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Objectifs du Millénaire pour le Développement

OMD – Le Burkina-Faso, dans le peloton de tête


Jun 5th, 2013 11:31 AM UTC
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Le rapport DATA de ONE, publié le 29 mai, montre clairement le lien entre le montant des dépenses allouées à l’agriculture, l’éducation et la santé par les pays d’Afrique subsaharienne et leur score dans l’Indice de Progrès des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Alors que le Burkina Faso n’est pas l’économie la plus florissante d’Afrique, il figure dans le peloton de tête de l’Indice de progrès des Objectifs du millénaire pour le Développement, en tant que huitième pays d’Afrique subsaharienne. Il a un score de 5 points, 1 point étant attribué lorsque l’objectif est atteint, 0,5 lorsque le pays est sur la voie de l’atteindre. Un facteur qui a contribué à ce progrès : le Burkina Faso est le pays d’Afrique subsaharienne qui dépense le plus pour les trois secteurs combinés de la santé, l’éducation et l’agriculture. Plus de 50% du budget national est alloué à ces trois domaines.

Par exemple, alors que le Burkina Faso a un PIB par habitant de 451 euros (prix constants 2012) il a réussi à réduire de moitié l’extrême pauvreté. Le pourcentage de la population vivant avec moins de 1,25 dollars par jour est passé de 71,2% en 1994 à 44,6% en 2009. Dans un pays où 77% de la population vit en milieu rural, une clé de cette réussite sont les dépenses domestiques dans le domaine de l’agriculture. Le Burkina Faso a tenu ses engagements pris à Maputo d’allouer 10% de son budget annuel pour l’agriculture, en moyenne,  entre 2003 et 2009.

De la même manière, le Burkina Faso a, en moyenne,  rempli 95% de ses engagements pris à Abuja d’allouer 15% de son budget annuel à la santé. C’est ainsi qu’il a atteint l’objectif de stopper et même renverser la progression du VIH /sida et qu’il a partiellement atteint les objectifs de réduction des mortalités maternelle et infantile. Grâce à l’augmentation du budget pour la santé, les antirétroviraux sont devenus progressivement gratuits et,  dès 2013, le taux de malades traités atteindra l’objectif de 90%. Ces ressources ont également permis de subventionner les soins d’urgence obstétricaux et de mettre en place la gratuité des soins prénataux. Ainsi,  la réduction de la mortalité maternelle de trois quarts devrait être atteinte en 2018, selon le PNUD. Par ailleurs, la couverture vaccinale des enfants de moins de 5 ans devrait être proche de 100% en 2015.

Enfin, le Burkina Faso devrait éliminer l’inégalité des sexes dans l’accès à l’éducation primaire avant 2015 même si les investissements dans l’éducation ont été plus modestes :  entre 2000 à 2010, en moyenne, 52% des engagements du pays pris à Dakar ont été tenus.

Bien sûr, il y a encore de  grands progrès à faire. Ces efforts doivent être soutenus dans le temps. Mais malheureusement, il semble que le Burkina Faso ait baissé les dépenses pour ce secteur en 2011, n’allouant plus que 2,5% de son budget à l’agriculture selon certaines sources. Il s’agirait d’une baisse importante par rapport aux années précédentes, puisque, entre 2003 et 2009, le Burkina Faso a alloué en moyenne 19,2% de son budget à l’agriculture,  comme le souligne le dernier rapport de ONE dédié à l’agriculture, « Une opportunité à cultiver ».

Aussi, le Burkina pourrait améliorer ses progrès vers les OMD de manière encore plus importante si le gouvernement décidait à rendre le budget national plus transparent. Le rapport DATA de ONE montre que la transparence budgétaire est un facteur de succès dans l’atteinte des OMD. Aujourd’hui, la transparence budgétaire du pays est restreinte, son score dans l’Open Budget Index de 2012 est de 23 sur 100, se classant parmi les pays avec un niveau d’accès à l’information minimale. Des progrès fulgurants ont déjà été faits puisque le Burkina a pu améliorer son score de 18 points depuis 2010. Le pays devrait continuer dans cette voie d’ici à 2015 et au-delà.

Le Burkina Faso est un excellent exemple pour montrer le lien entre dépenses du gouvernement pour ces trois domaines clés et les progrès des OMD. Même si l’aide publique au développement reste nécessaire, le fait que ces progrès soient le fruit d’investissements nationaux est un symbole fort d’une vraie transformation de l’Afrique.

 

 

Les parlementaire européens demandent à l’UE de tenir ses promesses pour les plus pauvres dans le monde


May 29th, 2013 12:43 PM UTC
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Alors que le budget de l’Europe pour les sept prochaines années est encore en négociation, 82 membres du parlement européen ont signé un appel à agir pour la lutte contre l’extrême pauvreté dans le monde en soutenant l’attribution de ressources accrues et efficaces pour le développement et l’aide humanitaire dans ce prochain budget.

Lancée par les parlementaires Gay Mitchell (Parti Populaire Européen), Thjis Berman (Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates), Charles Goerens (Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe), Ska Keller (Verts/Alliance Libre Européenne) et Mikael Gustafsson (Gauche Unie Européenne/Alliance de la Gauche Verte Nordique), la déclaration souligne l’impact positif de l’aide au développement de l’UE sur les plus pauvres.

