur l’Ile Maurice et les malades devaient aller sur l’île voisine de la Réunion pour recevoir des traitements. Inspiré par ce qu’il se passait dans ce pays voisin, il a décidé de créer PILS à l’âge de 25 ans. Depuis, le travail accompli par l’association a permis de sauver des vies. Et résultats sont une réelle source de motivation pour Nicolas Ritter et son équipe. De plus en plus de mauriciens savent aujourd’hui que le VIH n’est plus synonyme de condamnation à mort.

Malgré ce succès, Nadia Peerun, en charge de la récolte de fonds chez PILS, explique que l’Île Maurice est en compétition avec d’autres pays dans la région. « C’est très difficile de récolter des fonds au niveau international car la situation est beaucoup plus grave sur le continent africain ». Heureusement, le programme européen de « coopération décentralisée » sur l’Île Maurice permet à PILS de recevoir des fonds plus facilement. Nadia Peerun souligne que ce « programme disponible au niveau local sur l’Île Maurice augmente nos chances de bénéficier des fonds pour le secteur de la santé ». Elle ajoute que « les autres donnateurs n’ont pas forcément ce type de mécanismes, et c’est donc beaucoup plus difficile pour nous de recevoir des fonds ».

En 2009, l’UE a ainsi financé un projet mis en place par PILS afin d’apporter des informations, de mener des actions de préventions et des opérations de dépistages aux populations les plus exclues, qui sont également les plus à risque, comme les consommateurs de drogues ou les travailleurs du sexe. « C’est réellement grâce au financement de l’UE que nous avons pu lancer ce projet » précise Nadia Peerun. « C’est très important pour ces populations. A cause du fort stigma qui les entoure, ils ne vont pas vraiment dans les centres de santé publique ». Entre 2009 et 2011, grâce au financement européen, l’association a pu mener plus de 1103 tests de dépistages ; et a ainsi travaillé avec 302 travailleurs du sexe ainsi que 753 consommateurs de drogues.

Grâce au financement européen, avec l’un des rares bailleurs locaux, Rogers & Co. Ltd. qui supporte également les projets de plaidoyer de PILS ; l’association a également pu former d’autres organisations locales aux techniques de plaidoyer. Nadia Peerun explique ainsi que ces activités sont « très importantes, car il y a beaucoup d’ONG sur l’Île Maurice, mais elles n’ont pas de stratégie commune en matière d’activités de plaidoyer ».

En 2009 et 2010, l’UE a également financé le renforcement des capacités de PILS. La responsable de plaidoyer précise : « cela nous a beaucoup aidé en matière d’efficacité, de coordination, afin de renforcer notre organisation. Les exigences en terme de management des fonds et des programmes européens nous permettent de grandir et d’améliorer notre propre fonctionnement ».

Au-delà de ses actions destinées aux populations et ses activités de plaidoyer, PILS a également un programme de renforcement des capacités destiné aux groupes vulnérables qui vivent avec le VIH. Ces groupes sont marginalisés sur l’Île Maurice et reçoivent très peu d’information en matière de santé, d’accompagnement social ou de réintégration, ou encore sur la manière de réduire les risques sanitaires. PILS organise ainsi des ateliers pour apprendre des techniques artisanales afin que les bénéficiaires qui n’ont pas d’emplois puissent augmenter leurs revenus.  « Nous leur apprenons de nombreuses techniques artisanales différentes et les aidons à s’enregistrer en tant qu’entrepreneur. De cette manière ils peuvent ensuite vendre ce qu’ils ont créé sur les marchés et améliorer leurs revenus ». Ces ateliers sont également une bonne occasion d’informer les participants sur le VIH et d’autres problèmes qui y sont liés.

Les participants peuvent également suivre une phase de formation plus avancée intitulée « Ambassadeurs positifs » et proposée par PILS, au cours de laquelle ils sont formés pour être plus actifs dans la réponse nationale à la crise du VIH, en participant aux activités de plaidoyer et en suivant le processus de décision politique. Un des participants, Den Ramsamy, a ainsi décidé de révéler publiquement son statut de porteur du VIH.

Nadia Peerun explique que c’est grâce« aux informations dont il avait besoin pour pouvoir défendre ses droits, pour pouvoir faire entendre sa voix et participer aux réunions nationales, qu’il a finalement pu rendre public son statut de séropositif à la télévision. C’est un bon exemple de la manière dont les projets financés par l’UE ont un impact important sur la communauté ». Environ 35 personnes sont actuellement en formation pour devenir des « ambassadeurs positifs ».

