Dec 3rd, 2012 11:17 AM UTC
By Isabelle De Lichtervelde
En 2008, lorsque les prix des denrées alimentaires sont montés en flèche, les donateurs ont cherché des idées ingénieuses afin d’aider les communautés vulnérables à y faire face en augmentant la production alimentaire locale et en leur permettant de gagner assez d’argent pour acheter de la nourriture et épargner en prévision des moments difficiles.
Une de ces merveilleuses idées est née au Kenya où une émission de radio – financée par l’Union européenne et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) –encourageait l’utilisation de meilleures techniques agricoles au sein d’une population rurale dispersée. Cela a réellement changé des vies.
Expérimentée dans 14 districts de la province de la Vallée du Rift au Kenya, une région à fort potentiel dans le domaine de la production laitière, la série radio de quatre mois a diffusé des méthodes pour améliorer la production laitière en s’adressant à une audience aussi large que possible ; y compris les mamans et les jeunes. L’objectif à long terme était d’améliorer les revenus des ménages et leur niveau de vie.
M. Isaac Ngetich, un agriculteur du district de Koibatek explique : «Notre région a un fort potentiel pour la production laitière qui n’est pas pleinement exploité. Les programmes radio nous ont aidés. » Il poursuit : « Grâce à ce programme, j’ai gagné le prix du meilleur agriculteur en passant de 3 litres de lait produits à 4, 5, 7 puis 10. Je gère désormais 2 hectares de pâturage et j’ai compris l’importance d’avoir une bonne tenue des dossiers pour surveiller les performances et identifier les domaines d’amélioration dans la gestion des animaux».
Les programmes ont également offert des conseils pratiques comme la façon de produire de l’ensilage pour nourrir le bétail. Après avoir écouté l’émission de radio et plus tard assisté à une démonstration de hache-paille (un dispositif pour hacher la paille et le foin), Isaac a décidé d’en faire lui-même l’expérience. «Aujourd’hui, je suis capable de couper assez d’herbe pour mes animaux et de vendre le surplus ».
Les programmes radio ont eu un grand succès rassemblant jusqu’à 1,2 millions d’auditeurs chaque semaine. « Quand les programmes ont commencé, j’ai acheté une radio, je pouvais ainsi suivre les programmes quel que soit l’endroit où je me trouvais. Je prenais des notes et j’essayais de suivre les conseils donnés à la radio. Ma production de lait est ainsi passée de 15 à 36 litres» nous confie Isaac Rotich, président de Muserechi Young Farmers (les jeunes agriculteurs de Muserechi). « Je ne travaille pour personne d’autre et pourtant, je suis en mesure de subvenir aux besoins de mes enfants».
Les programmes radio ont eu un grand succès rassemblant jusqu’à 1,2 millions d’auditeurs chaque semaine. « Quand les programmes ont commencé, j’ai acheté une radio, je pouvais ainsi suivre les programmes quel que soit l’endroit où je me trouvais. Je prenais des notes et j’essayais de suivre les conseils donnés à la radio. Ma production de lait est ainsi passée de 15 à 36 litres» nous confie Isaac Rotich, président de Muserechi Young Farmers (les jeunes agriculteurs de Muserechi). « Je ne travaille pour personne d’autre et pourtant, je suis en mesure de subvenir aux besoins de mes enfants».
Paul Cheruiyot, président de Torongo Farmer’s Cooperative (Dairy) (Coopérative des éleveurs laitiers de Torongo) souligne : « Depuis la création de notre coopérative, notre principal défi a été de réduire le rejet du lait qui était en augmentation depuis des années et qui a atteint un pic de 2000 litres quotidien en 2009. Grâce à ce programme, nos membres s’engagent désormais dans la production de lait propre et sont même parvenus à réduire le rejet de 2000 à 100 litres».
A l’heure de l’Internet, ce programme montre que la radio a toujours le pouvoir de changer des vies à grande échelle. « Le programme de radio peut s’adresser à la fois aux propriétaires, aux travailleurs et aux familles» souligne Cheruiyot. Grâce à la réduction du rejet de lait, nos membres sont biens mieux lotis».
