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Transparence

135 000 membres de ONE demandent aux dirigeants de donner la parole aux plus pauvres dans la lutte contre la pauvreté !


May 17th, 2013 11:55 AM UTC
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Le 9 mai dernier nous avons remis plus de 135 000 signatures dans le cadre de notre campagne Ouvert au développement, au10 Downing Street, résidence du Premier ministre britannique David Cameron.

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3 membres de ONE – Billy, Mark et Francesca – devant la résidence du Premier ministre britannique David Cameron, avant de lui remettre la pétition Ouvert au développement. Photo: ONE

Des milliers de membres de ONE demandent à ce que le nouveau cadre pour le développement post-2015, visant à mettre fin à la pauvreté, reflète l’opinion des populations les plus vulnérables dans le monde. Et que les objectifs fixés soient spécifiques, mesurables et obligent les gouvernements à rendre compte de leurs engagements.

Le Premier ministre britannique David Cameron, co-président du panel chargé de fixer les nouveaux Objectifs du Millénaires n’est pas le seul que nous sommes allés voir. Nous nous sommes assuré que vos voix soient entendues partout dans le monde en remettant vos signatures à l’ensemble des experts constituant ce panel.

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La directrice de ONE Afrique, Dr Sipho Moyo (3e en partant de la gauche) avec tous les membres africains du Panel de haut-niveau lors de leur rencontre à Bali. Photo: ONE

Un grand merci à tous ceux qui ont soutenu la campagne ! Nous vous tiendrons au courant de la suite des événements et en attendant continuons de nous battre pour que les voix des personnes les plus vulnérables de la planète soient entendues.

Vous avez mis fin au casse du siècle !


Apr 10th, 2013 12:03 PM UTC
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Hier soir, aux environs de 20 heures, des cris de joies ont résonné dans les bureaux de ONE. Nous venions d’apprendre une nouvelle historique !

En effet, le Parlement européen, les Etats membres et la Commission européenne se sont enfin entendus sur un texte qui impose une transparence inédite aux industries extractives afin de renforcer la lutte contre la corruption. Les entreprises pétrolières, minières, gazières et forestières seront dorénavant obligées de rendre public tous les paiements versés aux gouvernements des pays tiers, détaillés projet par projet et sans aucune exemption.

Ce succès sans précédent n’aurait pu voir le jour sans une mobilisation des  citoyens européens, dont vous, chers membres de ONE. Vous avez été nombreux à vous mobiliser à nos côtés pendant plus d’un an et demi pour exhorter les dirigeants européens à résister au lobby industriel contre cette législation européenne. Et vos voix ont été entendues.

Comme Bono l’a toujours dit, la transparence est un des meilleurs vaccins contre la corruption. Suite à l’annonce de la bonne nouvelle, il a fait part de sa joie pour les militants : « […] Je me réjouis pour les activistes qui ont durement bataillé et soutenu cette longue campagne et félicite les dirigeants européens qui ont su résister au lobby industriel.» »

Bono

Aujourd’hui, 1,5 milliards d’habitants des pays africains, riches en ressources naturelles, vivent sous le seuil de pauvreté. Une situation révoltante alors que les exportations pétrolières et minières de l’Afrique représentaient sept fois la valeur de l’aide internationale en 2010. La transparence du secteur extractif est un prérequis pour que les citoyens puissent s’assurer que les richesses qui se trouvent dans leurs sous-sols contribuent au développement de leur pays.

A travers cette directive, l’Europe s’attaque enfin à  l’opacité de secteurs qui pèsent plusieurs milliards d’euros et donne un droit de regard aux citoyens sur les revenus générés par leurs ressources naturelles.

Encore mille mercis pour votre soutien. Votre acharnement a, une fois de plus, porté ses fruits !  Et nous on dit, ça se fête…

N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions sur cette campagne dans ce blog ! Vous pouvez également partager l’image ci-dessous avec votre entourage.

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GRANDE NOUVELLE

Les entreprises fantômes aux bénéfices d’affaires louches et non du développement


Mar 26th, 2013 4:50 PM UTC
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Cet article a été écrit par Alan Hudson, directeur plaidoyer pour la transparence chez ONE.