Lorsque que l’on a demandé à Nadia Peerun si elle préférait que les pays européens donnent plus d’aide à travers les institutions européennes ou de manière bilatérale, elle a répondu sans aucune hésitation : «  je préfèrerai réellement recevoir de l’aide via l’Union européenne. D’après nos expériences précédentes, nous avons remarqué que l’UE avait une vision plus globale de la situation. L’UE peut ainsi orienter les fonds et faire des appels à projets plus pertinents grâce à cette vision d’ensemble. Et grâce à cela l’aide est également plus coordonnée et les fonds mieux répartis ».

A propos de PILS

La mission de PILS est de minimiser l’impact du sida sur l’Île Maurice grâce à des actions de prévention, mais également en améliorant les vies des personnes séropositives et en mobilisant le public et les politiques sur le sida et en faveur des droits des malades. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter leur site (en français) : http://www.pils.mu/

 

Interview : Fogué Foguito de Positive-Generation sur le droit au traitement du VIH


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Dec 5th, 2012 6:18 PM UTC
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Entretien avec Fogué Foguito, directeur exécutif de Positive-Generation.

Nous sommes très heureux d’annoncer le gagnant de la cinquième édition annuelle du Prix ONE pour l’Afrique : Positive-Generation! L’organisation camerounaise s’est donné pour mission de garantir le respect des Droits Humains des personnes infectées et affectées par le VIH.

Avec plus de 250 candidats à travers l’Afrique et parmi cinq finalistes de qualité, le choix a été difficile. Mais finalement, l’équipe de ONE Afrique a estimé que Positive-Generation était l’organisation  la plus  innovante et contribuant le plus à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement dans son pays.

Positive-Generation (PG), basée à Yaoundé, capitale du Cameroun, tient le gouvernement camerounais responsable de son engagement d’allouer 15% de son PIB aux services de santé. PG se bat également contre la stigmatisation des personnes séropositives et mène des actions de plaidoyer auprès du gouvernement afin qu’il fournisse gratuitement les traitements. PG est un mouvement de plaidoyer dans tous les sens du terme, et a parfaitement saisi comment insuffler un réel changement sur la question du sida au Cameroun.

C’est pour cette raison que ONE était particulièrement ravie de donner à PG ce prix mérité de 100 000 dollars, à l’occasion du Forum des Partenaires de GAVI Alliance aujourd’hui à Dar es-Salaam, en Tanzanie. Grâce à cette dotation, les dix membres de l’équipe vont renforcer leur capacité à lutter contre le VIH dans les communautés locales.

Mon collègue Ali Ba et moi-même avons eu la chance d’avoir une conversation téléphonique avec Fogué Foguito, directeur exécutif de Positive-Generation, la semaine dernière. Il s’avère que Fogué est membre de ONE depuis 2005 et a signé nos pétitions avant même que ONE Afrique s’installe à Johannesburg. Pendant cet échange, nous avons discuté des stratégies audacieuses de PG afin de garantir les droits des personnes séropositives et des communautés affectées par le sida ainsi que de sa propre vision pour son organisation. Nous lui avons aussi posé la question à un million de dollars : ce que PG entend faire de l’argent qu’ils ont gagné.

Parlez-moi un peu de votre organisation.  Que souhaitez-vous accomplir ?
L’organisation a été créée en 1998 par des étudiants qui travaillaient initialement à la lutte contre le sida, mais rapidement, on s’est orienté vers une approche en faveur des droits humains. Nous nous sommes en effet rendu compte que la lutte contre le VIH est essentiellement une question de droits, de santé et de liberté, et c’est donc autour de cela que nous avons commencé à structurer notre cause.

Fogué Foguito, aujourd’hui, lors du prix ONE pour l’Afrique

Pourquoi avoir choisi le nom « Positive-Génération»?
Nous voulons donner de l’espoir à cette génération. Faire comprendre que la séropositivité n’est pas une fatalité. Avant, en tant qu’Africain, si vous étiez diagnostiqué porteur du VIH, vous étiez techniquement mort aux yeux de la société. Mais Positive-Generation est en train de faire évoluer les choses afin de changer cette perspective. Nous essayons d’avoir un discours différent autour de la maladie, un discours positif et porteur d’espoir et non de désespoir et d’indignité. Nous voulons montrer que, politiquement, nous allons tout faire pour être une génération qui contribue au changement dans tous les sens du terme.

