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Sahel

Mali et aide au développement : sortir des faux semblants


Mar 1st, 2013 8:42 PM UTC
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Par Guillaume Grosso, directeur de ONE France, et Luc Lampière, directeur général d’Oxfam France. Cette tribune a d’abord été publié sur huffingtonpost.fr

MALI – “L’autre phase qui s’engage dès aujourd’hui au Mali est celle de l’aide au développement“, annonçait le président de la République lors de son discours à Bamako le 2 février dernier.

Le gouvernement français semble s’accorder sur la nécessité d’entrer dans le temps du développement au Mali. Une fois cette politique affichée, plusieurs questions fondamentales se posent. Quelle politique de développement pour le Sahel? Comment mesurera-t-on son efficacité? Et, surtout, comment sera-t-elle financée? Sujet brûlant, d’autant que François Hollande s’apprête à clôturer, ce vendredi 1er mars, les “Assises du développement et de la solidarité internationale”, qui depuis quatre mois réunissent experts, ONG, entreprises et politiques pour “refonder” l’aide française.

Le mystère du financement de la reconstruction et du développement du Mali et de la zone sahélienne reste en effet entier. La France, par la voix de son ministre du développement, a annoncé le versement de 150 millions d’euros d’aide au Mali qui ont été gelés après le coup d’État en mars 2012. Une déclaration louable mais dont la crédibilité reste à démontrer, alors qu’en 2011, les fonds autorisés pour les projets de l‘Agence française de développement au Mali, sous forme de dons, ne dépassaient pas 8,5 millions d’euros. En tout état de cause, comment la France compte-t-elle financer le soutien annoncé, alors même que le budget voté pour 2013 prévoit une baisse des crédits d’aide publique au développement dédiés aux 17 pays dits prioritaires (10 millions d’euros par pays et par an en moyenne) dont, au Sahel, le Mali, le Niger et la Mauritanie?

Les ONG mais également les parlementaires interpellent année après année les pouvoirs publics sur ces faiblesses et incohérences de l’aide française, qui sont autant d’obstacles face aux besoins fondamentaux des populations les plus vulnérables.La France s’est engagée à allouer 0,7% de sa richesse nationale à l’aide au développement d’ici à 2015. Le candidat Hollande avait promis un “cheminement crédible et régulier” vers cet objectif. Cet engagement doit aussi être celui du président, malgré la crise financière. En matière de solidarité internationale, tout désinvestissement des régions les plus fragiles a un coût humain disproportionné. La situation au Sahel le démontre chaque jour.L’aide au développement constitue un investissement bénéfique pour les pays partenaires mais aussi les pays donateurs. Par exemple, chaque euro dépensé dans l’agriculture pour renforcer la sécurité alimentaire permet d’économiser dix euros en aide alimentaire d’urgence l’année suivante. L’argent investi au Sud est aussi la meilleure réponse à des défis auxquels la planète tout entière est confrontée: ainsi, il est vain de combattre le changement climatique comme d’espérer mettre fin au sida en s’arrêtant aux frontières. Mais au-delà des nécessaires financements, la politique de développement de la France a besoin d’un cap et d’un pilotage efficient. Cette stratégie doit être ancrée dans un socle juridique, approuvé par le Parlement sous forme d’une loi de programmation budgétaire, garante des moyens et des résultats. C’est une condition à l’appropriation démocratique de cette importante politique publique, mais également un gage de cohérence et de transparence.

Au Sahel, comme dans de nombreuses autres régions du monde, le développement se construit sur des années et non sur quelques mois. En définissant une stratégie à cet horizon, la France pourra s’inscrire pleinement dans ce temps long du développement. Les programmes de l’Union européenne permettent déjà cette visibilité à sept ans. La France doit se donner le même objectif.

Si François Hollande souhaite apporter un soutien durable au développement du Mali et du Sahel, s’il veut tenir ses promesses de candidat, s’il souhaite défendre les valeurs solidaires de la France tout en garantissant la pleine efficacité de ses politiques, il aura à cœur de sortir la politique d’aide de ses faux-semblants et de traduire ses engagements pris devant le Parlement, avec, dès 2013, une véritable loi d’orientation et de programmation de l’aide au développement française.

