Agir

Living Proof

Pourquoi les femmes sont l’arme secrète du développement ?


Mar 8th, 2013 4:04 PM UTC
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On ne le répète jamais assez, les femmes doivent être au cœur des dispositifs de lutte contre l’extrême pauvreté. Voici la preuve en chiffres, faits et images.

 DANS L’ÉDUCATION

Pourquoi ?
Quand une femme d’un pays en voie de développement fait sept années d’études ou plus, elle se marrie 4 ans plus tard et a, en moyenne, 2,2 moins d’enfants.

Progrès
Le nombre de jeunes femmes (15 à 24 ans) qui savent lire et écrire a augmenté de 8% dans les pays sub-sahariens entre 1999 et 2010.

A améliorer
Deux tiers des adultes illettrés sont des femmes.

 Kidoti Primary School

Elèves dans une école primaire à Zanzibar, Tanzanie. Photo: Morgana Wingward / ONE.

DANS L’AGRICULTURE

Pourquoi ?
Quand les femmes ont le même accès à la formation et aux outils que les hommes, la production agricole augmente de 20 à 30%.

Progrès
Les pays, où l’égalité femme-homme s’est améliorée, connaissent de meilleurs rendements céréaliers.

A améliorer
Au Kenya, les femmes produisent 80% de l’alimentation mais possèdent moins de 10% des terres arables.

Sweet Potatoes in Tanzania

Des femmes cultivent des patates douces en Tanzanie. Photo: ONE.

DANS L’EMPLOI

Pourquoi ?
Quand les femmes et les jeunes filles perçoivent un salaire, elles en réinvestissent 90% pour le bien être de leur famille, contre 30 à 40 % pour les hommes.

Progrès
44% des entreprises au Ghana sont gérées par des femmes.

A améliorer
75% des femmes dans le monde ne peuvent pas avoir accès au crédit bancaire car elles ont un travail non rémunéré ou trop précaire et qu’elles ne sont pas propriétaires.

Golden Rose Agrofarms Ltd.

Une employée de Golden Rose en Ethiopie qui embauche à 85% des jeunes femmes qui n’ont jamais eu de travail avant. Photo: Morgana Wingward / ONE.

DANS LA POLITIQUE

Pourquoi ?
Une étude de la Banque Mondiale montre que, sur 100 pays, plus il y a de femmes au parlement, moins il y a de corruption.

Progrès
En Afrique, deux femmes ont été élues présidentes et deux ont reçu le Prix Nobel.

A améliorer
On ne compte qu’une femme pour quatre hommes en poste dans les instances gouvernementales à travers le monde.

Monrovia, Liberia - JUNE 20, 2012:  The ONE Campaign delegation meets with Liberian President Ellen Johnson Sirleaf at the Foreign Ministry in Monrovia. Photo by Morgana Wingard

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf rencontre des représentants de ONE au ministère des affaires étrangères à Monrovia. Photo: Morgana Wingward / ONE.

DANS LA SANTE

Pourquoi ?
Un enfant, qui perd sa mère, a 5 fois plus de risques de décéder pendant son enfance.

Progrès
L’accès au traitement antirétroviral pour les femmes enceintes séropositives a permis d’éviter l’infection de 600 000 nouveau-nés depuis 1995.

A améliorer
En 2010, 287 000 femmes sont décédées du fait de leur grossesse ou de leur accouchement, au niveau mondial.

Breastfeeding in Ghana

Une maman et son enfant dans une clinique au Ghana. Photo: ONE

En s’assurant que les droits des femmes soient mieux respectés et qu’elles aient accès aux services essentiels, elles deviendront un moteur du développement.
Grâce aux femmes, nous pourrons lutter plus efficacement contre la pauvreté.

Partagez ces informations clés et continuez à vous mobiliser avec ONE pour plus de progrès pour les droits des femmes.

Sources

Education: United Nations Population Fund, State of World Population 1990; UNESCO Education Statistics; UNICEF, Millennium Development Goals: Promote Gender Equality and Empower Women

Agriculture: IFAD (2001) Assessment of Rural Poverty: Western and Central AfricaThe Chicago Council on Global Affairs, Girls Grow: A Vital Force in Rural EconomiesUSAID, Women in Development: Country Snapshot: Kenya and Agriculture & Micro-enterprise

Employment: Phil Borges (2007) Women Empowered: Inspiring Change in the Emerging World. New York;   World Bank (2008) Doing Business: Women in Africa; United Nations Development Programme

Politics: D. Dollar, R. Fisman and R. Gatti, Are Women Really the ‘Fairer’ Sex? Corruption and Women in Government, Policy Research Report on Gender and Development Working Paper Series No. 4; Africa Progress Report (2012) Jobs, Justice and Equity – Seizing Opportunities in Times of Global Change

Health:UNICEF (2009) State of the World’s Children: Maternal and Newborn HealthUNAIDS (2012) Together We Will End AIDSWHO (2012) Trends in Maternal Mortality: 1990 to 2010

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Comment l’aide au développement contribue-t-elle à mettre fin à la pauvreté en Afrique ?


Feb 26th, 2013 6:04 PM UTC
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La semaine dernière, Lauren Pfeifer a écrit un article intéressant qui explique comment des programmes tel que GAVI et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont permis de faire des progrès dans la lutte contre la pauvreté, à travers le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement.