Teodorin Obiang, le fils du président de la Guinée équatoriale, a pu blanchir plus de 100 millions de dollars aux Etats-Unis grâce à des sociétés fantômes (lien vers l’article sur le Huff Post). De quoi financer une vraie vie de playboy faite de voitures de sport, d’une villa à 30 millions de dollars, d’un jet privé à 38,5 millions de dollars et de plusieurs souvenirs de Michael Jackson, dont un gant recouvert de diamants. Entretemps, dans son pays d’origine, un Etat africain riche en pétrole, plus d’un enfant de moins de cinq ans sur sept meurt d’une maladie évitable.

Les entreprises fantômes sont des sociétés écrans qui ont été créées dans l’objectif de cacher l’identité des personnes qui les contrôlent. Celles-ci facilitent non seulement le financement du terrorisme, mais permettent aussi aux trafiquants de drogues, d’armes ou d’êtres humains, aux blanchisseurs d’argent, aux politiques corrompus et aux hommes d’affaires douteux de de profiter de  leur argent sale sans être repérés. Ces sociétés fantômes sont la cheville ouvrière de l’économie clandestine, une économie qui nuit à chacun d’entre nous. Sans oublier qu’à travers leurs activités, ces entreprises volent les ressources des pays africains, des ressources dont ces Etats ont cruellement besoin pour investir dans la santé, l’agriculture, les infrastructures, bref, pour combattre l’extrême pauvreté.

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Le think-tank Global Financial Integrity estime qu’en Afrique, les volumes de fuite de capitaux sont supérieurs à ceux de l’aide au développement : 51 milliards de dollar contre 43 milliards. Les pays africains ont donc perdu plus de ressources financières qu’ils n’en ont perçues. Au-delà du fait que ces flux illicites privent les pays de leurs ressources, ils alimentent également la corruption et nuisent aux investissements et à la croissance. Ils sapent la compétitivité des entreprises qui, elles, se comportent de manière responsable et ne recourent pas à ces pratiques opaques. Des entreprises qui comprennent la nécessité de renforcer, et non pas de détruire, l’environnement dans lequel elles opèrent.

Prenons un autre exemple, celui de la République démocratique du Congo. Dans ce pays, une personne, suffisamment puissante pour truquer le système, a acheté, grâce à ces sociétés écrans, des licences minières à un prix dérisoire, pour les revendre de suite à leur valeur réelle. Ceci a privé le pays de 5 milliards de dollars. Malheureusement, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, comme le montre un rapport de Global Witness.

La réunion du G8 en 2013, sous la présidence du Royaume-Uni, est l’opportunité de lutter contre ces sociétés fantômes. Les membres du G8, dont la France, pourraient s’engager à rendre public les informations sur ceux à qui appartiennent véritablement ces sociétés et ces trusts. Ce serait un coup dur porté aux entreprises fantômes et un progrès important dans la réduction de la pauvreté en Afrique. Mais il faut aller plus loin qu’un engagement du G8, notamment par des changements législatifs, comme dans le cadre de la directive européenne contre le blanchiment d’argent.

Nous recevons pour l’instant des premiers signes positifs : le premier ministre britannique David Cameron parle de l’importance de “faire la lumière sur l’identité des propriétaires de sociétés” et les commentaires d’autres pays du G8 sont encourageants. Il existe aussi une coalition grandissante demandant la fin des sociétés fantômes. Cette coalition réunit non seulement des ONGs comme la plateforme Publiez ce que vous payez avec ses 650 membres, dont ONE, mais aussi de plus en plus d’organismes étatiques et des entreprises, notamment des secteurs extractif ou bancaire.

Les équipes de ONE vont poursuivre leurs actions auprès des membres du G8, pour qu’ils se saisissent de cette lutte contre les flux de capitaux illicites.

Nous demandons au G8 de s’engager à rendre public l’identité de ceux qui détiennent et contrôlent les entreprises. Par cette décision, le G8 peut aider les citoyens africains et ceux du monde entier à lever le voile sur ces mannes financières et s’assurer que les ressources d’un pays soient investies dans la réduction de la pauvreté et non englouties dans des affaires louches.