L’Union européenne s’est engagée à dépenser collectivement 7% de son revenu national brut pour l’aide au développement d’ici 2015. Les dirigeants de l’UE ont réaffirmé plusieurs fois cet engagement, dont récemment, en février, dans l’accord sur le budget de l’Europe : « Une priorité clé pour les Etats membres est de respecter l’engagement de l’UE à dépenser collectivement 7% de son RNB pour l’aide publique au développement avant 2015, c’est-à-dire un pas décisif vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le Développement ».

Les ministres européens du développement discuteront des progrès dans la réalisation de leur promesse pour les plus pauvres au cours de leur prochaine rencontre. Cependant, alors que nous sommes maintenant à moins de 1 000 jours de la date butoir de 2015, les chiffres publiés par l’OCDE en avril montre que le niveau de l’aide européenne a baissé pour la deuxième année consécutive. Durant ces deux dernières années avant 2015, les bailleurs de fonds européens doivent redoubler d’efforts, notamment en conservant l’aide essentielle dans le budget de l’UE.

Découvrez l’impact de l’aide européenne à travers des témoignages et nous vous tiendrons informer des prochaines étapes de négociation !

135 000 membres de ONE demandent aux dirigeants de donner la parole aux plus pauvres dans la lutte contre la pauvreté !


May 17th, 2013 11:55 AM UTC
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Le 9 mai dernier nous avons remis plus de 135 000 signatures dans le cadre de notre campagne Ouvert au développement, au10 Downing Street, résidence du Premier ministre britannique David Cameron.

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3 membres de ONE – Billy, Mark et Francesca – devant la résidence du Premier ministre britannique David Cameron, avant de lui remettre la pétition Ouvert au développement. Photo: ONE

Des milliers de membres de ONE demandent à ce que le nouveau cadre pour le développement post-2015, visant à mettre fin à la pauvreté, reflète l’opinion des populations les plus vulnérables dans le monde. Et que les objectifs fixés soient spécifiques, mesurables et obligent les gouvernements à rendre compte de leurs engagements.

Le Premier ministre britannique David Cameron, co-président du panel chargé de fixer les nouveaux Objectifs du Millénaires n’est pas le seul que nous sommes allés voir. Nous nous sommes assuré que vos voix soient entendues partout dans le monde en remettant vos signatures à l’ensemble des experts constituant ce panel.

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La directrice de ONE Afrique, Dr Sipho Moyo (3e en partant de la gauche) avec tous les membres africains du Panel de haut-niveau lors de leur rencontre à Bali. Photo: ONE

Un grand merci à tous ceux qui ont soutenu la campagne ! Nous vous tiendrons au courant de la suite des événements et en attendant continuons de nous battre pour que les voix des personnes les plus vulnérables de la planète soient entendues.

Plus que 1 000 jours pour atteindre les OMD


Apr 5th, 2013 2:56 PM UTC
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Cette tribune a d’abord été publiée sur Huffington Post.

Il ne reste plus que 1 000 jours, 1 000 jours pour réduire de moitié l’extrême pauvreté mondiale.

1 000 jours pour lutter contre la mortalité infantile, la mortalité maternelle et les grandes pandémies, 1 000 jours pour favoriser l’accès à l’eau potable, pour permettre à tous les enfants du monde, garçons et filles, d’avoir accès à l’éducation primaire. 1 000 jours pour atteindre les huit Objectifs du millénaire pour le développement, fixés en 2000 par l’ensemble des membres des Nations Unies.

Sans faire de bruit, sans fanfare, loin des micros et des caméras, un chemin considérable a déjà été parcouru au cours des 13 dernières années. Le destin de centaines de millions de personnes a changé. Déjà, en 2010, l’extrême pauvreté avait été divisée par deux à l’échelle planétaire. Et les progrès continuent.

Soixante-cinq pays, dont treize en Afrique sub-saharienne, sont en bonne voie de réduire de deux tiers la mortalité infantile. Soixante-douze pays devraient réussir à permettre à plus de la moitié de leur population d’avoir accès à l’eau potable, dont dix-neuf en Afrique sub-saharienne. Et soixante-cinq pays, dont quatorze au sud du Sahara, devraient atteindre l’objectif d’égalité des sexes, notamment par l’amélioration de l’accès des femmes à l’éducation.

Les ingrédients de ce succès ? Une mobilisation des citoyens dans leur pays. Une meilleure gestion des budgets des Etats. Une bonne dose de croissance économique, mieux redistribuée. Et un soutien sans faille des mécanismes de solidarité internationale : la France et l’Europe, notamment, qui ont su investir dans des projets efficaces. En participant par exemple à donner l’accès à plus de 8 millions de personnes des pays les plus pauvres aux médicaments antirétroviraux, rempart contre les ravages du sida.

Cependant, malgré ces progrès, d’autres objectifs accusent un retard considérable. A ce jour, vingt-six pays ne pourront atteindre qu’un seul, voire aucun, de ces huit Objectifs du millénaire pour le développement d’ici 2015.