L’amélioration des niveaux de production laitière et la réduction des niveaux de rejet du lait signifiaient plus d’argent pour les agriculteurs ruraux, y compris les femmes. Cela a alors conduit à la création de la Savings and Credit Society (Société d’épargne et de crédit) qui aidera les agriculteurs ruraux à mettre de l’argent de côté pour se prémunir contre de futures envolées des prix.
Face au succès rencontré par ce premier projet, un autre programme de radio a été mis en place et est actuellement diffusé dans 10 autres districts Kenyans. Des programmes de radio similaires sont également en train d’être mis en place dans des zones arides et semi-arides dans le cadre du programme de Développement Rural au Kenya (KRDP) financé par l’Union européenne. Le gouvernement kenyan supporte également des initiatives similaires.
A propos de la FAO
L’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) est une agence spécialisée de l’ONU qui dirige les efforts de la communauté internationale en vue de combattre la faim. Atteindre la sécurité alimentaire pour tous est au cœur des efforts de la FAO, qui cherche à assurer l’accès régulier de tous à suffisamment d’aliments de qualité pour qu’ils puissent mener des vies actives et saines. Visitez le site de la FAO.
Nov 22nd, 2012 1:23 PM UTC
By Isabelle De Lichtervelde
Au Kenya, la petite mouche tsétsé est un gros problème. Sa piqûre peut transmettre une maladie mortelle, appelée maladie du sommeil pour sa forme humaine, et Nagana pour sa forme animale qui touche le bétail. L’impact économique de la maladie peut également être dévastateur. Cependant, grâce à une expérience financée par l’Union européenne, des éleveurs au Kenya luttent contre la maladie grâce à un collier répulsif révolutionnaire.
Ce nouvel accessoire « à la mode » pour les vaches kényanes participe à sa manière au bien être, à la sécurité alimentaire et à la prospérité générale des éleveurs de bétails en Afrique. Il a été imaginé et développé par des scientifiques du Centre International de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE). Les répulsifs ont été identifiés en se basant sur les odeurs des animaux que la mouche tsétsé évite généralement. Le projet de 2 millions d’euros se déroule jusqu’en juin 2013.
Le coordinateur du projet, le professeur Rajinder Saini, affirme que le projet a réduit l’impact de la maladie de plus de 90% pendant la période test. La grande majorité des éleveurs participants signalent qu’ils peuvent maintenant mettre leurs animaux en pâturage où ils le souhaitent, y compris dans des espaces envahis par la mouche tsétsé.
Grâce à ces plus larges espaces de pâturage, le poids des animaux porteurs de colliers a augmenté de manière significative, ce qui permet ensuite de les vendre à un prix plus élevé. La production laitière a également augmenté.
L’effet économique est important. « Avant que l’ICIPE ne vienne avec ces colliers, le prix de vente [du bétail] était entre 91 et 110 € par tête. Avec les colliers et la hausse du poids qui a suivi, nous pouvons aujourd’hui vendre les animaux à plus de 322€ » affirme Sabina Tsehlo, un des bénéficiaires du projet qui habite Mkongani, sur la côte kenyane.
« Avant d’utiliser les colliers, je récupérai 1,5 litres de lait par jour, maintenant j’en ai 3 litres. Nous pouvons enfin commencer à utiliser des animaux de meilleure race », ajoute Mary Ben Nzazi de Mangawani.
Suleiman Shee, également de Mangawani, affirme que « grâce aux colliers, je peux emmener paitre mes vaches tôt le matin, et tard le soir, sans être dérangé par les mouches, qui sont plus actives à ces périodes. Le poids de mes animaux augmente également et nous pouvons gagner plus d’argent en les vendant ».
A Zunguluka, les fermiers constatent également les bénéfices de ce projet de l’UE contre la mouche tsétsé.
Mohammed Sheria affime ainsi avec fierté : « Avant l’utilisation des colliers répulsifs de l’ICIPE, je devais payer plus de 275€ pour labourer mes 20 acres de terrain. Maintenant, je peux utiliser mes taureaux protégés et c’est gratuit ».
« Auparavant, mes taureaux labouraient 1 acre par jour, maintenant ils peuvent faire jusqu’à 3 acres par jour », a ajouté Mwalimu M. Sheria.
Le développement de la technologie des répulsifs contre la mouche tsétsé pourraient ainsi permettre une contribution significative afin d’améliorer la sécurité alimentaire en Afrique.