 

 

Point sur la crise alimentaire au Sahel : soulager un poids


Jan 29th, 2013 3:29 PM UTC
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L’action humanitaire a permis d’éviter le pire au Sahel, mais les agriculteurs ont encore besoin de soutien pour éviter de futures pénuries alimentaires. Ce message a été publié à l’origine par Oxfam America. Lire l’article initial ici.

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Saliou Diallo travaille dans son champ de maïs. Il a utilisé l’argent donné par Oxfam pour nourrir sa famille quand il tentait de cultiver ses terres en période de vaches maigres. Photo de Holly Pickett / Oxfam America.

Avant de tourner réellement la page sur l’année 2012, je repense au travail d’Oxfam au Sahel au cours de l’année écoulée. En 2012, après une saison de pluies insuffisantes ou irrégulières dans la région, Oxfam et de nombreuses autres organisations humanitaires craignaient qu’une nouvelle mauvaise récolte l’année suivante ne fasse périr de faim des millions de personnes. Je suis parti à la rencontre d’agriculteurs à l’extrême Est du Sénégal en avril 2012 afin de voir ce dont ils avaient besoin. Ils voulaient des semences afin d’avoir de quoi planter et de la nourriture pour pouvoir travailler. Ils disaient également qu’ils avaient besoin de pluie, ce qui n’est jamais garantie au Sahel.

Oxfam a réagi à la crise dans sept pays : le Burkina Faso, le Tchad, la Gambie, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Nous avons aidé plus d’un million de personnes en mettant en place différents programmes adaptés à la particularité du lieu.  Nous avons aidé des gens, fuyant la violence et l’instabilité au Mali, à obtenir l’eau potable et la nourriture dont ils avaient besoin pour survivre. Oxfam a réparé des puits, a fourni du fourrage pour les animaux, et payé des gens pour travailler sur des projets de lutte contre l’érosion et sur l’amélioration des sols. Nous avons distribué du savon pour que les gens puissent rester propres, ainsi que des outils de traitement de l’eau en vue de réduire le risque de maladies d’origine hydrique. Nous avons distribué de la nourriture là où les gens n’en avaient pas, et de l’argent pour en acheter là il y en avait.

Heureusement, il a plu suffisamment dans la région en 2012. Les récoltes ont augmenté. De nombreux agriculteurs ont pu faire pousser quelque chose grâce à des semences, des outils, des chariots à traction, de l’engrais, de la main-d’œuvre et d’autres instruments clés. Cependant, beaucoup d’autres ont dû vendre ce qu’ils avaient récolté pour rembourser des dettes. D’autres n’ont pas pu cultiver grand chose, sinon rien, pour la simple raison qu’ils sont pauvres. Quand je suis retourné au même endroit en octobre, un agriculteur m’a dit qu’il ne pouvait pas cultiver un champ assez grand pour nourrir sa famille. «Je ne dispose pas d’équipement », a-t-il dit.  « Je ne possède pas de charrue, ni de machines pour traiter l’arachide ou le riz, ou encore un cheval. Je ne peux que porter les lourdes charges sur ma tête. Ce n’est pas facile ».

La crise est donc loin d’être terminée, même si nous avons fait en sorte d’éviter le pire. Il y aura à l’avenir d’autres années de sécheresse. C’est pourquoi Oxfam et d’autres organisations recommandent aux gouvernements d’investir dans des réserves de nourriture pour aider les gens en période de pénurie. Mais aussi de mettre en place plus de formations sur les techniques agricoles et la gestion d’entreprise pour les petits agriculteurs (surtout les femmes) afin de les aider à produire plus de nourriture, et de la transformer de manière à en tirer plus d’argent quand ils la vendent.

Dans la région de Kédougou, dans l’est du Sénégal, une grande quantité de nourriture était disponible (mais chère) sur les marchés locaux. Oxfam a donc distribué de l’argent aux agriculteurs les plus pauvres. Ceux que j’avais rencontrés en octobre m’ont raconté avoir obtenu trois versements de 43 000 francs CFA (environ $ 90) en août et septembre, lorsque les ménages sont à court de nourriture pendant que leurs récoltes finissent de pousser. Saliou Diallo, 45 ans, marié et père de trois enfants, a fait comme la plupart des agriculteurs. Il a utilisé le premier versement pour acheter l’équivalent d’un mois de nourriture : riz, épices, oignons et un peu de sucre. Diallo avait planté environ une demi-acre de maïs à une courte distance de son domicile dans un village appelé NAMEL. «Sans l’argent, je n’aurais pas été en mesure de travailler sur cette terre» dit-il, debout au milieu de ses plantations maintenant hautes d’environ 2 mètres. «Avant, nous étions affamés et je travaillais avec un estomac vide.  Maintenant, je peux travailler sans me soucier d’où je vais trouver de la nourriture pour ma famille ».