Le bât blesse particulièrement en matière d’accès à l’éducation primaire et à la santé maternelle. En effet seulement vingt-deux pays en voie de développement, dont 7 en Afrique, sont en bonne voie de permettre à tous les enfants d’avoir accès à l’éducation primaire. Et plus de cent pays ne devraient pas atteindre l’objectif de réduction de trois quarts de la mortalité maternelle.

A 1 000 jours de la ligne d’arrivée, il est temps d’appuyer sur l’accélérateur.

Alors, comment faire avancer la lutte contre l’extrême pauvreté pour que ces Objectifs soient remplis dans les temps?  Bien entendu, une gestion efficace et transparente des ressources par les pays en voie de développement est essentielle. Mais ces nécessaires efforts ne pourront se suffire à eux seuls, face aux besoins criants d’investissements dans les services essentiels auxquels les Etats les plus pauvres ne peuvent pour le moment faire face sur leurs ressources propres. Les tragédies liées au surendettement des pays pauvres dans les années 80 – et plus récemment de certains de nos voisins plus proches – sont là pour nous rappeler que l’emprunt à tous crins sur les marchés ne constitue pas non plus l’ascenseur vers le développement, tout au contraire.

Qu’on le veuille ou non, l’aide des bailleurs du Nord reste à court terme indispensable pour accélérer les progrès – et éviter les rechutes.

Mais voilà, alors que les success stories d’une aide bien investie n’ont jamais été aussi nombreuses et si bien documentées, les pays les plus riches tournent le dos au reste du monde. Pour la première fois, en 2011, les budgets d’aide mondiaux ont diminué. Et cette tendance se confirme et s’aggrave en 2012 avec une chute de 4% des financements de solidarité au niveau international. Une situation inédite depuis 1997.

Pire encore, cette baisse touche principalement les pays les plus pauvres. Les derniers chiffres publiés ce mercredi par l’OCDE montre une chute dramatique de près de 8% de l’aide à Afrique subsaharienne.

Les chiffres publiés par l’OCDE confirment que la France s’inscrit hélas dans ce mouvement de désengagement. Son budget d’aide au développement baisse pour la deuxième année consécutive, avec 9,336 milliards d’euros en 2012 contre 9,347 milliards d’euros en 2011. Bien que cette baisse soit en partie imputable à l’ancienne présidence, François Hollande a lui-même déclaré que cette aide n’augmenterait pas tant que la croissance ne serait pas revenue.

La crise financière qui a frappé les économies européennes et le G8 a bon dos. Economies de bout de chandelle, car si couper l’aide publique au développement a des conséquences dramatiques sur le terrain, les montants de l’aide ne pèsent que marginalement – autour de 1% – sur le budget de nos Etats. Et le Royaume-Uni, dont l’économie est en berne, parviendra en 2013 à honorer la promesse d’allouer 0,7% de sa richesse nationale aux actions de solidarité envers les pays les plus pauvres – une promesse faite par 15 Etats de l’Union européenne, dont la France, et déjà tenue par le Luxembourg, la Suède, la Hollande et le Danemark. Les britanniques apportent ainsi la preuve que l’atteinte de cet objectif international est une question de volonté politique.

L’heure tourne. 1 000 jours, c’est très peu de temps. Le temps de mettre les bouchées doubles pour bâtir sur les progrès accomplis et atteindre les objectifs que la communauté internationale s’était fixés. Ou de se détourner plus encore de nos promesses.  En fermant les yeux, bien sûr, sur les conséquences de cet abandon, notamment en Afrique. Et sans voir non plus que, sur notre planète mondialisée, il devient intenable de résumer l’action politique à la contemplation de son nombril.

 

 

Nouveau rapport de ONE : Agriculture en Afrique, une opportunité à cultiver


Apr 3rd, 2013 12:19 PM UTC
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Dans ce rapport, « Une opportunité à cultiver : suivi des engagements mondiaux dans l’agriculture africaine », ONE fait le point sur la dernière décennie et souligne la mobilisation réussie des ressources financières et politiques ainsi que l’impact positif sur le développement rural.
Roger Thurow, ancien journaliste et spécialiste des questions agricoles, rapporte ces succès et replace le rapport dans son contexte :