Exigeons plus de transparence : de l’Europe au Ghana


Mar 19th, 2013 2:52 PM UTC
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Aujourd’hui, a lieu à Bruxelles une réunion majeure sur la directive européenne qui devrait exiger plus de transparence des industries pétrolières, gazières, minières et forestières.

Cette réunion appelée trilogue réunit les représentants des Etats membres, de la Commission et du Parlement européen. A l’agenda de cette réunion, ces différents représentants doivent discuter et peut-être s’accorder sur le texte final de la directive.

Pour rappel, la directive européenne sur la transparence a pour objectif d’obliger les entreprises extractives et forestières a publié les paiements qu’elles versent aux gouvernements, détaillés au niveau de chaque projet. Une directive qui permettrait d’inverser la tendance du pillage des ressources des pays pauvres et permettre à ces derniers de gérer correctement les revenus générés.

Grâce à cette réglementation, les organisations de la société civile et les parlementaires pourront interpeller leurs gouvernements sur l’utilisation de ces ressources, s’assurer de leur bonne gestion au profit du développement de leur pays et proposer des réglementations du secteur extractif.

Un processus qui pourrait permettre de faire un pas important vers plus de transparence au niveau mondial.

Parce que la transparence ne peut s’arrêter aux frontières. Les efforts doivent être menés de concert à tous les niveaux des gouvernements et du secteur privé dans les pays du Nord et du Sud.

Cette directive européenne serait aussi d’un grand soutien pour les organisations ou individus, défenseurs de la transparence dans les pays riches en ressources naturelles, notamment en Afrique.

Par exemple, il y a quelques jours, Ngozi Okonjo-Iweala, économiste renommée, membre du conseil d’administration de ONE et surtout ministre des finances du Nigéria, s’est faite l’avocate de la transparence dans le secteur extractif lors d’une conférence sur l’avenir de l’Afrique à Accra.

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Ngozi Okonjo-Iweala,  membre du conseil d’administration de ONE et  ministre des finances du Nigéria.
Crédit photo : www.guardian.co.uk

Elle a rappelé à cette occasion l’importance de mettre en place des mécanismes de transparence et de redevabilité dans la gestion de ses ressources pétrolières.

En effet, le Ghana a découvert d’importantes ressources pétrolières dans ses sous-sols en 2007. Des ressources qui, selon les estimations, pourraient représenter entre 800 millions et 1,8 milliards de barils de brut, et ainsi générer un milliard de profit à l’exportation par an sur les 20 prochaines années. Ces profits permettraient au Ghana de financer son développement et de réduire la pauvreté de sa population.

Le Ghana a mis en place une loi précisant comment les revenus de l’exploitation pétrolière doivent être collectés et utilisés. Mme Okonjo-Iweala a appelé les législateurs et les dirigeants du pays à renforcer cette législation en institutionnalisant la transparence dans la négociation des contrats. Elle a conseillé au gouvernement ghanéen de bien se préparer avant de négocier avec les multinationales pétrolières et d’investir les profits dans les infrastructures publiques.

Mme Okonjo-Iweala a indiqué que ces ressources peuvent être un vrai moteur de l’économie du Ghana et de la région, à condition de s’assurer que les revenus soient bien utilisés.

Alors pour s’assurer que l’Europe contribue à développer un standard international de transparence, un standard qui soutiendra les initiatives de la société civile dans les pays en voie de développement, votre voix est notre meilleur atout.

Vous avez été plus de 160 000 en Europe à signer cette pétition et c’est avec vos voix que nous poursuivons notre plaidoyer auprès des instances politiques pour que cette directive est le plus d’impact possible en faveur de la lutte contre la pauvreté.

 

Conclusions des Assises du développement : Bono, François Hollande et une loi de programme pour le développement


Mar 5th, 2013 3:15 PM UTC
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Vendredi 1er mars, une conférence organisée par le Ministère du développement est venue  clôturer les Assises du développement et de la solidarité internationale, un processus qui a réuni pendant quatre mois tous les acteurs du développement : État, ONG, syndicats, entreprises privées, fondations, collectivités territoriales…

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ONE était bien évidemment partie-prenante de ces échanges sur l’avenir de la politique française de développement et nous avons eu la chance d’assister à cette clôture.