Selon le professeur Saini, « l’amélioration de la santé et de la productivité du bétail peut permettre à ces fermiers de se sortir de la trappe à pauvreté ».
Suite à aux résultats fructueux de ce projet, le professeur Saini et son équipe espère pouvoir continuer à optimiser le collier et développer la taille du projet, afin que plus de fermiers au Kenya et dans d’autres pays affectés par les mouches tsétsés puisse avoir accès à cette technologie. Ils espèrent pouvoir produire en série ces colliers testés au Kenya qui ne sont pas en métal, ne coûtent pas cher et sont simples d’utilisation par les éleveurs. Par ailleurs l’ICIPE souhaite également étudier la possibilité d’adapter les colliers répulsifs pour protéger les êtres humains.
A propos d’ICIPE
Le Centre International de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE) est un institut international de recherches basé à Nairobi, au Kenya. Sa mission est de lutter contre la pauvreté, d’améliorer la sécurité alimentaire et la situation sanitaire des populations vivant dans les pays du Sud, en créant et développant des outils et des stratégies pour contrôler les arthropodes nuisibles et ceux qui sont utiles, le tout en préservant les ressources naturelles. Ils se basent pour cela sur la recherche et le renforcement des capacités des populations.
Pour en savoir plus sur ICIPE, visitez leur site internet : http://www.icipe.org (en anglais)
Oct 29th, 2012 5:50 PM UTC
By blogueur invité
Cela fait des décennies que les agriculteurs en Afrique ont des difficultés pour produire suffisamment de nourriture grâce aux terres dont ils sont propriétaires. Mais dans l’est du Kenya, plus de 50 000 agriculteurs utilisent à présent des techniques innovatrices pour empêcher les ravageurs et les mauvaises herbes de détruire leurs plantations. Les résultats sont impressionnants. Le système, appelé « pousser-tirer », est maintenant repensé pour faire face au défi supplémentaire que représente le changement climatique pour la sécurité alimentaire.
Le système « pousser-tirer » qui a initialement été développé il y a plus de 20 ans par le Centre International de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE), fonctionne en mélangeant des plantes qui éloignent les ravageurs et les mauvaises herbes (pousser), et d’autres, plantées en bordure, qui attirent les ravageurs vers l’extérieur des plantations afin qu’ils pondent leurs œufs là où ils causeront le moins de dégâts (tirer).
C’est une idée simple mais révolutionnaire qui peut presque doubler le volume de nourriture que les agriculteurs récoltent sur leurs terres. De plus, cette technique est peu coûteuse et ne nécessite pas l’utilisation de techniques complexes, ce qui permet aux petits agriculteurs d’y avoir facilement accès. Le système utilise des plantes disponibles localement et s’intègre bien dans les systèmes traditionnels de plantations multiples en Afrique.
« J’ai bénéficié d’améliorations majeures » se félicite Emai Ikapolok David, un agriculteur du district de Teso-Nord au Kenya. « Avant, je récoltais 50kg sur un terrain de 0.4 ares, mais maintenant grâce à la technique de « pousser-tirer », je récolte 540kg de maïs sur la même parcelle. La fertilité de mon sol s’est améliorée et il y a moins de striga (une mauvaise herbe) et d’insectes térébrants (nuisibles perceurs de tiges) dans le jardin ».
La communauté éprouve également un plus grand sentiment de sécurité. « Les cas de vols ont diminué car tout le monde a assez à manger » affirme Eric Odhiambo, le chef adjoint de Ginga, dans le district de Siaya.
Cependant, les agriculteurs d’Afrique sub-saharienne et de la planète doivent maintenant faire face à de nouvelles menaces à cause du changement climatique. Les cultures de la région étant pluviales (non-irriguées), cela crée une hausse de l’incertitude et par conséquence une hausse des demandes concernant la technique du « pousser-tirer », afin de permettre aux plantes de mieux résister aux conditions climatiques de plus en plus irrégulières.
En mars 2011, ICIPE a lancé le projet ADOPT (adaptation et dissémination de la technique du pousser tirer au changement climatique). Le projet d’un montant de 2,9 millions d’euros, financé par l’Union européenne, a pour objectif de créer une forme de « pousser-tirer » résistant à la sécheresse et concernera un million d’agriculteurs d’ici à 2020.