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Crédit photo : Boulata Diallo montre aux visiteurs son champ d’arachide. Houx Pickett / Oxfam America.

Boulata Diallo est une de ses voisines (aucun lien de parenté). C’est une veuve borgne de 60 ans, trapue et vive, qui cultive du maïs et de l’arachide. Elle dit que l’argent d’Oxfam l’a aidée à acheter de la nourriture pour toute sa famille. «Nous avons acheté le maïs, le riz, le sel, l’huile, le beurre d’arachide, des épices, du lait en poudre et des noix de kola », nous explique Boulata Diallo, assise dans sa petite maison au toit de chaume.  « J’ai même acheté une paire de sandales», dit-elle levant un pied, chaussé d’une tong jaune fluo, et elle précise qu’elle a également « donné cinq kilos de riz à [son] voisin ».

Elle a aussi pu embaucher un voisin pour environ 3 000 francs CFA (environ 6 $) afin qu’il aide à travailler dans son champ d’arachide.  « Ce n’est pas facile de travailler dans les champs quand vous avez faim, mais avec l’argent j’ai un peu d’aide», dit-elle, en longeant le périmètre de son domaine. Elle était impatiente d’obtenir un rendement décent de son arachide plus tard dans l’automne, mais n’avait pas beaucoup d’espoir quant à ses plantations de maïs qui, disait-elle, n’avait pas une bonne croissance.

C’était une chaude après-midi, et alors que la lumière s’affaiblissait, nous avons pris quelques photos. Le sourire de Boulata Diallo était radieux.

« Si quelqu’un vous aide à lutter contre la famine, ca rend les gens heureux», dit-elle. «Dieu sait que nous ne pouvons pas rembourser, mais on nous soulage d’un véritable poids ».

À propos de l’auteur: Chris Hufstader travaille pour Oxfam America depuis 1998. Il écrit au sujet des programmes d’Oxfam America en Afrique de l’Ouest, en Afrique australe et en Amérique latine.

19 août : Journée mondiale de l’aide humanitaire


Aug 18th, 2012 10:26 PM UTC
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Ce dimanche 19 août, marquera la quatrième journée internationale de l’aide humanitaire. Cette date a été choisie par l’Assemblée générale des Nations Unies pour rendre hommage aux travailleurs humanitaires qui risquent quotidiennement leur vie pour aider les autres. Les humanitaires sont en effet de plus en plus nombreux à perdre la vie : 2011 a vu le plus grand nombre d’attaques violentes contre les travailleurs humanitaires dans le monde avec 86 travailleurs humanitaires tués, 95 kidnappés et 127 blessés.

La Journée mondiale de l’aide humanitaire est une célébration mondiale de ces hommes et femmes qui aident les autres.

La campagne de cette année sous le thème « J’étais ici » et nommée d’après la chanson de Beyoncé qui parraine cette journée, incite chacun d’entre nous à apporter une touche personnelle par un acte solidaire pour quelqu’un, quelque part, qui est dans le besoin.

A l’occasion de cette journée, l’ONU vous propose ainsi de participer à une mobilisation internationale, simultanée, en ligne, aux côtés d’un milliard d’autres personnes grâce aux réseaux sociaux. Pour cela, il vous suffit de vous inscrire ici: http://www.whd-iwashere.org/. Vous pouvez ajouter votre voix en un seul clic via Facebook ou Twitter.

Vous pouvez également mener une action concrète parmi celles proposées par l’organisation : distribuer de la nourriture aux personnes sans domicile fixe, donner votre sang, faire du bénévolat, récolter des fonds pour une ONG, aider un voisin, s’engager pour une cause qui nous tient à cœur, etc. Choisissez la vôtre et dites-nous lundi matin sur notre page Facebook ! Chacun d’entre nous peut faire la différence !

De son côté, ECHO, le service d’aide humanitaire de l’Union Européenne vous propose de dire pourquoi vous supportez l’aide humanitaire malgré la crise économique en votant ici !