Pour ceux qui ont suivi avec assiduité notre blog, nous avons, à cette occasion, organisé un « live-tweet » afin que nos membres puissent suivre les discours minutes par minutes.

Deux évènements majeurs étaient au programme de cette conférence de clôture : le message vidéo de Bono et le discours de François Hollande.

A l’ouverture de la conférence, après le discours du ministre Pascal Canfin, a été diffusé un message vidéo de Bono, cofondateur de ONE, à l’attention de la France et du Président. Dans ce message, Bono a rappelé :

« Je ne suis pas un universitaire renommé. Je ne suis pas un politicien professionnel. […] Je suis juste un musicien irlandais qui a une grande gueule. […]

Plus de 200 ans après que la France a porté au reste du monde le message « liberté, égalité, fraternité », vous vous accrochez toujours fermement à l’idée qu’un déni des droits humains n’importe où est une menace pour ces droits partout ailleurs. […]

Même durant les moments difficiles, vous n’oubliez pas que les idéaux français appartiennent à tout le monde et pas seulement à la France. »

 

Il a ensuite appelé à la création d’une loi de programmation pour définir la politique de développement de la France, une demande forte que ONE a défendu tout au long de ce processus des Assises :

« Une loi de programmation […] protégerait l’idée que peu importe qui est à la tête de l’Etat, cette personne a une responsabilité fondamentale au nom du peuple français : celle de soutenir les plus pauvres, de se battre pour […] une mondialisation qui fonctionne pour tous et pas juste pour quelques-uns. »  

Enfin il a parlé de trois des principaux combats de ONE pour améliorer la lutte contre l’extrême pauvreté, trois combats sur lesquels la France et le Président ont un rôle crucial à jouer : la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, la taxe sur les transactions financières pour le développement et la transparence du secteur extractif.

Après la diffusion de ce message, s’en sont suivies plusieurs tables rondes sur la politique de développement de la France.

Cette conférence s’est clôturée par un discours très attendu du président de la République, qui a annoncé la création d’une loi de programme et rappelé les engagements de la France sur les trois combats énoncés par Bono.

A l’issue de ce discours, Guillaume Grosso, directeur de ONE a réagi : « C’est un point de départ positif mais la France ne doit pas juste afficher des ambitions sans se donner les moyens financiers pour les atteindre ». En effet bien que le président est réaffirmé son engagement pour une aide au développement plus efficace, l’effort financier devra être conséquent pour permettre à la France d’atteindre son objectif d’allouer 0,7% de son revenu national brut au développement.

Les équipes de ONE suivront de près, tout au long de l’année, les engagements pris par le Président et s’inviteront aussi dans le débat de la création de cette loi de programmation pour s’assurer que les objectifs et les moyens alloués seront à la hauteur des ambitions internationales pour lutter contre l’extrême pauvreté.

Ce débat devrait avoir lieu à l’automne prochain. A suivre…

Merci encore pour votre soutien et un grand merci à Eugénie Bailleau et Alexandre Loos, nos deux membres présents à la conférence !

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Pour ceux qui ont loupé la conférence et souhaitent revivre cette matinée via Twitter : http://bit.ly/WDqrHT

 

 

ÉVÈNEMENT : Clôture des Assises du développement et de la solidarité internationale – 1er mars 2013


Feb 28th, 2013 11:58 AM UTC
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Demain, les équipes de ONE assisteront à une grande conférence de clôture des Assises du développement. Friederike Röder, responsable plaidoyer, nous éclaire sur cet évènement.

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Que sont les Assises du développement ?

Il s’agit d’un engagement du président de la République lors de la campagne pour les élections présidentielles, visant à  débattre plus largement de la politique de développement et de solidarité internationale de la France.

Lancées en novembre 2012 et pilotées par le ministre du développement, Pascal Canfin, les Assises du développement ont réuni pendant quatre mois l’ensemble des acteurs du développement et de la solidarité internationale : État, ONG, syndicats, entreprises privées, fondations, collectivités territoriales…  Ainsi plus de 600 participants ont pu échanger, au cours des diverses tables rondes, sur de nombreux sujets (la transparence de l’aide, son efficacité, la recherche, l’accès des femmes au développement…)

ONE France a bien évidemment participé, aux côtés d’autres ONGs, aux multiples débats et à ce processus de consultation en présentant notamment au gouvernement des contributions écrites. 