Son article nous donne les faits et les chiffres clés sur ces avancées,  mais nous connaissons très bien l’adage qui dit « on ne croit que ce qu’on voit ».

Nous avons donc fouillé dans nos archives et avons sorti nos photographies préférées illustrant l’aide en action. Cette aide qui sauve des vies, qui permet d’améliorer le quotidien des populations les plus démunies, et de lutter contre la pauvreté. Ces photos illustrent  les actions liées à des programmes financés entre autres par le Royaume-Uni (DFID), les Etats-Unis (USAID), l’Union européenne (Europaid) et le Canada (ACDI) et montrent que le monde travaille mains dans la main pour abolir la pauvreté!

NUTRITION

ONE's Listening and Learning Trip to Ghana

L’USAID soutient le groupe communautaire local de à Nyankpala qui s’occupe de la gestion de  de la malnutrition aiguë,  et qui  fournit une assistance aux enfants souffrant de malnutrition. Crédit photo: Morgana Wingard.

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L’aide britannique a permis au gouvernement de la République Démocratique du Congo et aux organismes d’aide humanitaire, notamment Action Contre la Faim, de s’attaquer à la malnutrition à la base,  en mettant en place leurs propres fermes coopératives ainsi que des groupes d’entraide.  Crédit photo: DFID.

EDUCATION

Mwangaza Tumaini School

La Mwangaza Tumaini School de Mukuru est une école primaire dans un bidonville de Nairobi au Kenya en partie financée par l’USAID et la Fondation Aga Khan. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE1, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard.

Mawango/Kapiri Lea School

L’École Mawango au Malawi est soutenue par l’UNICEF et l’Union européenne. De 2001 à 2011, les effectifs ont augmenté de 156 à 777 élèves et il y a 12 enseignants. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE12, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

VACCINS

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L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation  (GAVI) (financée en partie par  DFID, USAID, l’Union européenne, le Canada et d’autres…) et ses partenaires ont distribué un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie au Kenya. Les mères font la queue pour recevoir des vaccins pour leurs enfants. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

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L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation  (GAVI) et ses partenaires sont en train de mettre en place un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie à Nairobi. Les bébés ont accès à ce vaccin dans l’hôpital Langata à Nairobi. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

PRÉVENTION ET TRAITEMENTS VIH/SIDA

Tony Lake with an HIV positive woman and her children

Le programme « Mother-to-Mother »de l’hôpital central d’Adama est un groupe de soutien pour les femmes enceintes qui sont nouvellement diagnostiquées avec le VIH/sida. Ce programme bénéficie de l’appui de PEPFAR (le programme de lutte contre le sida américain) à travers JHPIEGO  (organisation non gouvernementale affiliée à l’Université Johns Hopkins) et l’hôpital est soutenu par plusieurs bailleurs de fonds dont la Fondation Bill et Melinda Gates. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

Tema Hospital (Ghana)

Le Fonds mondial et le PEPFAR contribuent à financer le programme de Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à Accra, au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard.

EAU

ONE's Listening and Learning Trip to Ghana

Un projet  d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE

ONE's Listening and Learning Trip to Ghana

Un projet  d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE

AGRICULTURE

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Le DFID a financé le programme Vision 2020 Umurenge (VUP), le programme phare au Rwanda sur la protection sociale. Des femmes et des hommes dans le nord du Rwanda travaillent sur un chantier de travaux publics, construisant des terrasses pour empêcher l’érosion des sols. Crédit photo: DFID.

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Dans une région du Rwanda, où trois personnes sur quatre vivent dans la pauvreté, une femme montre fièrement une carotte qu’elle a cultivée  dans son jardin après avoir participé à un projet visant à améliorer les connaissances agricoles, financé par l’agence de développement canadienne.  L’ACDI a fait du soutien au développement agricole durable une partie essentielle  de sa stratégie visant à accroître la sécurité alimentaire dans le monde. Crédit photo: L’ACDI

Vous aimez ces photos? Assurez-vous que les nouveaux Objectifs du millénaire pour le développement post-2015 soient encore mieux que les précédents.

SIGNEZ NOTRE PÉTITION  demandant aux dirigeants du monde d’inscrire la transparence, la responsabilité et la participation publique au coeur du nouveau cadre de développement post-2015 !

 

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En ce moment : Les videos des finalistes du Prix ONE pour l’Afrique


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Feb 5th, 2013 12:38 PM UTC
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Comme beaucoup d’entre vous le savent déjà, nous avons récemment annoncé le gagnant du Prix ONE pour l’Afrique 2012 à Dar es Salaam. Reconnaitre le travail extraordinaire, non seulement du gagnant mais aussi des quatre autres finalistes, fût un grand moment. Mais ce qui a été le plus réjouissant, c’est le travail effectué en coulisses pour tenter de raconter l’histoire de ces organisations en cinq petites vidéos . Nous avions donné un aperçu de ces vidéos lors de la cérémonie de remise des prix. Mais depuis, nous avons tenté de faire un nouveau petit montage et nous espérons que vous apprécierez :

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Les autres vidéos : ici.

Ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Avec le réalisateur de ONE sur ce projet, Amr Singh, nous avons rendu visite aux cinq finalistes en octobre dernier. Nous avons interrogé des chefs d’entreprise, des ministres et des citoyens ordinaires qui se battent pour le changement, tout en essayant de saisir la nature exacte du travail de chacune des organisations. Nous avons dû nous réveiller tôt, parcourir de longues distances et passer de nombreuses nuits blanches notamment lors des trajets en avion . Dans l’ensemble, nous avons probablement enregistré entre dix et vingt heures d’interviews et de séquences pour chaque finaliste. Un grand nombre de vidéos à passer au peigne fin pour finalement produire une seule vidéo de moins de quatre minutes.

Il faut l’admettre, ce fut un réel défi car il nous a fallu choisir les bons extraits pour raconter la bonne histoire sur chacun de ces finalistes. De quelle manière témoigner de l’incroyable soutien et de l’intégrité que Positive-Generation a engendrés parmi ses pairs au Cameroun ? Ou que dire de l’histoire bouleversante de cet hôpital rural en Afrique du Sud où ils ne sont pas en mesure de fournir aux patients des fauteuils roulants adaptés en milieu rural ? Inévitablement, certains aspects incroyables du quotidien de ces finalistes n’ont pas pu être intégrés dans la vidéo. Donc en regardant ces vidéos, considérez-les comme une introduction aux défis auxquels chacune des organisations s’attaque au quotidien. Quant à nous, on espère que ce petit montage vous donnera envie d’en savoir plus sur le combat mené par ces organisations.

Bon visionnage.

 

Point sur la crise alimentaire au Sahel : soulager un poids


Jan 29th, 2013 3:29 PM UTC
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L’action humanitaire a permis d’éviter le pire au Sahel, mais les agriculteurs ont encore besoin de soutien pour éviter de futures pénuries alimentaires. Ce message a été publié à l’origine par Oxfam America. Lire l’article initial ici.

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Saliou Diallo travaille dans son champ de maïs. Il a utilisé l’argent donné par Oxfam pour nourrir sa famille quand il tentait de cultiver ses terres en période de vaches maigres. Photo de Holly Pickett / Oxfam America.

Avant de tourner réellement la page sur l’année 2012, je repense au travail d’Oxfam au Sahel au cours de l’année écoulée. En 2012, après une saison de pluies insuffisantes ou irrégulières dans la région, Oxfam et de nombreuses autres organisations humanitaires craignaient qu’une nouvelle mauvaise récolte l’année suivante ne fasse périr de faim des millions de personnes. Je suis parti à la rencontre d’agriculteurs à l’extrême Est du Sénégal en avril 2012 afin de voir ce dont ils avaient besoin. Ils voulaient des semences afin d’avoir de quoi planter et de la nourriture pour pouvoir travailler. Ils disaient également qu’ils avaient besoin de pluie, ce qui n’est jamais garantie au Sahel.

Oxfam a réagi à la crise dans sept pays : le Burkina Faso, le Tchad, la Gambie, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Nous avons aidé plus d’un million de personnes en mettant en place différents programmes adaptés à la particularité du lieu.  Nous avons aidé des gens, fuyant la violence et l’instabilité au Mali, à obtenir l’eau potable et la nourriture dont ils avaient besoin pour survivre. Oxfam a réparé des puits, a fourni du fourrage pour les animaux, et payé des gens pour travailler sur des projets de lutte contre l’érosion et sur l’amélioration des sols. Nous avons distribué du savon pour que les gens puissent rester propres, ainsi que des outils de traitement de l’eau en vue de réduire le risque de maladies d’origine hydrique. Nous avons distribué de la nourriture là où les gens n’en avaient pas, et de l’argent pour en acheter là il y en avait.

Heureusement, il a plu suffisamment dans la région en 2012. Les récoltes ont augmenté. De nombreux agriculteurs ont pu faire pousser quelque chose grâce à des semences, des outils, des chariots à traction, de l’engrais, de la main-d’œuvre et d’autres instruments clés. Cependant, beaucoup d’autres ont dû vendre ce qu’ils avaient récolté pour rembourser des dettes. D’autres n’ont pas pu cultiver grand chose, sinon rien, pour la simple raison qu’ils sont pauvres. Quand je suis retourné au même endroit en octobre, un agriculteur m’a dit qu’il ne pouvait pas cultiver un champ assez grand pour nourrir sa famille. «Je ne dispose pas d’équipement », a-t-il dit.  « Je ne possède pas de charrue, ni de machines pour traiter l’arachide ou le riz, ou encore un cheval. Je ne peux que porter les lourdes charges sur ma tête. Ce n’est pas facile ».

La crise est donc loin d’être terminée, même si nous avons fait en sorte d’éviter le pire. Il y aura à l’avenir d’autres années de sécheresse. C’est pourquoi Oxfam et d’autres organisations recommandent aux gouvernements d’investir dans des réserves de nourriture pour aider les gens en période de pénurie. Mais aussi de mettre en place plus de formations sur les techniques agricoles et la gestion d’entreprise pour les petits agriculteurs (surtout les femmes) afin de les aider à produire plus de nourriture, et de la transformer de manière à en tirer plus d’argent quand ils la vendent.