Chez ONE, on vous suggère de signer notre pétition pour mettre aux cycles de crises alimentaires au Sahel et à la partager avec vos amis et votre famille. Plus de 18 millions de personnes font actuellement face à une grave pénurie de nourriture au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Burkina Faso, au Bénin, au Sénégal, en Guinée et au Nigeria. Ensemble, appelons les dirigeants du monde à financer de toute urgence l’appel humanitaire de l’ONU pour le Sahel et à soutenir les plans d’investissements agricoles à long terme qui permettront de mettre un terme aux crises alimentaires récurrentes.

Sahel : Il est temps d’agir !


Jul 17th, 2012 6:28 PM UTC
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Post publié par Tiken Jah Fakoly, chanteur reggae et membre de ONE

A l’heure où j’écris ces lignes, plus de 18 millions de personnes font face à une grave pénurie de nourriture au Sahel. Pourtant, nous avons les méthodes et les solutions pour briser le cycle vicieux de ces crises alimentaires à répétition. Malgré tout, ce cycle continue de perdurer.

En mars dernier, je suis allé au Burkina Faso où j’ai constaté l’existence de cas graves de malnutrition. J’ai visité des marchés de céréales et de bovins de la région de Diapaga, proche des frontières béninoises et nigériennes. J’y ai constaté l’appauvrissement des étals, de moins en moins approvisionnés, et j’y ai rencontré des villageois, premières victimes des mauvaises récoltes.

Je me souviens particulièrement de l’un d’entre eux qui m’avait confié n’avoir rien récolté cette année et qui n’avait donc rien pour nourrir sa famille de 15 membres.

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Tiken Jah Fakoly aux côtés des enfants de l’école de Nadjamboali, village du Sahel fortement menacé par la famine – Photo © Raphael de Bengy www.raphaeldebengy.com

La situation est grave et la mobilisation du plus grand nombre s’impose pour tirer la sonnette d’alarme. Si la communauté internationale ne prend pas très rapidement les dispositions nécessaires, ce sont des cas qui sans aucun doute s’aggraveront. Pour preuve, dans la région que j’ai visitée, il y a eu une augmentation de 200% d’enfants malnutris par rapport à l’année dernière. Et c’est inacceptable. Ces enfants, s’ils sont en bonne santé, représentent l’avenir de l’Afrique. Si on arrive à faire des choses maintenant, on peut éviter que des enfants meurent.

Je suis conscient qu’il est tentant de détourner les yeux face aux images insoutenables de la faim. Mais celle-ci menace la vie de plus de 18 millions d’hommes, de femmes et d’enfants au Sahel.

Nous savons que des solutions intelligentes telles que de meilleures semences, des formations dans l’agriculture et des techniques d’irrigation améliorées pourraient vraiment faire la différence et permettre à des millions de personnes non seulement de survivre, mais aussi de prospérer.

Six pays de la région ont d’ores et déjà des plans d’action à long terme qui ont été testés et qui mettent à disposition des populations les outils dont elles ont besoin pour se mettre, avec leurs familles, à l’abri de la faim et de la pauvreté. Et au sommet de l’Aquila, les pays les plus puissants du monde se sont engagés à soutenir le financement de ces plans. Mais, à moins d’agir immédiatement, ces plans finiront au placard.

Je vous invite à signer la pétition de ONE dès maintenant pour appeler les dirigeants du monde à financer de toute urgence l’appel humanitaire de l’ONU pour le Sahel, mais aussi à soutenir les plans d’investissements agricoles à long terme des pays de la région afin de mettre fin aux crises alimentaires récurrentes.

L’Union européenne annonce plus d’aide et une nouvelle initiative pour la crise sahélienne


Jun 19th, 2012 6:04 PM UTC
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Hier, la Commission européenne a  accueilli une conférence internationale sur le Sahel, où 18 millions de personnes sont sous la menace de faim. De hauts responsables, représentants de l’UE, de l’OECDE et des pays ouest africains, mais aussi d’organisations régionales africaines et d’agences onusiennes, se sont rassemblés afin de trouver des solutions pour répondre aux crises alimentaire et nutritionnelle.