Quelles sont les attentes de ONE dans le cadre de cette consultation?

ONE attend que les promesses faites par le candidat François Hollande se concrétisent en engagements du Président de la République. Nous souhaitons notamment la création d’une loi de programmation pour définir la politique d’aide au développement de la France sur les prochaines années. Cette loi est la seule manière de garantir une aide efficace et transparente et, avec la définition de moyens financiers adaptés, de tracer « un chemin crédible et régulier vers les 0,7% » – promesse du candidat. Nous attendons aussi que le Président concrétise ses engagements en faveur d’une TTF européenne pour le développement et la fin du sida.

Que va-t-il se passer demain lors de la clôture ?

Demain matin, une grande conférence réunira tous les acteurs de la solidarité internationale. Le ministre du Développement introduira l’évènement et s’en suivront plusieurs témoignages d’acteurs du développement et une restitution des nombreux échanges qui ont eu lieu au cours de ces quatre mois.

Le Président de la république clôturera cette matinée par un discours sur la politique d’aide au développement de la France et, nous l’espérons, des engagements concrets en faveur d’une aide plus efficace et plus transparente pour lutter contre l’extrême pauvreté.

Comment pouvez-vous aider ?

L’équipe de ONE France, qui a activement pris part à ces consultations, sera présente demain au Ministère avec 2 de ses membres, afin de  « live-tweeter » la clôture dès 9h00 du matin.

On compte donc sur vous pour nous suivre et partager les informations clés qui ressortiront de cet évènement majeur pour l’avenir de l’aide au développement de la France.

Pour suivre cette conférence sur Twitter, @ONE_fr @AlexLoos @One_ScPo #assisesDevSI

Le programme de la matinée détaillé

 

 

 

 

 

 

 

Comment l’aide au développement contribue-t-elle à mettre fin à la pauvreté en Afrique ?


Feb 26th, 2013 6:04 PM UTC
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La semaine dernière, Lauren Pfeifer a écrit un article intéressant qui explique comment des programmes tel que GAVI et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont permis de faire des progrès dans la lutte contre la pauvreté, à travers le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement.

Son article nous donne les faits et les chiffres clés sur ces avancées,  mais nous connaissons très bien l’adage qui dit « on ne croit que ce qu’on voit ».

Nous avons donc fouillé dans nos archives et avons sorti nos photographies préférées illustrant l’aide en action. Cette aide qui sauve des vies, qui permet d’améliorer le quotidien des populations les plus démunies, et de lutter contre la pauvreté. Ces photos illustrent  les actions liées à des programmes financés entre autres par le Royaume-Uni (DFID), les Etats-Unis (USAID), l’Union européenne (Europaid) et le Canada (ACDI) et montrent que le monde travaille mains dans la main pour abolir la pauvreté!

NUTRITION

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L’USAID soutient le groupe communautaire local de à Nyankpala qui s’occupe de la gestion de  de la malnutrition aiguë,  et qui  fournit une assistance aux enfants souffrant de malnutrition. Crédit photo: Morgana Wingard.

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L’aide britannique a permis au gouvernement de la République Démocratique du Congo et aux organismes d’aide humanitaire, notamment Action Contre la Faim, de s’attaquer à la malnutrition à la base,  en mettant en place leurs propres fermes coopératives ainsi que des groupes d’entraide.  Crédit photo: DFID.

EDUCATION

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La Mwangaza Tumaini School de Mukuru est une école primaire dans un bidonville de Nairobi au Kenya en partie financée par l’USAID et la Fondation Aga Khan. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE1, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard.