Il y a dix ans la saison de la faim en Afrique atteignait des niveaux désespérants. Les crises alimentaires paralysaient le continent de la Corne de l’Afrique à la pointe sud. En Ethiopie, la succession heureuse de récoltes abondantes s’est rapidement transformée, de manière incroyable en une famine qui a laissé 14 millions de personnes survivant seulement grâce à l’aide internationale. La sécheresse s’est installée en Afrique centrale et est descendue le long de la côte Est, détruisant les récoltes. Au sud de l’Afrique, le sida a créé une nouvelle sorte de famine dans laquelle ce ne sont plus les récoltes qui meurent mais les paysans qui les ont semées.
La souffrance était immense. Elle a montré la folie de la philosophie du développement international et des pratiques de ces trois dernières décennies : le développement agricole et la résilience durable, surtout en ce qui concerne les petits producteurs, ont été lamentablement ignorés. Les paysans, qui fournissent la majorité de la nourriture du continent et qui représentent dans de nombreux pays la majorité de la population étaient vus comme trop pauvres, trop isolés, trop insignifiants pour valoir la peine d’être pris en compte par les efforts de développement. Cette attitude était partagée par les riches bailleurs de fonds, les gouvernements africains eux-mêmes, les puissantes institutions en charge du développement et par le secteur privé.
Quelque chose devait, et a changé.
En plein malheur de 2003, les dirigeants africains se sont rencontrés à Maputo, au Mozambique et ont décidé de mettre fin à cette négligence. Au sommet de l’Union Africaine (UA), les chefs d’Etat ont promis d’allouer 10 % de leurs budgets nationaux à l’agriculture et d’atteindre 6 % de croissance agricole annuelle avant 2008. Les dirigeants de l’UA ont aussi adopté le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (CAADP en anglais – Comprehensive Africa Agriculture Development Program) comme cadre commun mis en place par les Etats membres pour éliminer la faim et réduire la pauvreté par le développement agricole. Cette initiative s’inscrivait dans un objectif de développement et devait être menée par les pays africains avec l’aide des bailleurs de fonds.

Qu’est-ce qu’ont donné les graines plantées par la déclaration de Maputo ?

Dans ce rapport, « Une opportunité à cultiver : suivi des engagements mondiaux dans l’agriculture africaine », ONE fait le point sur la dernière décennie et souligne la mobilisation réussie des ressources financières et politiques ainsi que l’impact positif sur le développement rural.
Le rapport remarque que 24 pays ont signé le CAADP et tenu des réunions d’affaires. Ces pays ont lancé des plans « solides, chiffrés et revus techniquement » pour accélérer le développement agricole. Six autres pays se sont engagés à mettre en marche le processus et à développer des plans.

Le rapport étudie 19 de ces plans :
Huit de ces 19 pays sont en bonne voie d’atteindre le premier Objectif du millénaire pour le Développement qui est de réduire de moitié l’extrême pauvreté avant 2015. Au moins 13 pays ont atteint 6 % de croissance agricole annuelle. L’Ethiopie ouvre la voie ; en 2011, le gouvernement a dépensé 19,7 %de son budget total pour l’agriculture, presque le double des engagements de Maputo. Le résultat est une croissance annuelle agricole de 24,2 % de 2008 à 2011, accélérant la réduction de la pauvreté, surtout dans les zones rurales.

Cependant, le rapport souligne que beaucoup reste à faire.
« Malgré des progrès, les engagements financiers pris à Maputo ne seront pas tenus », souligne ONE. « Il est décevant que notre analyse montre que seulement quatre des 19 pays étudiés ont atteint l’objectif de 10 % du budget national alloués à l’agriculture ». Ces pays sont l’Ethiopie, le Niger, le Malawi et le Cap Vert. Deux autres pays, le Sénégal et la Sierra Leone, suivent de près, tandis que six pays sont à mi-parcours (le Mali, la Tanzanie, la Gambie, le Rwanda, le Kenya et l’Ouganda). Sept pays, cependant, sont réellement à la traîne, dépensant moins de cinq % pour l’agriculture, certains ont même diminué le budget alloué à l’agriculture. Ces manques de financement pour les plans de développement agricole proposés dans ces 19 pays formaient un déficit budgétaire cumulé de 4,4 milliards de dollars en 2011.

ONE demande avec insistance aux dirigeants africains « d’agir de manière urgente » pour combler ces manques en partenariat avec les bailleurs de fonds.

En ce qui concerne les bailleurs de fonds, leurs actions doivent aussi correspondre à leurs engagements. Lors du sommet de l’Aquila, en Italie, en 2009, les dirigeants des pays industrialisés, réunis pour le G8, ont promis 22 milliards de dollars sur trois ans en soutien à une agriculture durable et à la sécurité alimentaire.
Le rapport de ONE souligne que les pays du G8 ont peut-être dans les mots et les intentions tenu leurs promesses de 22 milliards de dollars mais que, en réalité, seulement la moitié de la somme a été dépensée et utilisée sur le terrain.
Quand les ressources parviennent jusque sur le terrain, les progrès sont remarquables. « L’agriculture de l’Afrique subsaharienne pourrait, et devrait, être en plein essor » conclut le rapport. « Débloquer le potentiel agricole en Afrique signifierait débloquer son développement ».
Pour accélérer les succès, ONE suggère une plus grande transparence et une plus grande consultation avec la société civile, notamment les organisations de producteurs et de femmes, dans les plans de développement agricole. Il est nécessaire de se concentrer clairement sur les femmes productrices, qui font la plupart du travail agricole dans de nombreux pays. Il faut également mettre l’accent sur une amélioration de la nutrition, au même titre que la production.
Pour ONE, « cette année est un tournant ». Les engagements datant d’il y a dix ans pour améliorer l’agriculture africaine doivent être renouvelés, augmentés et mis en place. Sans cela, une nouvelle période de négligence pourrait commencer.
Bien sûr, personne ne le souhaite, ni les Africains qui dépendent de l’agriculture pour soutenir leurs économies, ni le reste du monde qui a besoin d’une agriculture africaine aussi productive que possible pour nourrir une population mondiale grandissante.
La saison de la faim en Afrique n’a duré que trop longtemps.