Comment menez-vous ces actions en particulier ?
Nous avons une triple approche. Tout d’abord nous voulons élever le débat au niveau politique pour aller au-delà de la simple question de santé publique. Nous ne pouvons pas lutter contre cette maladie en nous  positionnant uniquement sur le terrain de la santé, car le seul endroit où le changement peut réellement avoir lieu c’est au sein du gouvernement. Là il y a le pouvoir politique. Nous travaillons à renforcer les capacités des citoyens séropositifs et des communautés touchées par le sida et à leur faire comprendre que le respect de leurs droits, en tant qu’êtres humains est une nécessité pour la santé.

Deuxièmement, nous travaillons avec le système éducatif au Cameroun. Nous allons dans les villages, les écoles et discutons avec les gens et les élèves de multiples sujets : la maladie, leurs corps, les traitements, comment ils peuvent eux-mêmes éviter de contracter le VIH et comment rester en bonne santé.

Enfin, nous mettons l’accent sur ​​la communication et le plaidoyer. Si nous pouvons changer la manière dont les gens parlent du sida, nous pouvons créer une attitude positive vis-à-vis de la maladie, et ainsi réduire la stigmatisation. Si quelqu’un est séropositif, nous lui demandons de témoigner : « Oui, j’ai la maladie, mais je mène une vie saine et digne. » De cette manière, les personnes connaissent mieux la maladie et peuvent en parler de manière plus positive au sein du milieu politique – et pas seulement les séropositifs mais tout le monde. Nous voulons être un mouvement citoyen.

J’ai lu quelque part que votre vision était celle “d’une société où tous les patients ont accès aux traitements”. C’est un message fort.
Oui, cet argument s’inscrit dans le cadre du respect des droits. Avant d’être contaminé, c’est votre droit d’être protégé de cette maladie, de manière à ne pas être stigmatisé et à pouvoir recevoir un bon accès aux traitements. Un pays ne peut pas être démocratique si il ne garantit pas l’accès aux soins pour les personnes à risques ou vulnérables. C’est pour cela que la justice sociale et l’équité font également partie de nos principes.

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer cette organisation ?
J’ai vu que les étudiants séropositifs et séronégatifs étaient séparés à l’école. Si tu étais séropositif, tu étais condamné et mis à l’écart. J’avais des amis à l’école qui étaient séropositifs et je ne trouvais pas ça juste qu’ils soient traités aussi mal à cause de leur maladie. J’ai voulu créer un programme où mes amis et d’autres personnes séropositives pourraient être intégrés et ne seraient pas traités comme des citoyens de seconde zone. Mes amis et moi avons alors commencé à déclarer que c’était une injustice, et c’est comme ça que tout a commencé.

Qu’allez-vous faire avec l’argent du prix ONE pour l’Afrique ?
Nous voulons utiliser cet argent pour mettre en place un bureau d’assistance  juridique afin de défendre les droits de la population et particulièrement des personnes les plus à risques et les plus vulnérables face au VIH. Nous souhaitons aussi créer un centre régional de formation pour former les leaders de la société civile africaine au plaidoyer. Enfin nous voulons créer un centre communautaire de dépistage du VIH et renforcer nos efforts d’intervention dans les communautés

A votre avis qu’est-ce que les populations des pays développés devraient savoir sur le sida en Afrique ?
Pour éviter les préjugés, il est important que les personnes sur le terrain racontent ce qu’il s’y passe. Elles sont bien placées pour parler de cette maladie, et elles peuvent être leur propre reporter. Je pense aussi que les pays développés qui hébergent de grands groupes pharmaceutiques ne devraient pas empêcher les pays les plus pauvres, comme l’Inde, de produire des antirétroviraux, car la plupart des pays africains ont des capacités financières limitées. Cela montre juste que les pays riches pensent d’abord à leurs propres profits plutôt qu’à mettre fin à cette maladie. Enfin, l’Occident doit s’assurer que son aide au monde en développement ne va pas dans la poche des gouvernements.

Un grand bravo à Positive-Generation pour avoir gagné cette année le prix ONE pour l’Afrique! Joignez-vous à nous pour les féliciter sur leur page Facebook.