Dans la région de Kédougou, dans l’est du Sénégal, une grande quantité de nourriture était disponible (mais chère) sur les marchés locaux. Oxfam a donc distribué de l’argent aux agriculteurs les plus pauvres. Ceux que j’avais rencontrés en octobre m’ont raconté avoir obtenu trois versements de 43 000 francs CFA (environ $ 90) en août et septembre, lorsque les ménages sont à court de nourriture pendant que leurs récoltes finissent de pousser. Saliou Diallo, 45 ans, marié et père de trois enfants, a fait comme la plupart des agriculteurs. Il a utilisé le premier versement pour acheter l’équivalent d’un mois de nourriture : riz, épices, oignons et un peu de sucre. Diallo avait planté environ une demi-acre de maïs à une courte distance de son domicile dans un village appelé NAMEL. «Sans l’argent, je n’aurais pas été en mesure de travailler sur cette terre» dit-il, debout au milieu de ses plantations maintenant hautes d’environ 2 mètres. «Avant, nous étions affamés et je travaillais avec un estomac vide.  Maintenant, je peux travailler sans me soucier d’où je vais trouver de la nourriture pour ma famille ».

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Crédit photo : Boulata Diallo montre aux visiteurs son champ d’arachide. Houx Pickett / Oxfam America.

Boulata Diallo est une de ses voisines (aucun lien de parenté). C’est une veuve borgne de 60 ans, trapue et vive, qui cultive du maïs et de l’arachide. Elle dit que l’argent d’Oxfam l’a aidée à acheter de la nourriture pour toute sa famille. «Nous avons acheté le maïs, le riz, le sel, l’huile, le beurre d’arachide, des épices, du lait en poudre et des noix de kola », nous explique Boulata Diallo, assise dans sa petite maison au toit de chaume.  « J’ai même acheté une paire de sandales», dit-elle levant un pied, chaussé d’une tong jaune fluo, et elle précise qu’elle a également « donné cinq kilos de riz à [son] voisin ».

Elle a aussi pu embaucher un voisin pour environ 3 000 francs CFA (environ 6 $) afin qu’il aide à travailler dans son champ d’arachide.  « Ce n’est pas facile de travailler dans les champs quand vous avez faim, mais avec l’argent j’ai un peu d’aide», dit-elle, en longeant le périmètre de son domaine. Elle était impatiente d’obtenir un rendement décent de son arachide plus tard dans l’automne, mais n’avait pas beaucoup d’espoir quant à ses plantations de maïs qui, disait-elle, n’avait pas une bonne croissance.

C’était une chaude après-midi, et alors que la lumière s’affaiblissait, nous avons pris quelques photos. Le sourire de Boulata Diallo était radieux.

« Si quelqu’un vous aide à lutter contre la famine, ca rend les gens heureux», dit-elle. «Dieu sait que nous ne pouvons pas rembourser, mais on nous soulage d’un véritable poids ».

À propos de l’auteur: Chris Hufstader travaille pour Oxfam America depuis 1998. Il écrit au sujet des programmes d’Oxfam America en Afrique de l’Ouest, en Afrique australe et en Amérique latine.

L’émission de radio qui a changé la vie des producteurs laitiers ruraux au Kenya


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Dec 3rd, 2012 11:17 AM UTC
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En 2008, lorsque les prix des denrées alimentaires sont montés en flèche, les donateurs ont cherché des idées ingénieuses afin d’aider les communautés vulnérables à y faire face en augmentant la production alimentaire locale et en leur permettant de gagner assez d’argent pour acheter de la nourriture et épargner en prévision des moments difficiles.

Une de ces merveilleuses idées est née au Kenya où une émission de radio – financée par l’Union européenne et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) –encourageait l’utilisation de meilleures techniques agricoles au sein d’une population rurale dispersée. Cela a réellement changé des vies.

Expérimentée dans 14 districts de la province de la Vallée du Rift au Kenya, une région à fort potentiel dans le domaine de la production laitière, la série radio de quatre mois a diffusé des méthodes pour améliorer  la production laitière en s’adressant à une audience aussi large que possible ; y compris les mamans et les jeunes. L’objectif à long terme était d’améliorer les revenus des ménages et leur niveau de vie.

M. Isaac Ngetich, un agriculteur du district de  Koibatek explique : «Notre région a un fort potentiel pour la production laitière qui n’est pas pleinement exploité. Les programmes radio nous ont aidés. » Il poursuit : « Grâce à ce programme, j’ai gagné le prix du meilleur agriculteur en passant  de 3 litres de lait produits à 4, 5, 7 puis 10. Je gère désormais 2 hectares de pâturage et j’ai compris l’importance d’avoir une bonne tenue des dossiers pour surveiller les performances et identifier les domaines d’amélioration dans la gestion des animaux».

Les programmes ont également offert des conseils pratiques comme la façon de produire de l’ensilage pour nourrir le bétail. Après avoir écouté l’émission de radio et plus tard assisté à une démonstration de hache-paille (un dispositif pour hacher la paille et le foin), Isaac a décidé d’en faire lui-même l’expérience. «Aujourd’hui, je suis capable de couper assez d’herbe pour mes animaux et de vendre le surplus ».