Retrouvez le rapport dans son intégralité

Comment l’aide au développement contribue-t-elle à mettre fin à la pauvreté en Afrique ?


Feb 26th, 2013 6:04 PM UTC
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La semaine dernière, Lauren Pfeifer a écrit un article intéressant qui explique comment des programmes tel que GAVI et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont permis de faire des progrès dans la lutte contre la pauvreté, à travers le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement.

Son article nous donne les faits et les chiffres clés sur ces avancées,  mais nous connaissons très bien l’adage qui dit « on ne croit que ce qu’on voit ».

Nous avons donc fouillé dans nos archives et avons sorti nos photographies préférées illustrant l’aide en action. Cette aide qui sauve des vies, qui permet d’améliorer le quotidien des populations les plus démunies, et de lutter contre la pauvreté. Ces photos illustrent  les actions liées à des programmes financés entre autres par le Royaume-Uni (DFID), les Etats-Unis (USAID), l’Union européenne (Europaid) et le Canada (ACDI) et montrent que le monde travaille mains dans la main pour abolir la pauvreté!

NUTRITION

ONE's Listening and Learning Trip to Ghana

L’USAID soutient le groupe communautaire local de à Nyankpala qui s’occupe de la gestion de  de la malnutrition aiguë,  et qui  fournit une assistance aux enfants souffrant de malnutrition. Crédit photo: Morgana Wingard.

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L’aide britannique a permis au gouvernement de la République Démocratique du Congo et aux organismes d’aide humanitaire, notamment Action Contre la Faim, de s’attaquer à la malnutrition à la base,  en mettant en place leurs propres fermes coopératives ainsi que des groupes d’entraide.  Crédit photo: DFID.

EDUCATION

Mwangaza Tumaini School

La Mwangaza Tumaini School de Mukuru est une école primaire dans un bidonville de Nairobi au Kenya en partie financée par l’USAID et la Fondation Aga Khan. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE1, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard.

Mawango/Kapiri Lea School

L’École Mawango au Malawi est soutenue par l’UNICEF et l’Union européenne. De 2001 à 2011, les effectifs ont augmenté de 156 à 777 élèves et il y a 12 enseignants. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE12, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

VACCINS

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L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation  (GAVI) (financée en partie par  DFID, USAID, l’Union européenne, le Canada et d’autres…) et ses partenaires ont distribué un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie au Kenya. Les mères font la queue pour recevoir des vaccins pour leurs enfants. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

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L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation  (GAVI) et ses partenaires sont en train de mettre en place un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie à Nairobi. Les bébés ont accès à ce vaccin dans l’hôpital Langata à Nairobi. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

PRÉVENTION ET TRAITEMENTS VIH/SIDA

Tony Lake with an HIV positive woman and her children

Le programme « Mother-to-Mother »de l’hôpital central d’Adama est un groupe de soutien pour les femmes enceintes qui sont nouvellement diagnostiquées avec le VIH/sida. Ce programme bénéficie de l’appui de PEPFAR (le programme de lutte contre le sida américain) à travers JHPIEGO  (organisation non gouvernementale affiliée à l’Université Johns Hopkins) et l’hôpital est soutenu par plusieurs bailleurs de fonds dont la Fondation Bill et Melinda Gates. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

Tema Hospital (Ghana)

Le Fonds mondial et le PEPFAR contribuent à financer le programme de Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à Accra, au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard.

EAU

ONE's Listening and Learning Trip to Ghana

Un projet  d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE

ONE's Listening and Learning Trip to Ghana

Un projet  d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE

AGRICULTURE

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Le DFID a financé le programme Vision 2020 Umurenge (VUP), le programme phare au Rwanda sur la protection sociale. Des femmes et des hommes dans le nord du Rwanda travaillent sur un chantier de travaux publics, construisant des terrasses pour empêcher l’érosion des sols. Crédit photo: DFID.

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Dans une région du Rwanda, où trois personnes sur quatre vivent dans la pauvreté, une femme montre fièrement une carotte qu’elle a cultivée  dans son jardin après avoir participé à un projet visant à améliorer les connaissances agricoles, financé par l’agence de développement canadienne.  L’ACDI a fait du soutien au développement agricole durable une partie essentielle  de sa stratégie visant à accroître la sécurité alimentaire dans le monde. Crédit photo: L’ACDI

Vous aimez ces photos? Assurez-vous que les nouveaux Objectifs du millénaire pour le développement post-2015 soient encore mieux que les précédents.

SIGNEZ NOTRE PÉTITION  demandant aux dirigeants du monde d’inscrire la transparence, la responsabilité et la participation publique au coeur du nouveau cadre de développement post-2015 !