 

DANCE (RED), SAVE LIVES, un album exclusif pour lutter contre le sida !


Nov 30th, 2012 6:56 PM UTC
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Par Annabel Hervieu, Responsable medias chez ONE

Chacun peut lutter à sa manière contre le sida. Les initiatives sont nombreuses et nécessaires pour faire face à l’ampleur du combat.

Le 1er décembre, tout un chacun pourra participer à différentes manifestations mais une sera particulièrement festive. En effet, cette année, le DJ et producteur Tiësto s’associe à (RED), une initiative de l’association ONE, pour une génération sans sida d’ici à 2015.

Tiësto lance DANCE(RED), SAVE LIVES, une compilation exclusive, réunissant la crème des producteurs de musique électro. Sur cet album, on retrouve des titres incontournables de Tiësto, Diplo, Martin Solveig, Afrojack et bien d’autres encore. J’aime particulièrement la reprise de « Pride », une chanson de U2,  par Tiësto et Bono.


Mais l’argument majeur pour acheter cet album est que pour chaque album acheté sur I Tunes, 5,59 euros seront reversés au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Une aide d’autant plus majeure que la lutte contre le sida entre dans une phase cruciale. Ce combat a connu des succès notables ces dernières années. Aujourd’hui le traitement nécessaire pour éviter qu’une future maman ne transmette la maladie à son enfant ne coûte que 30 centimes d’euro par jour.  Par ailleurs, le nombre de bébés naissant chaque jour avec le sida est passé de 1500 en 2003 à 900 en 2012. Mais, il est possible de faire encore mieux. Ce chiffre peut être proche de zéro d’ici à 2015, un objectif fixé par les pays membres des Nations Unies l’année dernière.

Comme le dit Tiësto dans une interview « Aujourd’hui le monde a l’opportunité unique de faire en sorte que tous les nouveaux-nés à travers le monde ne soient plus porteurs du sida d’ici à 2015. La communauté électro doit faire le maximum de bruit pour que ce rêve se réalise ».

En parlant de bruit, la vraie particularité de cette initiative est qu’elle ne s’arrête pas à un énième « album au profit de », cet album va se matérialiser par un live mondial en livestream sur YouTube !

Pour la première fois, ce week-end du 1er et 2 décembre, Tiesto et ses amis de l’album DANCE (RED), SAVE LIVES joueront leurs DJ sets au Festival Stereosonic, à Melbourne en Australie, et ces sets seront retransmis en direct sur internet.

A propos de (RED)

(RED) est une émanation de ONE qui a été fondée en 2006 par Bono et Bobby Shriver pour lutter contre le sida en Afrique. (RED) met en place des partenariats avec des  marques emblématiques au niveau international pour développer des produits co-brandés « (RED) ». Une partie des bénéfices de ces produits est reversée au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour soutenir des programmes de lutte contre le sida en Afrique. 100% de l’argent est investi sur le terrain. A ce jour, (RED) a permis de récolter 200 millions de dollars (près de 260 millions d’euros). Les programmes du Fond mondial soutenus par (RED) ont eu un impact sur la vie de plus de 14 millions de personnes. www.facebook.com/joinRED

 

 

Quelle est votre histoire?


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Nov 29th, 2012 4:38 PM UTC
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Je n’ai pas toujours travaillé aux côtés de bienfaiteurs, mais croyez-le ou non, je peux très clairement identifier le moment précis qui m’a encouragé à changer de travail et à occuper la place que j’ai aujourd’hui. Ce moment qui a transformé la personne sceptique que j’étais, en un militant.

Pendant l’été 2006, j’ai eu le privilège de participer à un projet de construction pour l’organisme Habitat pour l’humanité, travaillant main dans la main avec des milliers de bénévoles de tous les coins du monde pour construire un quartier de maisons entier en une semaine. Un projet complètement incroyable ! Le dernier jour, une des propriétaires, Diane – une mère active célibataire, avec deux enfants – fondit en larmes. Je suis allé la consoler, et quand je lui ai demandé ce qui n’allait pas, elle m’a répondu, “je ne peux pas croire que vous soyez venus de tous les coins du monde pour construire ma maison.”