« Grâce au financement que nous avons reçu de la part de l’UE, nous avons pu approfondir nos recherches et impliquer plus d’agriculteurs et plus de pays » affirme Zeyaur Khan, le coordinateur du projet ADOPT d’ICIPE. « Grâce à nos recherches, nous avons trouvé des plantes « pousser-tirer » qui sont plus efficaces que celles que nous utilisions auparavant » a-t-il ajouté, « elles peuvent survivre à des périodes de sécheresse plus longues ».
Le projet ADOP va bénéficier directement à plus de 50 000 petits producteurs de céréales et propriétaires de bétail. Il va également permettre d’améliorer la disponibilité de la nourriture pour plus d’un demi-million de personnes vivant dans des régions sèches et vulnérables au changement climatique au Kenya, en Tanzanie et en Ethiopie.
Les résultats sont impressionnants. « La mise en place et l’adoption de ces plantes « pousser-tirer » adaptées à la sécheresse a permis de tripler les rendements » a précisé Zeyaur Khan. « Sur le long terme, cela va aussi permettre de renforcer la fertilité des sols. Les agriculteurs n’auront plus besoin d’utiliser d’engrais ».
Sans le financement de l’UE, il affirme qu’ICIPE n’aurait pas pu adapter cette technique au changement climatique. « Les autres donateurs ne financent que la technique traditionnelle, c’est pourquoi ce financement est très important à la fois pour nous, mais également pour les pays dans lesquels nous travaillons et pour les petits agriculteurs qui doivent faire face à de longues sécheresses et qui ne peuvent pas produire suffisamment de nourriture pour eux même ».
A propos d’ICIPE
Le Centre International de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE) est un institut international de recherches basé à Nairobi, au Kenya. Sa mission est de lutter contre la pauvreté, d’améliorer la sécurité alimentaire et la situation sanitaire des populations vivant dans les pays du Sud, en créant et développant des outils et des stratégies pour contrôler les arthropodes nuisibles et ceux qui sont utiles, le tout en préservant les ressources naturelles. Ils se basent pour cela sur la recherche et le renforcement des capacités des populations.
Pour en savoir plus sur ICIPE, visitez leur site internet : http://www.icipe.org (en anglais)
Pour en savoir plus sur la technique du « Pousser-tirer » : http://www.push-pull.net (en anglais également)
Oct 29th, 2012 5:24 PM UTC
By blogueur invité
La survie de plus des deux tiers des kényans dépend de la nourriture qu’ils produisent en cultivant leurs terres culture et de l’élevage des animaux. Or, à cause des périodes de sécheresse récurrentes, beaucoup de personnes doivent se battre pour produire assez de nourriture sur leurs propres terres, en particulier dans les régions du Kenya considérées comme arides ou semi-aride, soit 83% de la surface totale du pays.
Le projet intitulé “Farm Africa Dryland Farming Project” (le projet pour l’agriculture en Afrique et la culture sèche) financé par l’Union Européenne a pour objectif d’améliorer rapidement la sécurité alimentaire des foyers d’agriculteurs kenyans. Entre janvier 2010 et octobre 2011, l’organisation Farm Africa a travaillé avec de petits exploitants agricoles dans les districts de Kitui et Mwingi, à l’Est du Kenya, pour les former à l’utilisation de techniques plus élaborées d’élevage des chèvres laitières, de conservation de l’eau, mais également de culture dans des conditions arides. A 90% financé par l’Union Européenne, le projet à directement bénéficié à 7 000 petits agriculteurs.
Madame Mwende Tuvi est l’une des bénéficiaires de ce projet. Dans le passé, elle a également bénéficié du projet « Farm-Africa’s Gairy Goat project » (Afrique Agriculture pour l’élevage des chèvres 2005-2010) financé par l’UE.
« Le projet m’a permis de découvrir des cultures tolérant la sécheresse, ainsi que les outils dont j’avais besoin pour cultiver la terre » explique-t-elle. « Je suis ravie ! Depuis que j’ai été initiée à ces cultures, et avec le fumier des animaux, je récolte assez de nourriture pour la maison, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. J’ai ainsi pu scolariser mon second fils. Vous savez, quelque chose est en train de se passer ici » dit-elle en souriant. « Il m’arrive par exemple de vendre du fumier, et cela me permet de payer les frais de scolarité de mon fils. Il étudie le journalisme. Qui aurait pu imaginer cela avant le projet dont nous bénéficions ? Peut-être qu’une fois diplômé, mon fils écrira à propos de cette grande transformation ». Elle nous a également dit que son fils aîné n’avait plus besoin de leur envoyer de l’argent car désormais ils sont en mesure de subvenir à leurs besoins.