 

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Conférence à SciencesPo : quel avenir pour l’aide européenne au développement ? Le 27 février à 14h45


Feb 21st, 2013 12:50 PM UTC
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Pendant de longs mois, nous avons suivi les négociations de nos dirigeants européens afin de savoir quel serait le budget accordé à l’aide au développement pour la période 2014-2020. Lors du sommet du 7 et 8 février, un accord a finalement été trouvé : l’enveloppe ne connaîtrait pas de variations notables. Les coupes budgétaires auront donc été évitées, mais les dirigeants n’auront malheureusement pas suivi la proposition de la Commission qui s’était fixée des objectifs plus ambitieux. Les négociations ne sont pas terminées pour autant : il appartient désormais au Parlement européen d’approuver la proposition de budget.

C’est dans ce contexte que les membres de ONE à SciencesPo Paris ont décidé d’organiser une conférence afin de débattre de l’avenir de l’aide européenne au développement. Sous l’égide du Master Affaires Européennes, nous vous invitons donc à une conférence de qualité avec :

-          Corinne Balleix, Professeur à Sciences Po, spécialiste des questions européennes et auteure de L’aide européenne au développement, La Documentation française, Paris, 2010

-          Pierre Verluise, Directeur de recherche à Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) en charge des questions européennes, Professeur de géopolitique à l’Université Paris I, directeur du site www.diploweb.com, auteur de Géopolitique des frontières européennes, élargir jusqu’où ? éditions Argos, PUF, 2013

-          Guillaume Grosso, directeur de ONE France

Nous discuterons du bilan de l’aide européenne, de son orientation, de son avenir et de la manière dont les citoyens européens peuvent influencer les instances européennes pour que l’aide aux pays les plus pauvre demeure une priorité. Vous êtes chaleureusement invités à participer au débat !

Pour plus d’infos, rendez-vous ici !

 

Où et quand ?

 Mercredi 27 février à 14h45,

13 rue de l’Université,

Auditorium Jean Moulin

 Plan conférence Sciences Po

Nous vous attendons nombreux !

Les étudiantes à Sciences-Po et membres de ONE; 
Chloé SILVESTRE; Cléa BLOCH; Héloise PETIT;
Eugénie BAILLEAU; Juliette HASBROUCQ; Anna-Maria NIA,

 

Inscrire la transparence au cœur du nouveau cadre de développement post-2015


Feb 18th, 2013 12:15 PM UTC
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En 2000, la Déclaration du millénaire a permis un rassemblement de l’ensemble des pays de planète autour des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Une série de 8 objectifs visant notamment à diviser par deux l’extrême pauvreté dans le monde et à améliorer le bien-être des populations les plus vulnérables.

Les OMD ont permis à tous les acteurs, et en particulier les gouvernements, de rassembler leurs ressources et leurs efforts autour de ces 8 objectifs spécifiques. Depuis, des progrès sans précédent ont été accomplis :

- plus de 6 millions de personnes habitant en Afrique ont pu débuter et suivre un traitement antirétroviral contre le VIH/sida,

- 5,5 millions de vies ont été sauvées grâce à des vaccins plus utilisés et plus accessibles,

- plus de 50 millions d’enfants supplémentaires ont été scolarisés en primaire.

Treize ans après la Déclaration du millénaire, au moins 60 pays en voie de développement sont en bonne voie d’atteindre certains de ces objectifs, tandis que d’autres restent en retard. Cet élan et cette appropriation des OMD par l’ensemble des acteurs du développement a changé la manière dont la lutte contre la pauvreté était menée, et continuera à influencer le monde d’ici à 2015 (date limite pour atteindre OMD).

Cependant, au-delà de 2015, la tâche à accomplir reste immense ! Il est donc indispensable à présent de mettre en place un nouvel ensemble d’objectifs pour lutter contre la pauvreté après 2015, qui tiennent compte des réussites et des limites du cadre précédent. Ce nouveau plan d’action s’étendra sur les prochaines décennies et il est donc essentiel que la nouvelle architecture soit la meilleure possible dès sa définition.

Les Nations Unies ont ainsi nommé un groupe d’experts pour travailler sur ces nouveaux objectifs post- 2015. Ce Panel de haut niveau des éminentes personnalités sur l’Agenda pour le développement (PHN) est coprésidé par le Premier ministre britannique, David Cameron, la Président de la République libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Président de la République d’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono.

co chairs of UN HLP Susilo Bambang Yudhoyono of Indonesia, Cameron, Ellen Johnson Sirleaf of Libera. Credit UN

Les co-présidents du Panel de haut niveau sur l’Agenda pour le développement (PHN) : le Président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, le Premier ministre britannique David Cameron et la Présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf. Crédit: UN

Pour faire en sorte que le cadre post-2015 ait un impact encore plus important sur la vie des personne les plus pauvres dans le monde, il est indispensable que l’ouverture – notamment la transparence, la responsabilité et la participation publique -  soient au cœur de ce nouveau cadre de développement.