Les programmes radio ont eu un grand succès rassemblant jusqu’à 1,2 millions d’auditeurs chaque semaine. « Quand les programmes ont commencé, j’ai acheté une radio, je pouvais ainsi suivre les programmes quel que soit l’endroit où je me trouvais.  Je prenais des notes et j’essayais de suivre les conseils donnés à la radio. Ma production de lait est ainsi passée de 15 à 36 litres» nous confie Isaac Rotich, président de Muserechi Young Farmers (les jeunes agriculteurs de Muserechi). « Je ne travaille pour personne d’autre et pourtant, je suis en mesure de subvenir aux besoins de mes enfants».

Les programmes radio ont eu un grand succès rassemblant jusqu’à 1,2 millions d’auditeurs chaque semaine. « Quand les programmes ont commencé, j’ai acheté une radio, je pouvais ainsi suivre les programmes quel que soit l’endroit où je me trouvais.  Je prenais des notes et j’essayais de suivre les conseils donnés à la radio. Ma production de lait est ainsi passée de 15 à 36 litres» nous confie Isaac Rotich, président de Muserechi Young Farmers (les jeunes agriculteurs de Muserechi). « Je ne travaille pour personne d’autre et pourtant, je suis en mesure de subvenir aux besoins de mes enfants».

Paul Cheruiyot, président de Torongo Farmer’s Cooperative (Dairy) (Coopérative des éleveurs laitiers de Torongo) souligne : « Depuis la création de notre coopérative, notre principal défi a été de réduire le rejet du lait qui était en augmentation depuis des années et qui a atteint un pic de 2000 litres quotidien en 2009. Grâce à ce programme, nos membres s’engagent désormais dans la production de lait propre et sont même parvenus à réduire le rejet de 2000 à 100 litres».

A l’heure de l’Internet, ce programme montre que la radio a toujours le pouvoir de changer des vies à grande échelle. « Le programme de radio peut s’adresser à la fois aux propriétaires, aux travailleurs et aux familles» souligne Cheruiyot. Grâce à la réduction du rejet de lait, nos membres sont biens mieux lotis».

L’amélioration des niveaux de production laitière et la réduction des niveaux de rejet du lait signifiaient plus d’argent pour les agriculteurs ruraux, y compris les femmes. Cela a alors conduit à la création de la Savings and Credit Society  (Société d’épargne et de crédit) qui aidera les agriculteurs ruraux à mettre de l’argent de côté pour se prémunir contre de futures envolées des prix.

Face au succès rencontré par ce premier projet, un autre programme de radio a été mis en place et est actuellement diffusé dans 10 autres districts Kenyans. Des programmes de radio similaires sont également en train d’être mis en place dans des zones arides et semi-arides dans le cadre du programme de Développement Rural au Kenya (KRDP) financé par l’Union européenne. Le gouvernement kenyan supporte également des initiatives similaires.

A propos de la FAO

L’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) est une agence spécialisée de l’ONU qui dirige les efforts de la communauté internationale en vue de combattre la faim. Atteindre  la sécurité alimentaire pour tous est au cœur des efforts de la FAO, qui cherche à assurer l’accès régulier de tous à suffisamment d’aliments de qualité pour qu’ils puissent mener des vies actives et saines. Visitez le site de la FAO.

Quelle est votre histoire?


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Nov 29th, 2012 4:38 PM UTC
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Je n’ai pas toujours travaillé aux côtés de bienfaiteurs, mais croyez-le ou non, je peux très clairement identifier le moment précis qui m’a encouragé à changer de travail et à occuper la place que j’ai aujourd’hui. Ce moment qui a transformé la personne sceptique que j’étais, en un militant.

Pendant l’été 2006, j’ai eu le privilège de participer à un projet de construction pour l’organisme Habitat pour l’humanité, travaillant main dans la main avec des milliers de bénévoles de tous les coins du monde pour construire un quartier de maisons entier en une semaine. Un projet complètement incroyable ! Le dernier jour, une des propriétaires, Diane – une mère active célibataire, avec deux enfants – fondit en larmes. Je suis allé la consoler, et quand je lui ai demandé ce qui n’allait pas, elle m’a répondu, “je ne peux pas croire que vous soyez venus de tous les coins du monde pour construire ma maison.”

C’est à ce moment là que j’ai eu un déclic.
J’ai réalisé que j’en avais assez d’être un simple observateur, que je voulais être du côté de ceux qui cherchent, se mobilisent, agissent pour trouver une solution et en faire partie. Et même si je n’ai rejoint ONE officiellement qu’en 2010, je peux tracer une ligne droite de ce moment là à aujourd’hui.

Si je vous raconte mon histoire, c’est parce que, comme je l’ai appris chez ONE, la plupart des gens qui font le bien dans le monde ont chacun leur propre histoire pour expliquer la raison pour laquelle ils se sont engagés. A l’occasion la prochaine Journée mondiale de lutte contre le sida qui se tiendra ce samedi, ONE a voulu rendre hommage à ces témoignages personnels en leur donnant vie à travers une série de vidéos « Je m’engage à en finir avec le sida ».  Des témoignages exceptionnels de personnes de tous bords : célébrités, activistes du sida, étudiants, mères de famille, responsables de société civile… Tous unis derrière un objectif commun : une génération sans sida d’ici à 2015. Regarder ce petit témoignage d’un de nos membres :

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Pourquoi c’est important maintenant ? Parce que depuis la découverte du virus,  des progrès incroyables ont été accomplis. Nous savons aujourd’hui comment inverser le cours de l’épidémie. L’année dernière, les pays membres des Nations Unies se sont fixés des objectifs importants à atteindre d’ici à 2015 pour voir « le début de la fin du sida ». 2015 c’est demain ! Le temps des beaux discours est révolu, il faut que nos dirigeants passent à l’action. Si les promesses faites ne sont pas respectées, un grand nombre de personne perdront la vie. Ces personnes ne sont pas simplement des nombres !