Quand nous avons rendu visite à Madame Mwende Tuvi, l’activité battait son plein : son mari était occupé à nourrir les animaux, des constructeurs travaillaient à l’aménagement de la maison qu’elle est en train de construire, et Madame Mwende s’occupait des chèvres. Avant le projet, elle devait se battre pour nourrir ses enfants et les envoyer à l’école. Elle vivait dans une maison aux murs de boue, comme celle qu’elle utilise aujourd’hui pour ses chèvres.
A notre arrivée, le téléphone a sonné, quelqu’un souhaitait lui acheter une de ses chèvres. Le marché a vite été conclu pour l’équivalent de 140€. Elle a alors commencé à nous parler des bonnes affaires qu’elle concluait. Elle peut maintenant vendre une chèvre arrivée à maturité pour l’équivalent de 240€. De plus, avec toutes les chèvres qu’elle a, elle obtient suffisamment de lait pour les besoins de sa famille. Elle peut aussi en vendre pour couvrir ses autres dépenses telles que la main d’œuvre occasionnelle à laquelle elle recourt pour entretenir ses animaux et son jardin.
L’Union Européenne a mis de côté une partie des fonds dédiés initialement au projet afin de l’utiliser pour former une épargne de crédit coopératif (SACCO) dans la région, ce qui a permis de poursuivre le travail initié par le projet. Mme Mwende a également eu recours à cette coopérative. “J’ai emprunté à SACCO et j’ai pu démarrer une petite entreprise. Je travaille pour l’instant de la maison en raison des travaux de construction en cours”, a-t-elle expliqué.
Grâce aux fonds de l’Union Européenne, le Dryland Farming Project prouve que la conservation des sols et des eaux et l’utilisation de cultures tolérant la sécheresse peuvent aider les agriculteurs à se sortir de la pauvreté.
Madame Mwende est on ne peut plus d’accord.
A propos de Farm Africa
Farm Africa est une ONG qui travaille avec les petits agriculteurs et éleveurs africains. Elle a pour objectif de réduire la pauvreté en développant des approches innovantes de gestion des ressources naturelles, aidant ainsi les agriculteurs africains à se sortir de la pauvreté.
Rendez-vous sur : http://www.farmafrica.org.uk
Sep 10th, 2012 3:49 PM UTC
By Aïssata Ba
Le vendredi 7 septembre, s’est achevé à Naples, le sixième Forum Urbain Mondial avec pour thème : « le futur urbain ». Pour beaucoup de pays en développement, la question de futur urbain pose celle de la sortie des bidonvilles. Comme solution, une activité souvent reléguée au monde rural s’implante de plus en plus chez les citadins : l’agriculture.
En milieu rural, dans de grands espaces, l’agriculture a fait ses preuves en tant que pourvoyeur à la fois d’alimentation et d’emploi. Mais dans un environnement urbain où les terrains manquent, on peut s’interroger sur la manière de mener une occupation agricole. La réponse se trouve dans « l’agriculture en sac ». Reprise sous la forme de « jardinières en sac » dans un article du Monde daté du 5 septembre, l’expression vient du mode de culture urbain créé par l’association Solidarités International.
Pour palier à la sous-nutrition résultant de la surpopulation urbaine dans l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique, Kibera, au Kenya, entrainant manque de terres cultivables et incapacité à acheter les aliments trop chers sur le marché, l’association lance son programme en 2007. Des sacs de riz ou de farine usagés, nécessitant de la terre et peu d’eau sont fournis aux habitants de Kibera, qui apprennent à cultiver choux, épinards et à planter d’autres graines.
Les cultures en sac ne répondent pas qu’au besoin immédiat de s’alimenter. Elles permettent également, grâce à l’apprentissage de méthodes de cultures simples sur de petits espaces, de s’initier à l’agriculture et d’en faire un véritable métier. Elles présentent ainsi une solution aux problèmes de manque d’emploi et de stabilité, aussi symboliques des bidonvilles que l’habitat délabré de ces zones citadines que l’on appelle encore « quartiers informels », construits au rythme des arrivées massives, en constante croissance, de populations rurales et d’un accroissement naturel tout aussi élevé.