Ainsi ONE, en partenariat avec d’autres organisations*, publie un rapport intitulé « Ouvert au développement ». Ce dernier demande au PHN de s’assurer que les nouveaux objectifs de lutte contre la pauvreté répondent aux priorités des populations les plus pauvres. En effet, il est essentiel d’établir un processus participatif, un cadre de suivi clair et des portails de données ouverts à tous, permettant ainsi aux citoyens d’engager la responsabilité de leurs dirigeants et de rendre ces dernier redevable vis-à-vis de leur population. Notre rapport a d’ailleurs été remis au PHN en main propre.

Vous vous demandez certainement ce que nous entendons exactement par « ouvert », « transparent » et « redevable » ?

- Pour faire simple, notre rapport appelle l’ensemble des pays à s’engager à fournir des informations régulières permettant de suivre, en temps réel, l’état de réalisation des objectifs.

- Nous demandons également à ce que les capacités statistiques des pays en voie de développement soient renforcées et soutenues financièrement ; afin que des bases de données ouvertes (suivant les normes « open-data ») puissent être facilement accessibles et compréhensibles par tous. Cela permettra aux citoyens des pays développés, mais aussi ceux des pays en voie de développement qui sont les plus concernés, d’obtenir des informations pertinentes afin de tenir responsables les gouvernements sur la manière dont ils utilisent cet argent et sur les résultats qu’ils obtiennent. Cela leur permettra également de prendre de meilleures décisions, basées sur une meilleure information.

- Enfin, nous demandons à ce que les priorités des citoyens des pays en voie de développement, qui seront les plus concernés par ces nouveaux objectifs, soient prises en compte. Grâce aux progrès technologiques de la dernière décennie, en particulier la croissance rapide de l’utilisation des téléphones portables dans les pays en voie de développement, il est aujourd’hui plus simple qu’il n’a jamais été de s’assurer que cela soit le cas. Il n’y plus aucune excuse pour ne pas écouter leur opinion.

Pour ONE, la prise de décision concernant ces OMD 2.0 devrait se faire de manière transparente, ouverte et de prendre en compte les réelles priorités de développement. Les objectifs actuels ont d’ores et déjà permis des avancées majeures en matière de développement. Nous parlons à présent d’un nouveau chapitre, et il est crucial que les citoyens puissent participer à son écriture dès à présent et tout au long de leur mise en place.

* Nos partenaires internationaux pour cette action sont les suivants : Center for Transparency and Accountability au Liberia (CENTAL), Development Initiatives, Fundar (Mexique), Global Witness, Global Movement for Budget Transparency, Accountability and Participation, Integrity Action, International Budget Partnership, Luta Hamutuk Institute (Timor Est), Publish What You Fund, Publiez ce que vous payez, Revenue Watch Institute, Transparency International et W3C (Brésil). 

Fixer des objectifs : ça marche !


Feb 15th, 2013 5:49 PM UTC
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La semaine dernière, j’ai répondu aux questions les plus fréquemment posées sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) – qu’est-ce qu’on entend par OMD, à quoi ça sert, pourquoi ils sont importants, et qu’est-ce qu’on attend des prochains. Cette semaine, je veux me concentrer sur la façon dont les OMD ont intensifié les efforts de tous, permettant de relever certains des défis sur le développement les plus importants au monde. Depuis 2000 et la naissance des OMD, certains des programmes de développement les plus efficaces ont vu le jour.

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Voilà les progrès qui ont été réalisé depuis 2000 :

RÉDUIRE L’EXTRÊME PAUVRETÉ ET LUTTER CONTRE LA FAIM (OMD 1)
Plus de 60 pays en développement sont en bonne voie pour réduire de moitié l’extrême pauvreté d’ici à 2015. Pour 40 pays en développement, il n’y a pas assez de données disponibles pour savoir s’ils sont sur la bonne voie pour atteindre l’OMD 1 ou non, et le peu de données qui existent datent de plus de 5 ans.

ASSURER L’EDUCATION PRIMAIRE POUR TOUS (OMD 2)
Depuis 2000, des progrès impressionnants ont été fait en ce qui concerne la scolarisation des enfants en primaire. Rien qu’en Afrique sub-saharienne, 51 millions d’enfants supplémentaires ont été scolarisés entre 1999 et 2010.

Mais il y a encore du travail : 31 millions des 61 millions d’enfants dans le monde qui ne sont toujours pas scolarisés, vivent en Afrique sub-saharienne.

RÉDUIRE LA MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS (OMD 4)
Le taux de mortalité infantile a diminué de 41% de 1990 à 2011, en ​​partie grâce à de nouvelles technologies et des partenariats efficaces dans le domaine de la santé pour permettre l’accès aux vaccins, la distribution de moustiquaires et une bonne nutrition. Depuis sa création en 2000, l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI) a vacciné 370 millions d’enfants. Un nombre qui selon GAVI a permis d’éviter près de 5,5 millions de décès infantiles.

COMBATTRE LA PROPAGATION DU VIH / SIDA, DU PALUDISME, DE LA TUBERCULOSE ET D’AUTRES MALADIES (OMD 6)
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme existe depuis 11 ans. Durant les 10 premières années de sa création, les programmes du Fonds ont sauvé 7,7 millions de vies. Le Fonds a permis a 3,3 millions de personnes d’avoir accès au traitement du sida, a traité plus de 8,6 millions de cas de tuberculose dans le monde, et distribué plus de 230 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide pour aider à prévenir  la transmission du paludisme.