Les faits seuls ne nous ferons pas avancer bien loin. Les récits peuvent réellement faire changer les choses, et nous avons besoin de votre aide pour faire passer le mot.

Regardez. Partagez. Rejoignez ONE. Et dites à vos amis d’en faire autant.

Ensemble, continuons le combat pour la bonne cause. Exigeons le possible.

 

 

 

Aucun rêve n’est trop grand!


Nov 22nd, 2012 11:11 AM UTC
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Ce blog a d’abord été publié dans le Huffington Post le 21/11/2012.

Si nous étions en 1900 et que quelqu’un me disait : “un jour, on marchera sur la lune !”, je lui aurais certainement ri au nez ! Et pourtant… Horizons indépassables et pourtant toujours dépassés. Un jour, les ordinateurs tiendront dans la poche, il y aura des machines pour laver le linge, les voitures rouleront avec de l’électricité… Des femmes et des hommes y ont cru. Y ont travaillé. Et ont transformé le rêve en réalité. A coups d’avancées scientifiques et technologiques. A coup aussi de volonté, de persévérance et d’investissements ambitieux.

Nous sommes donc allés sur la lune. Nous avons cessé de frotter le linge à genoux. Mais l’on meurt toujours du sida.

Trente-trois millions de personnes sont atteintes du virus sur la planète, l’équivalent de la population du Bénélux. Plus de deux millions de nouveaux cas sont signalés chaque année. Pourtant, le “début de la fin du sida”, qui pouvait sembler impossible ou irréalisable il y a 10 ans, est un rêve qui peut aujourd’hui devenir réalité. Depuis la découverte du VIH, des progrès majeurs ont été accomplis. Aujourd’hui, environ 8 millions de personnes ont accès au traitement, dont le coût est de plus en plus abordable. L’on sait aussi stopper la transmission du virus de la mère à l’enfant: une femme séropositive peut donner naissance à un enfant séronégatif. La fin du sida n’est plus une utopie. Elle est à notre portée, à condition de le vouloir.

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C’est le message que l’ONG One souhaite faire passer à travers sa nouvelle campagne intitulée on peut en finir avec le sida, qui vise à mobiliser le plus grand nombre de citoyens en vue d’encourager les gouvernements à redoubler d’efforts, à agir de concert pour atteindre les objectifs qui ont été fixés en 2011 dans le cadre des Nations Unies: “Zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida”. Pour que d’ici à 2015, “le début de la fin du sida” soit une réalité tangible.

A l’appui de cette campagne, One publiera également pour la première fois, le 28 novembre prochain, un rapport qui fait le suivi des engagements internationaux en matière de lutte contre le sida – dont nous publierons les principaux enseignements dans le Huffington Post. Nous tenterons ainsi de cartographier la situation politique, le contexte financier et les moyens mis en œuvre pour la riposte mondiale au VIH. Et d’esquisser le chemin à parcourir pour mettre un point final à un fléau qui a déjà coûté la vie à plus de 25 millions de personnes.

Pour pouvoir être les premiers à poser le pied sur la lune, les gouvernements américain et soviétique avaient su mobiliser avec détermination les énergies et les ressources. Vainqueurs de cette bataille de titans, les Etats-Unis, à partir de la fin des années 50, avaient fourni dix ans de travail acharné, mobilisé 400 000 personnes et dépensé 25 milliards de dollars de l’époque (plus de 150 milliards d’aujourd’hui) pour y parvenir.

Mettre fin au sida est un rêve plus accessible : moins coûteux, et potentiellement bien plus rapide à atteindre. Mais nos dirigeants sont-ils prêts à s’y investir? Pour les en convaincre, nous avons besoin de la mobilisation du plus grand nombre. Pour leur rappeler qu’aucun rêve n’est trop grand. Si toutefois l’on se donne les moyens de le réaliser.
Vous aussi, agissez en signant notre pétition : http://act.one.org/sign/fin_du_sida

La réalisation du clip n’a été possible qu’avec la collaboration, à titre gracieux, de BDDP Unlimited, Else, Stantards Films et Nighshift que nous remercions chaleureusement. Un grand merci aussi au réalisateur espagnol RAMÓN AYALA.
ONE remercie également Mathilda May pour sa participation.

Journée mondiale de la pneumonie


Nov 12th, 2012 6:21 PM UTC
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Par Abla Aït m’barek, membre de ONE

Ce lundi 12 novembre 2012 marque la quatrième journée mondiale de la pneumonie. Cette maladie est la première cause de mortalité infantile (enfants de moins de cinq ans) dans le monde.