L’augmentation de la population urbaine entraine une réflexion grandissante des organismes internationaux sur les solutions à la surpopulation urbaine. Dans la révision 2011 de son rapport sur les « Perspectives de l’urbanisation mondiale », la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies établit, qu’actuellement, plus de 50 % des habitants de la planète résident en zone urbaine, avec une croissance en Afrique subsaharienne, la plus rapide au monde. Le Forum Urbain Mondial a été conçu par l’ONU Habitat pour rassembler les leaders mondiaux et leurs partenaires afin d’encourager la coopération internationale sur la question du développement urbain. Lors de la dernière conférence, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation, et l’agriculture (FAO) a concentré ces interventions sur le thème d’ « alimentation et agriculture pour le futur urbain » tandis que d’autres organisations internationales abordent des questions de santé, d’architecture, d’économie verte ou d’environnement au sein des villes surpeuplées.
L’agriculture urbaine permet ainsi un rapprochement entre pays du Nord et du Sud qui trouvent un véritable vivier d’échanges autour de questions communes sur les enjeux de l’explosion démographique urbaine.
Jul 9th, 2012 5:38 PM UTC
By Leonard Francelet
Selon un communiqué publié aujourd’hui par l’ONUSIDA, l’accès aux traitements contre le VIH est 100 fois plus important qu’il ne l’était il y a 10 ans. Pour continuer sur cette lancée, l’ONUSIDA recommande que l’Union africaine réexamine la feuille de route actuelle afin d’accroître l’accès aux traitements et de lui assurer un financement durable.
En à peine 2 ans, le nombre total de personnes en Afrique subsaharienne recevant un traitement antirétroviral a grimpé pour atteindre le nombre de 6,2 millions de personnes en 2011. Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA est loin d’être le dernier étonné : « il y a dix ans, nous n’aurions jamais pu imaginer fournir des traitements antirétroviraux à tant de personnes en Afrique ».
Selon des estimations préliminaires, les progrès les plus forts auraient été accomplis en Afrique du Sud, au Zimbabwe et au Kenya. En 2011, pas moins de 300 000 personnes en Afrique du Sud ont commencé un traitement, 100 000 au Kenya et 150 000 au Zimbabwe.
Grâce à quoi ? Entre autres, à une baisse spectaculaire du coût des régimes de traitements contre le sida. En 2000, le coût d’un an de thérapie de première ligne était de l’ordre de 10 000 dollars par personne. Aujourd’hui, il se chiffre à moins de 100 dollars par personne.
Thomas Yayi Boni, docteur de formation, Président du Bénin et de l’Union africaine s’est réjoui de ces progrès, mais a reconnu qu’il restait beaucoup à faire, en travaillant notamment aux côté des dirigeants et des partenaires africains afin de trouver des solutions durables.
Et l’accès aux traitements sera d’ailleurs un des sujets clés dont parleront les dirigeants africains au sommet de l’Union africaine qui se tiendra les 15 et 16 juillet. Ils en profiteront pour discuter d’une nouvelle feuille de route pour combattre le sida, la tuberculose et le paludisme d’ici à 2015. Il sera question de la dépendance du continent envers l’extérieur en ce qui concerne les médicaments. Actuellement, plus de 80% des médicaments contre le sida distribuées en Afrique sont importée, et une grande majorité des traitements sont payés grâce à l’aide financière extérieure.
May 9th, 2012 10:41 AM UTC
By Leonard Francelet
Le proverbe dit « Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à pêcher, il mangera toute sa vie. » Un enseignant devenu éleveur a détourné en ces termes cet adage vieux de plusieurs siècles : « Ne me donne pas de poisson, apprends-moi à pêcher. Cette pompe est notre filet de sécurité, notre avenir. »
Jeune retraité de l’enseignement, James Inguza Malondo n’avait ni économies, ni pension, ni revenus pour subvenir aux besoins de ses 13 enfants, de ses nombreux petits-enfants et d’une mère âgée. Sans perspective d’avenir dans son petit village pauvre de l’ouest du Kenya, il est parti en 2006 avec sa femme Loretta et sa famille tenter sa chance dans le nord-est du pays, dans la ville plus prospère de Matunda. Son rêve ? Vivre de l’agriculture et offrir à sa famille une vie meilleure.