Au cours de cette conférence, la commissaire européenne à la Coopération internationale, à l’Aide humanitaire et à la Réaction aux crises, Kristalina Georgieva, a annoncé que l’UE allait augmenter ses fonds d’aides humanitaires alloués au Sahel, à hauteur de 40 millions d’euros. « Ces fonds sont censés sauver des vies qui sont dans une grave situation d’urgence. C’est notre dernière chance de sortir ces populations de cette situation, avant qu’elle n’atteigne des sommets », a déclaré la commissaire. Jusqu’à présent, l’UE a dépensé au total  337 millions d’euros dans l’aide humanitaire pour le Sahel.

Cependant, la conférence ne portait pas uniquement sur la résolution de cette crise, mais aussi sur un autre enjeu : comment mettre en lien l’aide humanitaire d’urgence et le développement de long-terme, dans le but d’empêcher que de telles crises ne se reproduisent à l’avenir. Le commissaire européen au développement Andris Piebalgs était aussi à cette rencontre et a saisi cette opportunité pour lancer une nouvelle initiative intitulée “AGIR Sahel” (Alliance Globale pour l’Initiative Résilience),  qui a pour but de venir en aide aux populations du Sahel pour faire face de manière plus efficace aux sécheresses futures .

Ceci vient juste quelques mois après que les deux commissaires aient lancé ensemble une initiative similaire appelée  « SHARE » (Soutenir la résilience dans la Corne de l’Afrique), qui avait pour objectif de briser le cercle vicieux des crises humanitaires dans la région de la Corne de l’Afrique. ONE félicite cette approche qui consiste à lier l’aide humanitaire d’urgence avec le développement. La directrice de ONE Bruxelles, Eloise Todd, a déclaré qu’«investir dans l’agriculture est la plus sûre des mesures politiques que nous ayons pour faire face à de futures crises alimentaires. C’est pourquoi nous avons besoin d’accroître le prochain budget européen en vue d’avoir des investissements utilisés de façon efficace dans l’agriculture»

Le commissaire Piebalgs a déclaré que « l’Union européenne assumera son rôle en focalisant son aide sur la sécurité agricole et alimentaire dans les années à venir ». Dans le but de pouvoir remplir cet objectif, il est important que l’UE puisse compter sur des ressources suffisantes. L’UE et ses Etats membres sont, en ce moment même, en train de décider du prochain budget européen pour la période 2014-2020, dans lequel 51 milliards d’euros sont actuellement attribués à l’aide au développement. Il est important que nous protégions ces fonds malgré les menaces de coupes budgétaires, afin que les populations puissent investir à temps pour un avenir sans faim.

Bono interpelle les leaders mondiaux sur la faim, l’agriculture et la transparence lors du symposium pré-G8.


May 21st, 2012 6:45 PM UTC
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Parmi toute une ribambelle de fonctionnaires, de directeurs d’entreprises et d’ONG ainsi que de dirigeants africains au symposium annuel sur l’agriculture mondiale et la sécurité alimentaire organisé à Washington par le Chicago Council, ONE avait son propre représentant : notre cofondateur Bono.

Le discours de Bono a couvert pas mal de sujets : de l’agriculture mondiale à la transparence dans l’industrie minière en passant par l’aide au développement. Dans le contexte de l’événement, son intervention a été un réel appel à l’action envers tous ceux présents dans la salle, afin que nous travaillions ensemble pour sortir 50 millions de personnes de la pauvreté.

« Les données ont changé » a-t-il dit. « L’aide au développement est investie de façon plus intelligente. Il nous incombe à tous de nous rendre compte que le continent qui connaît le plus la pauvreté est aussi celui qui contient le plus de richesses… Imaginez un endroit qui déborde d’or, de cuivre, de pétrole… des terres arables et vierges. Sans parler des ressources humaines. »

Bono a félicité le Président Barack Obama suite à son annonce faite plus tôt ce vendredi quant à une nouvelle alliance du G8 pour promouvoir la croissance agricole en Afrique. « Si ses mots sont traduits en action en partenariat avec le monde en développement et le secteur privé, alors cette journée fût un moment crucial » a dit Bono.

Il n’a pas hésité à reconnaître les réalités économiques difficiles que rencontrent beaucoup de gouvernements aujourd’hui pour parvenir à l’objectif européen qui consiste à accorder 0,7% du revenu national brut à l’aide au développement. Objectif qui est à l’heure actuelle menacé. Il a également dit que le développement international, tout comme la musique, peut être un effet de mode. « La faim était ennuyante, pas très sexy même à certains moments » a-t-il dit. « Mais elle n’est pas ennuyante si vous vivez au Sahel à l’heure actuelle ».