En 2011 seulement, 1,3 million de jeunes enfants sont morts de la pneumonie, soit plus que du sida, du paludisme et de la rougeole réunis. Pourtant, la pneumonie est une maladie que l’on peut prévenir, et même soigner ! Ainsi, bon nombre de ces vies pourraient être sauvées par un simple vaccin contre les principales causes de la pneumonie.


La journée mondiale de la pneumonie a été créée en 2009 par la Coalition mondiale contre la pneumonie de l’enfant[i]. Elle a pour but de sensibiliser les responsables politiques, les professionnels de la santé mais également les citoyens comme vous et moi au problème de santé publique que constitue cette maladie.

Il s’agit de contribuer à la prévention du grand nombre de décès évitables que cause la pneumonie chaque année. Ainsi, lors de la première journée mondiale de la pneumonie en 2009, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ont lancé avec les autres membres de la coalition le Plan d’action mondial pour prévenir et combattre la pneumonie (GAPP). Ce plan met l’accent sur la nécessité de favoriser l’accès aux vaccins, d’améliorer la nutrition (via l’allaitement maternel exclusif par exemple), de réduire la pollution de l’air intérieur, et d’augmenter l’accès  aux médicaments antimicrobiens qui peuvent traiter la pneumonie.

A Brazzaville, capitale de la République du Congo, Anne Loumpangou raconte comment sa fille de 3 ans Emmanuelle a évité, in extremis, la mort que lui réservait la pneumonie. Emmanuelle souffrait de fièvre, de problèmes de respiration, elle avait du mal à dormir et pleurait sans cesse. Le paracétamol que lui administrait Anne n’ayant aucun effet, celle-ci décide de la conduire à l’hôpital. Le médecin lui annonce qu’Emmanuelle souffre de pneumonie et que ses poumons sont déjà atteints. On lui apporte alors les soins nécessaires, et quelques jours après, Emmanuelle est remise sur pied. « Désormais, je saurai reconnaitre les signes de la pneumonie et je vais témoigner de mon expérience auprès des voisines et de ma communauté pour qu’elles sachent que leurs enfants ne doivent pas courir les mêmes dangers que ma fille. Elles doivent faire correctement vacciner leurs enfants et dès les premiers signes de la maladie, elles doivent aller au centre de santé pour des soins adéquats » confie Anne.

Il est donc possible de sauver la vie des enfants déjà atteints par la maladie, mais également de prévenir celle-ci grâce notamment au vaccin contre le pneumocoque.

Et en matière de distribution de vaccins, nous pouvons citer le rôle majeur joué par GAVI Alliance. Il s’agit d’un partenariat public privé réunissant une multitude d’acteurs travaillant de concert  afin de soutenir et développer l’accès à la vaccination dans les pays pauvres. Parmi les membres de GAVI Alliance, nous retrouvons l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’UNICEF, la Banque Mondiale, la Fondation Bill et Melinda Gates, et bien d’autres acteurs encore dont notamment des instituts de recherche. Pour la période 2011-2015, GAVI Alliance met l’accent sur l’introduction des vaccins antipneumococciques et antirotavirus, qui vont permettre de lutter non seulement contre la pneumonie mais également contre la diarrhée, les deux maladies infantiles les plus meurtrières.

Il est temps que ces maladies devenues évitables grâce aux progrès de la science soient évitées grâce notamment à la solidarité. Il ne s’agit pas là de sauver la vie de millions d’enfants dans un simple élan de générosité et de charité, il est ici question de justice.


[i] Il s’agit d’un réseau d’organisations internationales, gouvernementales, non gouvernementales, communautaires, mais également d’instituts de recherche et d’établissements universitaires, de fondations et de personnes.

 

 

Depuis que je sais que je suis Wonder Woman


Oct 15th, 2012 1:18 PM UTC
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Par Laurène Secondé - Blogueuse et participante à la Monde Académie. Membre de ONE depuis le 10 octobre 2012

Depuis que je sais que je suis Wonder Woman, je ne vois plus la vie du même œil. Mercredi matin, en me connectant, j’ai appris que grâce à moi 5 millions d’enfants avaient été vaccinés contre la rougeole. L’idée me plaît bien, mais je décide tout de même d’en savoir plus. Quelque peu encline à trouver la faille chez ces vendeurs de rêve, je me dirige vers l’Hôtel de ville de Paris où l’on m’a donné rendez-vous sur Facebook.

J’aperçois un attroupement et des tentes. La manifestation est organisée par ONE, une ONG cofondée par le chanteur Bono qui s’est donnée comme objectif de lutter contre « l’extrême pauvreté et les maladies évitables, essentiellement en Afrique». On me renseigne sur le projet : « ONE est une organisation de plaidoyer et de campagne ». Du lobbying donc. « On fait essentiellement pression sur les gouvernements du Nord et en particulier les donateurs pour qu’ils tiennent leurs promesses envers le Sud » précise Verena Von Derschau, attachée de presse, avant de filer à l’Elysée, où Bono, après un passage à Bruxelles et Berlin, s’apprête à rencontrer François Hollande.

 

Une autre militante m’aborde, Ipad à la main. Il s’agit de Coline, 24 ans, assistante de plaidoyer. Elle m’explique que ONE, avec sa campagne « sauveteur du siècle », appelle les dirigeants européens à préserver l’aide au développement dans les prochains budgets de 2014 à 2020. Autant le dire, plonger dans les arcanes du budget de l’Union Européenne n’a jamais été ma tasse de thé, préférant de loin analyser la couleur de la veste du jour d’Angela Merkel. C’est l’occasion ou jamais de m’instruire un peu.