Grâce aux programmes du Fonds mondial, ainsi qu’aux efforts bilatéraux des donateurs du monde entier, le nombre de personnes sous traitement antirétroviral en Afrique subsaharienne est passé de 50 000 en 2002 à 6,2 millions en 2011. L’OMD 6 inclut la réduction de la  propagation du VIH / sida. Et nous commençons effectivement à voir la diminution du nombre d’infections, grâce à  ces programmes. Entre 2001 et 2011, le taux de nouvelles infections au VIH a diminué de plus de 25% dans 23 pays d’Afrique sub-saharienne.

Se fixer des objectifs fonctionne. De grands progrès ont été réalisés au cours des 13 dernières années, et des millions de vies ont été sauvées. La prochaine série d’objectifs pour le développement permettra de déterminer quels sont les nouveaux programmes à mettre en place, et de quelle manière nous allons dépenser des ressources précieuses à l’avenir. 

Maintenant que vous connaissez les résultats accomplis par les OMD, faisons en sorte que les prochains, qui définiront le nouveau cadre de développement jusqu’en 2030, soient encore mieux.

Faites entendre votre voix ! Signez dès maintenant notre pétition pour exhorter les dirigeants du monde à inscrire la transparence, la responsabilité et la participation publique au coeur du nouveau cadre de développement post-2015.

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FAQ: Comment pouvons-nous améliorer les prochains Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)


Feb 6th, 2013 5:41 PM UTC
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Légende: Les co-présidents du Panel de haut niveau des Nations Unies : le Premier ministre britannique, David Cameron, la Présidente de la République libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Président de la République d’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono. 

O-M-D : le Panel de haut niveau (PHN) de l’ONU travaille actuellement sur les nouveaux objectifs de développement et ces trois lettres seront, au cours des prochaines semaines, sur toutes les lèvres. Mais avant de vous noyer dans un océan d’acronymes, revenons un peu en arrière.  Essayons de  répondre à certaines des questions les plus fréquemment posées sur notre campagne visant à obtenir du PHN des objectifs de développement transparents, responsables et qui répondent aux priorités des populations les plus pauvres.

Premièrement : qu’est-ce que le Panel de Haut niveau (PHN)?
Le Panel de haut niveau sur le Programme du développement post-2015 regroupe 27 personnalités éminentes, choisies par le Secrétaire Général des Nations-Unis Ban Ki-Moon, chargées de définir l’agenda de développement global pour l’après 2015. Ce panel est co-présidé par le Premier ministre britannique, David Cameron, la Présidente de la République libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Président de la République d’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono. Le PHN devra présenter au Secrétaire Général, un rapport regroupant l’ensemble de ses recommandations, en mai 2013.

OK, Rappelez moi ce que sont les OMD ?
Les Objectifs du Millénaire pour le développement  (ODM) sont basés en grande partie sur les objectifs internationaux de développement, définis par les pays donateurs par le biais de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans le milieu des années 90. Ils ont été adoptés en 2000 par 193 Etats membres de l’ONU, et au moins 23 organisations internationales,  avec 2015 comme date butoir. Ils recouvrent de grands enjeux humanitaires tels que la réduction de l’extrême pauvreté et de la mortalité infantile, la lutte contre plusieurs épidémies dont le Sida, l’accès à l’éducation, l’égalité des sexes, et l’application du développement durable. Les OMD ont permis à tous les acteurs, et en particulier les gouvernements, de rassembler leurs ressources et leurs efforts autour de ces objectifs spécifiques et depuis 2000, des progrès sans précédent ont été accomplis.

Du coup, que signifie OMD 2.0?
OMD 2.0 est le terme que nous utilisons pour les prochains objectifs de développement pour la période 2015-2030. En mai prochain, le PHN proposera ses recommandations sur ces fameux OMD 2.0 dans un rapport qu’il soumettra au Secrétaire Général. Nous voulons que les voix citoyennes fassent partie de ce processus.

Pourquoi avons-nous besoin des voix citoyennes dans le cadre des OMD 2.0 ?Bien que la plupart des principales préoccupations des populations les plus pauvres de la planète ont été prises en compte dans les OMD, notre analyse des études régionales montre que certaines n’ont pas été traitées. Au cours des 12 dernières années, il est devenu plus facile de prendre ces préoccupations en considération. Alors, cette fois-ci, au lieu d’attendre que les OMD 2.0 aient été fixés pour se rendre compte de ce qui manque,  nous demandons au PHN  d’être transparent et de nous informer de leurs avancées avant que le cadre de développement des prochaines 15 ou 20 années soit adopté.

Pour faire en sorte que le cadre post-2015 ait un impact encore plus important sur la vie des personnes les plus pauvres dans le monde, il est indispensable que l’ouverture – notamment la transparence, la responsabilité et la participation publique -  soit au cœur de ce nouveau cadre de développement.

Ne trainez pas ! Faites entendre votre voix et signez dès maintenant notre pétition !

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