Mawango/Kapiri Lea School

L’École Mawango au Malawi est soutenue par l’UNICEF et l’Union européenne. De 2001 à 2011, les effectifs ont augmenté de 156 à 777 élèves et il y a 12 enseignants. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE12, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

VACCINS

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L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation  (GAVI) (financée en partie par  DFID, USAID, l’Union européenne, le Canada et d’autres…) et ses partenaires ont distribué un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie au Kenya. Les mères font la queue pour recevoir des vaccins pour leurs enfants. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

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L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation  (GAVI) et ses partenaires sont en train de mettre en place un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie à Nairobi. Les bébés ont accès à ce vaccin dans l’hôpital Langata à Nairobi. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

PRÉVENTION ET TRAITEMENTS VIH/SIDA

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Le programme « Mother-to-Mother »de l’hôpital central d’Adama est un groupe de soutien pour les femmes enceintes qui sont nouvellement diagnostiquées avec le VIH/sida. Ce programme bénéficie de l’appui de PEPFAR (le programme de lutte contre le sida américain) à travers JHPIEGO  (organisation non gouvernementale affiliée à l’Université Johns Hopkins) et l’hôpital est soutenu par plusieurs bailleurs de fonds dont la Fondation Bill et Melinda Gates. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

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Le Fonds mondial et le PEPFAR contribuent à financer le programme de Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à Accra, au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard.

EAU

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Un projet  d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE

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Un projet  d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE

AGRICULTURE

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Le DFID a financé le programme Vision 2020 Umurenge (VUP), le programme phare au Rwanda sur la protection sociale. Des femmes et des hommes dans le nord du Rwanda travaillent sur un chantier de travaux publics, construisant des terrasses pour empêcher l’érosion des sols. Crédit photo: DFID.

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Dans une région du Rwanda, où trois personnes sur quatre vivent dans la pauvreté, une femme montre fièrement une carotte qu’elle a cultivée  dans son jardin après avoir participé à un projet visant à améliorer les connaissances agricoles, financé par l’agence de développement canadienne.  L’ACDI a fait du soutien au développement agricole durable une partie essentielle  de sa stratégie visant à accroître la sécurité alimentaire dans le monde. Crédit photo: L’ACDI

Vous aimez ces photos? Assurez-vous que les nouveaux Objectifs du millénaire pour le développement post-2015 soient encore mieux que les précédents.

SIGNEZ NOTRE PÉTITION  demandant aux dirigeants du monde d’inscrire la transparence, la responsabilité et la participation publique au coeur du nouveau cadre de développement post-2015 !

 

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« L’industrie pétrolière veut affaiblir les règles de transparence – l’Europe doit résister »


Feb 20th, 2013 3:32 PM UTC
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Dans une tribune dans le journal britannique «The Guardian », un ancien dirigeant de la compagnie pétrolière Shell a récemment exprimé toute son inquiétude quant au  lobbying de son ancienne industrie. Il est étonnant de voir un ancien responsable critiquer ouvertement les manœuvres de ses anciens homologues. Cela signifie que l’enjeu doit être important. En effet, le lobby pétrolier est très actif en ce moment dans l’idée d’affaiblir la future directive européenne qui est censée imposer de nouvelles règles de transparence aux entreprises pétrolières, mais aussi gazières, minières et forestières.

L’enjeu est de taille parce qu’il s’agit de secteurs lourds de plusieurs milliards qui opèrent en partie dans des pays en développement. Pour le moment, les citoyens de ces pays, souvent riches en ressources naturelles, mais dont la population reste pauvre, n’ont pas de droit de regard sur ce que rapportent leurs richesses naturelles. Et ils peuvent, par conséquent, difficilement demander des comptes à leurs dirigeants sur l’emploi de ces revenus.

Ceci pourrait changer bientôt, si l’Union européenne se met d’accord sur une directive qui obligerait les entreprises à publier les paiements qu’elles versent aux gouvernements. Mais les négociations qui pourraient aboutir très bientôt sont ralenties par le lobby pétrolier.

Laissons parler Alan Detheridge, l’ancien responsable de Shell  qui épingle les arguments du lobby:

« L’industrie pétrolière fait pression pour affaiblir ces règles  dans deux principaux domaines.

Leur première proposition vise à accorder des exemptions aux entreprises qui opèrent dans des pays où des lois interdisant la publication de paiements sont en vigueur. Une telle disposition ne servirait, bien entendu, qu’à encourager les gouvernements qui souhaitent dissimuler des informations à leurs citoyens, à promouvoir ce type de législation. Les règles européennes devraient s’aligner sur la législation américaine et ne permettre  aucune dérogation. Tout état membre de l’UE qui soutient des exemptions  compromettrait l’objectif fondamental de la législation, qui consiste à placer l’information entre les mains de ceux qui en ont le plus besoin.