Le communiqué de presse m’aide à y voir plus clair. ONE a décidé de défendre le projet présenté en juin 2011 par la Commission Européenne qui prévoit une hausse de la part du budget européen destiné aux pays en développement. On me dit que si cette proposition était retenue par les pays membres, 51 milliards d’euros iraient à l’aide au développement sur cette même période 2014-2020. Plus précisément, la majeure partie de cette somme proviendrait du Fonds Européen au Développement (FED). Le reste serait alloué dans le cadre de la rubrique 4 du Cadre Financier Pluriannuel (CFP). Coline vient à mon secours et m’éclaire : la rubrique 4 correspond à « l’Europe dans le monde ».

Je comprends alors, comment, assise derrière mon écran d’ordinateur, j’ai tout à coup acquis le statut de sauveteur. En tant que contribuable européenne, j’ai permis d’améliorer les conditions de vie de personnes dans les pays en développement. Les choses sont bien faites. Tout irait pour le mieux si les dirigeants européens ne souhaitaient pas revoir cette aide à la baisse, austérité oblige. C’est donc ici que ONE intervient en organisant cette journée d’action : ils proposent aux passants, tous sauveteurs potentiels, de signer une pétition pour protéger cette aide au développement.

Pour Alexandre, 22 ans, community manager et bénévole, le schéma est simple : « la seule chose que l’on vous demande, c’est de prendre conscience de quelque chose que vous faites déjà !  ». C’est vrai que c’est simple. Autour de moi, les passants s’arrêtent, attentifs aux explications. Certains se font prendre en photo par les membres et leurs visages apparaissent alors sur un écran géant.

Et Bono dans tout ça ? Il a donc été reçu à l’Elysée mercredi après-midi, conjointement avec Bill Gates, qui, lui, promouvait les actions de sa propre fondation (Bill and Mélinda Gates Foundation). Quand je serai grande, moi aussi j’aimerais avoir ma propre fondation. En 2012, selon les premières estimations, la France a consacré 0,46% de son revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement, soit 9,35 milliards d’euros. Cet effort sera apparemment maintenu. Une bonne nouvelle pour ONE, qui nous fait cependant comprendre l’urgence de la situation à travers sa démarche devant l’Hôtel de ville. Un sommet des chefs d’Etat consacré au prochain budget de l’Union Européenne se tiendra en effet les 22 et 23 novembre à Bruxelles.

De faille, il n’y en avait donc pas. Et dubitative, je ne le serai donc plus à l’ouverture des nombreux mails que ONE m’a promis. Ce n’est pas tous les jours que l’on vous révèle que vous avez – avec beaucoup d’autres – accepté une mission pareille : contribuer au recul de la misère et de la maladie dans le monde.

PS : Laurène blog toute l’année sur son aventure en tant que journaliste pour le « Monde Académie », vous pouvez retrouver son blog : ici !


Merci pour votre mobilisation dans le cadre de la campagne #sauveteur du siècle!


Oct 11th, 2012 5:54 PM UTC
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A l’heure où le prochain budget septennal de l’Union européenne risque de faire les frais de l’austérité ambiante, des membres de ONE se sont mobilisés dans le cadre d’un évènement grand public sur le Parvis de l’Hôtel de Ville à Paris pour protéger la partie dédiée à l’aide au développement.

Cette manifestation a été organisée dans le cadre du lancement de notre nouvelle campagne intitulée « sauveteur du siècle ». Toute la journée les photos des centaines de participants à l’opération ont défilé sur un écran géant arborant le titre « vous êtes un sauveteur du siècle ».

Organisé en partenariat avec la Mairie de Paris, cet évènement était destiné à faire comprendre aux citoyens qu’en tant que contribuables européens, ils ont, sans le savoir, permis d’améliorer la vie de millions de personnes dans les pays en développement.

Pierre Schapira, l’adjoint au maire de Paris chargé des affaires internationales, des affaires européennes et de la francophonie et le président de ONE, Michael Elliott, étaient aussi sur place pour soutenir notre opération !

Des opérations similaires ont également été mises en places à Londres (Victoria Station) et à Berlin (Whashington Platz).

A un mois de la tenue d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernements consacré exclusivement au prochain budget septennal, cette action a été l’occasion de clamer haut et fort que les citoyens européens souhaitent que l’aide européenne, qui est parmi les plus efficaces et les plus transparentes au monde, soit protégée.

Pierre Moscovici, le ministre des Finances, a affirmé hier vouloir que l’UE “conserve” le niveau de son aide au développement ” à travers les négociations budgétaires qui viennent, qui ne doivent pas porter atteinte” à cet objectif.

Cette déclaration est la preuve que plus nous sommes nombreux à nous mobiliser, plus notre voix sera entendue ! Vous êtes des #sauveteurs !

Toutes les photos de l’évènement sont disponibles ici.

Si vous n’avez pas pu vous rendre sur place, vous pouvez aussi participer à notre campagne en ligne. Cliquez ici.

Merci des milliards de fois pour votre soutien inconditionnel !

 

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