En somme, c’était un discours très inspirant, qui pourrait être résumé par la phrase suivante : « le moment pour lequel nous travaillons tous est celui quand l’aide au développement deviendra de l’histoire ancienne ». Et nous ne pourrions pas être plus d’accord.

 

ONE STREET TWEETER EN IMAGE !


May 17th, 2012 6:56 PM UTC
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L’opération ONE Street Tweeter a débuté ! Hier, nous nous sommes rendus à Maryland pour imprimer la première série de vos messages à l’attention du G8. Jusqu’à présent, plus de 34 pays – y compris les 50 États et tous les pays du G8 – ont contribué à l’opération. Nous continuerons à imprimer les messages en Thurmont, Maryland et Pennsylvania Ave. (juste en face de la Maison Blanche) à Washington.

Vous le savez, l’objectif de cette action est de porter vos messages sur la route du G8 autour de l’importance de l’agriculture. Et c’est exactement ce que nous faisons dans le sens propre du terme !  Jetez un coup d’œil aux photos prises ces deux derniers jours :

Voici une photo du robot intelligent. Il ressemble plus à une gigantesque imprimante à jet d’encre sur des roulettes ! La machine se déplace à environ 8 km par l’heure – alors imaginez le temps nécessaire pour imprimer seulement 100 messages !

La machine est tirée par ce camion ici.

En gros, ça ressemble à ça !

Et voici notre beau logo imprimé sur la route ;-) Le robot ONE Street Tweeter utilise une encre lavanble et non toxique pour imprimer les messages.

Et là, le message de l’un de nos membres : “Apprends à un homme à pêcher, il mangera toute sa vie ! “

On espère que ces photos vous donnent un aperçu de l’opération. Aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à envoyer votre tweet dès à présent à #ONESTREETTWEETER. Nous avons encore besoin de 1000 messages ! Et sachez que si nous imprimons votre message vous en recevrez la photo que vous pourrez partager avec vos amis.

P.S : Votre tweet ne doit pas avoir plus de 40 caractères en comprenant les espaces.

La crise alimentaire dans le Sahel: à quand la révolte ?


Apr 30th, 2012 4:33 PM UTC
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Faut-il attendre que les médias diffusent des images chocs d’enfants malnutris ? Faut-il entendre des témoignages émouvants de Sahéliens ? Faut-il atteindre un seuil de victimes spécifique?

Au cours de ces dernières années, en raison notamment de faibles pluies durant les périodes humides, le Sahel (qui regroupe l’Algérie, Burkina Faso, le Cap-Vert, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Sénégal et le Tchad) est confronté de manière récurrente à de graves crises alimentaires. Et celle qui sévit actuellement dans cette région d’Afrique, vient nous rappeler à quel point  il est temps que nous agissions pour mettre fin à ce fléau.

 

De quoi s’agit-il ? 

 

Selon le Programme Alimentaire Mondial (PAM), la situation de crise alimentaire est une « situation où il est manifeste qu’il s’est produit un événement ou une série d’événements qui est à l’origine de souffrances humaines ou qui représente une menace imminente pour la vie ou les moyens de subsistance des populations que le gouvernement intéressé n’est pas en mesure de soulager »¹. Dans le cas actuel du Sahel, le PAM parle « d’urgence » pour désigner cette crise.

La source de ce fléau est donc d’ordre multifactoriel : des conditions climatiques qui se dégradent avec des hivernages de plus en plus secs dû à un débit de pluviométrie bas, ce qui entraîne des récoltes moins abondantes et donc des stocks de plus en plus réduits ; à ces  facteurs s’ajoutent souvent des problèmes politiques. Mais est-ce pour autant une raison de ne pas se sentir concerné ou de ne rien faire ?

Pourquoi s’abstenir d’agir quand on peut changer le destin d’une ou de plusieurs personnes ?  Et si c’était vous qui passiez à l’action ou présidiez le mouvement pour sortir de cette crise ?