C’est à ce moment là que j’ai eu un déclic.
J’ai réalisé que j’en avais assez d’être un simple observateur, que je voulais être du côté de ceux qui cherchent, se mobilisent, agissent pour trouver une solution et en faire partie. Et même si je n’ai rejoint ONE officiellement qu’en 2010, je peux tracer une ligne droite de ce moment là à aujourd’hui.

Si je vous raconte mon histoire, c’est parce que, comme je l’ai appris chez ONE, la plupart des gens qui font le bien dans le monde ont chacun leur propre histoire pour expliquer la raison pour laquelle ils se sont engagés. A l’occasion la prochaine Journée mondiale de lutte contre le sida qui se tiendra ce samedi, ONE a voulu rendre hommage à ces témoignages personnels en leur donnant vie à travers une série de vidéos « Je m’engage à en finir avec le sida ».  Des témoignages exceptionnels de personnes de tous bords : célébrités, activistes du sida, étudiants, mères de famille, responsables de société civile… Tous unis derrière un objectif commun : une génération sans sida d’ici à 2015. Regarder ce petit témoignage d’un de nos membres :

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Pourquoi c’est important maintenant ? Parce que depuis la découverte du virus,  des progrès incroyables ont été accomplis. Nous savons aujourd’hui comment inverser le cours de l’épidémie. L’année dernière, les pays membres des Nations Unies se sont fixés des objectifs importants à atteindre d’ici à 2015 pour voir « le début de la fin du sida ». 2015 c’est demain ! Le temps des beaux discours est révolu, il faut que nos dirigeants passent à l’action. Si les promesses faites ne sont pas respectées, un grand nombre de personne perdront la vie. Ces personnes ne sont pas simplement des nombres !

Les faits seuls ne nous ferons pas avancer bien loin. Les récits peuvent réellement faire changer les choses, et nous avons besoin de votre aide pour faire passer le mot.

Regardez. Partagez. Rejoignez ONE. Et dites à vos amis d’en faire autant.

Ensemble, continuons le combat pour la bonne cause. Exigeons le possible.

 

 

 

VIH/sida : le début de la fin ?


Nov 28th, 2012 4:53 PM UTC
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Nous approchons de la Journée mondiale de lutte contre le sida, à un moment crucial de la lutte contre la pandémie.

Depuis la découverte du virus, le monde a réalisé des progrès incroyables pour comprendre, prévenir et traiter cette maladie au cours des trois dernières décennies. Mais il reste encore beaucoup à faire…

C’est ce que souligne le rapport de ONE intitulé « Le début de la fin ? Suivi des engagements mondiaux dans la lutte contre le sida ». Même si les scientifiques disposent aujourd’hui des outils nécessaires pour inverser le cours de l’épidémie, ils risquent fort d’échouer faute de financements adéquats, d’une meilleure coordination et d’une volonté politique renouvelée pour soutenir des programmes efficaces à travers le monde.

Souvenez vous, l’année dernière, les pays membres des Nations Unies se sont fixés des objectifs importants à atteindre d’ici à 2015 pour voir « le début de la fin du sida », ce moment où le nombre de personnes nouvellement sous traitement sera supérieur à celui des personnes nouvellement infectées. Parmi ces objectifs : mettre fin à la transmission du virus de la mère à l’enfant, permettre l’accès au traitement à 15 millions de personnes et réduire de manière drastique le nombre de nouvelles infections.

Depuis cette décision, de beaux discours ont été prononcés. Barak Obama annonçait de nouveaux engagements des Etats-Unis sur le sida en décembre 2011, suivi de François Hollande l’été suivant. En effet, dans un message vidéo enregistré dans le cadre de la Conférence internationale sur le sida en Juillet 2012, notre président a appelé la communauté internationale à agir pour « arrêter l’épidémie du sida ».

Or, au rythme actuel des progrès observés dans notre rapport, il nous faudra attendre au moins 10 ans pour atteindre ces objectifs. Surtout si nous maintenons le statu quo en termes de prévention et de traitement !

Mais des solutions existent. D’ailleurs notre rapport inclut une série de recommandations qui esquisse le chemin à parcourir pour mettre un point final à un fléau qui a déjà coûté la vie à plus de 25 millions de personnes.

Si la France et la communauté internationale souhaitent réellement en finir avec le sida, il faut qu’ils s’en donnent les moyens. 2015 c’est demain et le temps des beaux discours est révolu. Il faut passer aux actes.

Il y a encore deux jours, François Hollande martelait : « Oui la France veut la fin du sida et elle s’en donnera tous les moyens ».