Le deuxième domaine concerne ce qu’on entend exactement par l’expression « projet » dans le cadre du reporting.  Au lieu de publier leurs paiements au niveau de projet en se basant sur les accords juridiques signés avec les gouvernements, les entreprises proposent  d’avoir la possibilité d’une comptabilité qui se base sur leur propre règle de reporting interne. Aux États-Unis, une telle définition a été, à juste titre, rejetée, car elle ne permet pas une transparence suffisante. L’Europe devrait aussi la rejeter. Définir un projet sur la base d’accords légaux est compatible avec les règles américaines. En plus, cette approche a l’avantage de ne pas imposer un fardeau inutile aux entreprises compte tenu du fait que les versements  à publier sont déjà inscrits dans les livres de compte de leurs filiales. »

Fort de vos 160 signatures, ONE, en collaboration avec les autres ONG membres de Publiez ce que vous payez, continue à suivre de plus près la négociation de la directive, afin de s’assurer que nos dirigeants résistent au lobby et décide d’une loi de transparence historique !

 

 

Indigné(e) de trouver de la viande de cheval dans vos lasagnes ? On a une autre raison de ruminer !


Feb 20th, 2013 10:48 AM UTC
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Le scandale de la viande chevaline montre à quel point il peut être difficile de savoir exactement ce qu’il y a dans nos assiettes.

Faisant face à un réseau complexe d’opérations, ce n’est pas évident de comprendre ce qu’il se passe. C’est un vrai problème. Nous devrions être en mesure de savoir ce que mangeons.

Dans les pays en voie de développement, il existe un différent type de secret. Pire. Bien pire. Dans 4 des 5 cinq pays soumis à l’Enquête sur le Budget Ouvert, les gouvernements ne fournissent pas suffisamment d’informations à leurs citoyens concernant le budget national. Le problème est particulièrement prononcé dans les pays où les ressources naturelles comme le pétrole, le gaz et les minéraux sont abondantes.

Cela signifie que les gens n’ont aucune idée de la manière dont leurs ressources sont utilisées. Si elles sont judicieusement investies dans la santé, l’agriculture et l’éducation, ou si elles sont détournées vers les comptes de dirigeants corrompus.

Il est temps de mettre un terme à ce scandale.

ONE et ses membres à travers le monde militent pour plus de transparence dans la lutte contre la pauvreté, afin que les populations des pays en voie de développement puissent tenir leur gouvernement responsable de leur action. Et qu’ils puissent prendre le contrôle de leur vie. Et ce, au-delà de l’aide au développement

Exigez la transparence pour l’Afrique (de même que pour ce qu’il y a dans vos assiettes). Exigeons le possible.

- Alan Hudson - 

Inscrire la transparence au cœur du nouveau cadre de développement post-2015


Feb 18th, 2013 12:15 PM UTC
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En 2000, la Déclaration du millénaire a permis un rassemblement de l’ensemble des pays de planète autour des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Une série de 8 objectifs visant notamment à diviser par deux l’extrême pauvreté dans le monde et à améliorer le bien-être des populations les plus vulnérables.

Les OMD ont permis à tous les acteurs, et en particulier les gouvernements, de rassembler leurs ressources et leurs efforts autour de ces 8 objectifs spécifiques. Depuis, des progrès sans précédent ont été accomplis :

- plus de 6 millions de personnes habitant en Afrique ont pu débuter et suivre un traitement antirétroviral contre le VIH/sida,

- 5,5 millions de vies ont été sauvées grâce à des vaccins plus utilisés et plus accessibles,

- plus de 50 millions d’enfants supplémentaires ont été scolarisés en primaire.

Treize ans après la Déclaration du millénaire, au moins 60 pays en voie de développement sont en bonne voie d’atteindre certains de ces objectifs, tandis que d’autres restent en retard. Cet élan et cette appropriation des OMD par l’ensemble des acteurs du développement a changé la manière dont la lutte contre la pauvreté était menée, et continuera à influencer le monde d’ici à 2015 (date limite pour atteindre OMD).