 

La crise alimentaire du Sahel n’est pas une fatalité et il est possible d’agir pour briser ce mal

 

La crise alimentaire au Sahel, déchire des familles, multiplie les cas de malnutrition infantile, rend impuissants les parents face à la souffrance de leurs enfants et contraint les ONG à débloquer davantage de moyens pour nourrir voire accueillir de plus en plus de personnes. La crise alimentaire est donc un défi suffisamment important pour mobiliser le plus grand nombre.

En France, quand nous sommes en crise, nous descendons dans les rues pour manifester notre colère, nous nous mobilisons à l’appel d’organisations, nous votons pour la personne qu’on estime être capable de gouverner le mieux notre pays.

Mais quand il y a une crise alimentaire dans le Sahel, les seuls moyens pour les Sahéliens de s’en sortir, c’est le soutien et la solidarité manifestés par l’extérieur. Ils n’attendent rien de leurs gouvernements, ils ne sont pas à la recherche d’un homme providentiel mais ont juste besoin de l’attention de chacun d’entre nous.

C’est pourquoi, la crise alimentaire sahélienne nécessite que nous criions aussi notre colère, que nous nous mobilisions, pour que le Sahel n’ait pas affaire encore et encore au même problème. En effet, si nous ne faisons rien, ce sera tous les ans, ensuite tous les mois et enfin toutes les semaines et tous les jours que prendra l’ ampleur de cette crise.

Le Sahel a besoin de nous et nous avons besoin de voir le Sahel continuer à être nourris par ses enfants, ses hommes et ses femmes qui le construisent et nous renvoient une image positive de cette sous région africaine.

Donnons au Sahel les moyens de pouvoir exprimer sa splendeur et tout son potentiel !

En cas de pareille crise, pas de petits gestes, toutes les initiatives sont bonnes pour sortir d’une situation aussi douloureuse tant de personnes.

ONE se mobilise depuis longtemps avec ses campagnes AAA (Agriculture=Alimentation=Avenir), ONE VOTE  2012 ou P***famine, pour qu’à l’avenir ce genre de catastrophe ne se répète pas.

Rejoignez-nous donc pour que ce combat contre la faim dans le Sahel puisse une bonne fois pour toute prendre fin.

 

¹ http://www.banquemondiale.org/themes/crise-alimentaire/rapport/avril-2012.html: « Definition of Emergencies », WFP/EB.1/2005/4-A

Sahel : Appel à la mobilisation de Tiken Jah Fakoly


Apr 27th, 2012 3:06 PM UTC
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Il y a un mois, je suis me suis rendu à Tambaga, dans l’Est du Burkina Faso, avec Action Contre la Faim. J’y ai visité un centre de santé où j’ai participé à la pesée des enfants et j’ai constaté des cas de malnutrition sévères. Dans cette région, il y a deux fois plus d’enfants malnutris que l’année dernière à la même période.

Un tel constat est tout simplement inadmissible au 21e XXIe siècle. Aujourd’hui, nous savons comment briser le cercle vicieux de la faim et de la pauvreté. C’est pourquoi j’ai signé la pétition de ONE appelant les dirigeants du G8 à s’attaquer aux racines de la malnutrition et de la faim par des investissements à long terme dans l’agriculture.

En deux semaines à peine, la campagne AAA bat son plein et plus de 155 000 personnes ont signé cette pétition. Cependant, nous devons continuer à nous mobiliser pour mettre la pression sur nos dirigeants.

Alors s’il vous plait, rejoignez le mouvement. Signez la pétition en cliquant ici.

La mobilisation en faveur de la Corne de l’Afrique a porté ses fruits et a permis de sauver des millions de vies. La fin de cette terrible famine doit servir de leçon et marquer le début d’une réelle politique internationale contre la malnutrition et les crises alimentaires. Alors que la famine menace maintenant le Sahel, le G8 doit faire des investissements intelligents et à long terme dans l’agriculture pour mettre fin à la faim.

Ensemble, nous pouvons mettre fin à la malnutrition, non pas pour un enfant, mais pour 15 millions d’entre eux. Et nous pouvons mettre un terme à la pauvreté, non pour une seule personne mais pour 50 millions d’hommes et de femmes.

Je vous invite donc à vous mobiliser à mes côtés. Signez la pétition pour dire au G8 de s’attaquer définitivement aux trois A qui peuvent changer la donne dans les pays pauvres : Agriculture = Alimentation = Avenir.

Merci d’avance,

Tiken Jah Fakoly

Chanteur reggae et membre de ONE

 

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