C’est pourquoi, aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin de la mobilisation du plus grand nombre, pour dire à François Hollande, que nous l’avons entendu. Et que maintenant, nous aimerions le voir passer à l’acte. En 2013, les occasions ne manqueront pas.

On peut en finir avec le #sida, ça ne tient qu’à nous. Signez notre pétition.

Aucun rêve n’est trop grand!


Nov 22nd, 2012 11:11 AM UTC
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Ce blog a d’abord été publié dans le Huffington Post le 21/11/2012.

Si nous étions en 1900 et que quelqu’un me disait : “un jour, on marchera sur la lune !”, je lui aurais certainement ri au nez ! Et pourtant… Horizons indépassables et pourtant toujours dépassés. Un jour, les ordinateurs tiendront dans la poche, il y aura des machines pour laver le linge, les voitures rouleront avec de l’électricité… Des femmes et des hommes y ont cru. Y ont travaillé. Et ont transformé le rêve en réalité. A coups d’avancées scientifiques et technologiques. A coup aussi de volonté, de persévérance et d’investissements ambitieux.

Nous sommes donc allés sur la lune. Nous avons cessé de frotter le linge à genoux. Mais l’on meurt toujours du sida.

Trente-trois millions de personnes sont atteintes du virus sur la planète, l’équivalent de la population du Bénélux. Plus de deux millions de nouveaux cas sont signalés chaque année. Pourtant, le “début de la fin du sida”, qui pouvait sembler impossible ou irréalisable il y a 10 ans, est un rêve qui peut aujourd’hui devenir réalité. Depuis la découverte du VIH, des progrès majeurs ont été accomplis. Aujourd’hui, environ 8 millions de personnes ont accès au traitement, dont le coût est de plus en plus abordable. L’on sait aussi stopper la transmission du virus de la mère à l’enfant: une femme séropositive peut donner naissance à un enfant séronégatif. La fin du sida n’est plus une utopie. Elle est à notre portée, à condition de le vouloir.

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C’est le message que l’ONG One souhaite faire passer à travers sa nouvelle campagne intitulée on peut en finir avec le sida, qui vise à mobiliser le plus grand nombre de citoyens en vue d’encourager les gouvernements à redoubler d’efforts, à agir de concert pour atteindre les objectifs qui ont été fixés en 2011 dans le cadre des Nations Unies: “Zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida”. Pour que d’ici à 2015, “le début de la fin du sida” soit une réalité tangible.

A l’appui de cette campagne, One publiera également pour la première fois, le 28 novembre prochain, un rapport qui fait le suivi des engagements internationaux en matière de lutte contre le sida – dont nous publierons les principaux enseignements dans le Huffington Post. Nous tenterons ainsi de cartographier la situation politique, le contexte financier et les moyens mis en œuvre pour la riposte mondiale au VIH. Et d’esquisser le chemin à parcourir pour mettre un point final à un fléau qui a déjà coûté la vie à plus de 25 millions de personnes.

Pour pouvoir être les premiers à poser le pied sur la lune, les gouvernements américain et soviétique avaient su mobiliser avec détermination les énergies et les ressources. Vainqueurs de cette bataille de titans, les Etats-Unis, à partir de la fin des années 50, avaient fourni dix ans de travail acharné, mobilisé 400 000 personnes et dépensé 25 milliards de dollars de l’époque (plus de 150 milliards d’aujourd’hui) pour y parvenir.

Mettre fin au sida est un rêve plus accessible : moins coûteux, et potentiellement bien plus rapide à atteindre. Mais nos dirigeants sont-ils prêts à s’y investir? Pour les en convaincre, nous avons besoin de la mobilisation du plus grand nombre. Pour leur rappeler qu’aucun rêve n’est trop grand. Si toutefois l’on se donne les moyens de le réaliser.
Vous aussi, agissez en signant notre pétition : http://act.one.org/sign/fin_du_sida

La réalisation du clip n’a été possible qu’avec la collaboration, à titre gracieux, de BDDP Unlimited, Else, Stantards Films et Nighshift que nous remercions chaleureusement. Un grand merci aussi au réalisateur espagnol RAMÓN AYALA.
ONE remercie également Mathilda May pour sa participation.