Cependant, au-delà de 2015, la tâche à accomplir reste immense ! Il est donc indispensable à présent de mettre en place un nouvel ensemble d’objectifs pour lutter contre la pauvreté après 2015, qui tiennent compte des réussites et des limites du cadre précédent. Ce nouveau plan d’action s’étendra sur les prochaines décennies et il est donc essentiel que la nouvelle architecture soit la meilleure possible dès sa définition.

Les Nations Unies ont ainsi nommé un groupe d’experts pour travailler sur ces nouveaux objectifs post- 2015. Ce Panel de haut niveau des éminentes personnalités sur l’Agenda pour le développement (PHN) est coprésidé par le Premier ministre britannique, David Cameron, la Président de la République libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Président de la République d’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono.

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Les co-présidents du Panel de haut niveau sur l’Agenda pour le développement (PHN) : le Président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, le Premier ministre britannique David Cameron et la Présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf. Crédit: UN

Pour faire en sorte que le cadre post-2015 ait un impact encore plus important sur la vie des personne les plus pauvres dans le monde, il est indispensable que l’ouverture – notamment la transparence, la responsabilité et la participation publique -  soient au cœur de ce nouveau cadre de développement.

Ainsi ONE, en partenariat avec d’autres organisations*, publie un rapport intitulé « Ouvert au développement ». Ce dernier demande au PHN de s’assurer que les nouveaux objectifs de lutte contre la pauvreté répondent aux priorités des populations les plus pauvres. En effet, il est essentiel d’établir un processus participatif, un cadre de suivi clair et des portails de données ouverts à tous, permettant ainsi aux citoyens d’engager la responsabilité de leurs dirigeants et de rendre ces dernier redevable vis-à-vis de leur population. Notre rapport a d’ailleurs été remis au PHN en main propre.

Vous vous demandez certainement ce que nous entendons exactement par « ouvert », « transparent » et « redevable » ?

- Pour faire simple, notre rapport appelle l’ensemble des pays à s’engager à fournir des informations régulières permettant de suivre, en temps réel, l’état de réalisation des objectifs.

- Nous demandons également à ce que les capacités statistiques des pays en voie de développement soient renforcées et soutenues financièrement ; afin que des bases de données ouvertes (suivant les normes « open-data ») puissent être facilement accessibles et compréhensibles par tous. Cela permettra aux citoyens des pays développés, mais aussi ceux des pays en voie de développement qui sont les plus concernés, d’obtenir des informations pertinentes afin de tenir responsables les gouvernements sur la manière dont ils utilisent cet argent et sur les résultats qu’ils obtiennent. Cela leur permettra également de prendre de meilleures décisions, basées sur une meilleure information.

- Enfin, nous demandons à ce que les priorités des citoyens des pays en voie de développement, qui seront les plus concernés par ces nouveaux objectifs, soient prises en compte. Grâce aux progrès technologiques de la dernière décennie, en particulier la croissance rapide de l’utilisation des téléphones portables dans les pays en voie de développement, il est aujourd’hui plus simple qu’il n’a jamais été de s’assurer que cela soit le cas. Il n’y plus aucune excuse pour ne pas écouter leur opinion.

Pour ONE, la prise de décision concernant ces OMD 2.0 devrait se faire de manière transparente, ouverte et de prendre en compte les réelles priorités de développement. Les objectifs actuels ont d’ores et déjà permis des avancées majeures en matière de développement. Nous parlons à présent d’un nouveau chapitre, et il est crucial que les citoyens puissent participer à son écriture dès à présent et tout au long de leur mise en place.

* Nos partenaires internationaux pour cette action sont les suivants : Center for Transparency and Accountability au Liberia (CENTAL), Development Initiatives, Fundar (Mexique), Global Witness, Global Movement for Budget Transparency, Accountability and Participation, Integrity Action, International Budget Partnership, Luta Hamutuk Institute (Timor Est), Publish What You Fund, Publiez ce que vous payez, Revenue Watch Institute, Transparency International et W3C (Brésil). 

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