Bref historique de la Conférence internationale sur le sida


Jul 19th, 2012 4:12 PM UTC
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Q : quel acronyme de trois lettres décrit un rassemblement de presque 30 000 scientifiques, activistes, décideurs politiques et militants travaillant sur le VIH/sida ?

R : IAC

Cette année, la Conférence internationale sur le sida (International AIDS Conference, IAC) aura lieu à Washington entre les 22 et 27 juillet. Bien que Washington soit un lieu où se déroulent habituellement un très grand nombre de conférences, le retour de l’IAC dans la capitale américaine est un fait marquant. En 2009, le président Obama a levé l’interdiction d’entrer sur le territoire des Etats-Unis aux personnes séropositives, ce qui a ouvert la voie à l’IAC pour retourner aux États-Unis, pour la première fois depuis plus de 20 ans.

L’IAC est la plus importante conférence sur le VIH/sida, qui offre un espace de discussion aux parties prenantes permettant de passer en revue les progrès effectués dans la lutte contre le sida, les leçons apprises, et comment aller de l’avant. Le thème de la conférence est : « Renversons la situation ensemble » (Turning the Tide Together), soulignant à la fois les développements scientifiques prometteurs dans le traitement du VIH et de la prévention ainsi que la nécessité d’un engagement global pour changer le cours de l’épidémie. Parmi les intervenants de l’IAC de cette année figurent l’ancien président américain Bill Clinton, Michel Sidibe (ONUSIDA), l’ambassadeur Eric Goosby (PEPFAR), Bill Gates, Elton John et Whoopi Goldberg.

L’IAC a eu une longue et riche histoire depuis le début de l’épidémie de sida. Elle a joué de nombreux rôles au fil des ans à des endroits et à des moments clés. Parmi les moments les plus marquants de l’IAC :

Atlanta, 1985 : La première IAC a été organisée par Le Département de la santé et des services humanitaires du gouvernement américain (CDC), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Université Emory. Plus de 2 000 scientifiques et responsables de la santé publique se sont réunis à Atlanta pour partager des informations sur la nouvelle maladie qui émergeait alors.

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Légende de la photo : Avec le VIH / SIDA se propageant rapidement et causant la mort, les protestations ont été nombreuses lors de la marche à Washington de 1987. Cette coalition ACT-UP y a fait une déclaration impactante sur les politiques gouvernementales concernant la maladie. La Mosaïque2015 du sida a également été exposée durant la marche. Ce moment était inoubliable. © Linda Hollingdate Photography

Washington, 1987 : LA troisième IAC a accueilli plus de 6000 participants et a eu une large couverture médiatique alors que le discours autour de l’épidémie prenait une tournure politique. Les manifestations ont eu lieu après plusieurs déclarations controversées de certains membres de l’administration américaine.

Vancouver, 1996 : la neuvième IAC, réunissant 15 000 participants, a marqué un tournant dans l’histoire de l’épidémie. Cette année-là, des chercheurs ont montré les résultats d’études sur la thérapie antirétrovirale fortement active, qui allait changer le cours des choses. Le sida, au départ une maladie mortelle et incurable allait devenir une maladie chronique qui pouvait être gérée avec un traitement approprié. Inutile de dire que l’atmosphère générale à Vancouver entre les scientifiques et les militants était pleine d’espoir et d’excitation.

Durban, Afrique du Sud, 2000 : La 13ème IAC a également été la première organisée dans un pays en développement, pour souligner l’ampleur de l’épidémie en Afrique subsaharienne ainsi que les disparités dans l’accès au traitement dans le monde en développement. Juste avant la conférence, 5 000 scientifiques et médecins ont signé la Déclaration de Durban, confirmant les preuves scientifiques écrasantes que le virus VIH était la cause du sida à un moment où le négationnisme autour de la maladie augmentait au sein de la présidence sud-africaine.

Conférence sida à Vienne; Photo par IAS/Steve Forrest

Vienne, 2010 : Le 18ème IAC a eu lieu à Vienne, en partie parce que les organisateurs ont voulu mettre en évidence les défis de la lutte contre l’épidémie en l’Europe de l’est et l’Europe centrale. Jusqu’à aujourd’hui, la Déclaration de Vienne a été signé par plus de 12 000 scientifiques soutenant les politiques de médicaments basées sur la science, et non sur l’idéologie

Consultez le site Web de l’IAC pour plus d’informations et continuez à visitez ONE.org pour plus d’informations dans les semaines à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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