Alors qu’il démarrait sa petite exploitation, James a entendu parler grâce à un ami de la pompe à eau KickStart MoneyMaker. Cette pompe manuelle, qui ne coûte qu’une trentaine de dollars, peut aspirer de l’eau d’un puits ou d’un réservoir sur une distance de plus de 15 mètres, pèse 4,5 kg et peut irriguer un demi-hectare de terre environ. Avec une telle pompe, James pourrait cultiver davantage sans devoir investir dans du matériel complexe et coûteux. Il a donc décidé d’acheter cette pompe.
Un an plus tard, James et sa famille « ont réussi ». Ils vivent dans une nouvelle maison en pisé et s’apprêtent à développer encore leur exploitation qui cultive des tomates, des choux (kalé), du niébé, du maïs et du sorgho pendant presque toute l’année. Ses récoltes sont aujourd’hui suffisantes pour nourrir sa famille et il peut même vendre les surplus à un négociant en légumes pour gagner encore plus d’argent.
« Nos voisins n’en reviennent pas qu’en tout juste un an, nous avons pu faire pousser tout cela ; c’est comme si notre lopin avait surgi de terre avec déjà tous ces légumes. Lorsque mon prochain enfant se mariera, je lui offrirai une pompe MoneyMaker et des pièces de rechange. Le jeune couple aura alors tout ce dont il a besoin, » explique James.
Des success stories comme celle de James, il y en a déjà eu des centaines de milliers dans toute l’Afrique. Depuis 1998, Kickstart a vendu 175 000 pompes, aidant ainsi plus d’un demi-million d’habitants à sortir de la pauvreté. Pour garantir l’accès, les pompes sont distribuées par des revendeurs locaux et des événements de marketing – comme des concours de pompage – sont utilisés pour démontrer l’efficacité de ces systèmes. Un agriculteur kenyan moyen comme James peut ainsi gagner plus de 120 dollars par mois – plusieurs fois le salaire moyen en zone rurale – en vendant les cultures produites grâce à la pompe MoneyMaker. Le prix de cette pompe a été fixé de façon à ce que les agriculteurs puissent la rentabiliser en trois- à six mois, la durée d’une saison des semis.

Les pompes Kickstart figurent parmi les « 10 inventions qui vont changer notre monde » du magazine Newsweek. Et ce n’est pas James qui le contredira.
Kickstart a vu le jour aux États-Unis en 1991. L’entreprise est active au Kenya, en Tanzanie, au Mali, en Zambie et au Burkina Faso. Elle s’est donné pour mission de sortir rapidement et durablement des millions de personnes de la pauvreté, pour un rapport coût-efficacité optimal. L’organisation entend être totalement auto-suffisante au Kenya d’ici 2014. Elle espère en effet que d’ici là, le produit sera suffisamment répandu pour que des économies d’échelle diminuent les coûts de production et les dépenses de marketing.
TAGS: AAA, Afrique, Agriculture, Kenya
Dec 13th, 2011 6:39 PM UTC
By Edith Jibunoh
L’Africa Youth Trust (AYT) est le dernier de nos 5 finalistes que nous vous révélons avant l’annonce du vainqueur du Prix ONE Pour l’Afrique !
AYT (Africa Youth Trust) a été fondée en 2005 par un groupe de cinq jeunes, tous travaillant dans des secteurs différents, mais ayant un intérêt commun : placer les jeunes au devant de la scène. Ils se sont aperçus que des initiatives éparpillées, dans lesquelles ils étaient tous individuellement impliqués, ne pouvaient pas être assez efficaces pour provoquer le changement. Avec ce constat, ils ont combiné leurs efforts et aujourd’hui, leur modèle promeut des partenariats entre les anciennes et les nouvelles générations, en mettant l’accent sur l’autonomisation économique et la bonne gouvernance. Aujourd’hui, trois des fondateurs d’AYT sont encore impliqués dans les actions de l’organisation.

L’équipe d’AYT et leurs membres
La majeure partie de leurs programmes est réalisée par des jeunes. AYT y intègre un volet de recherche, afin d’évaluer les changements et les impacts des programmes, un volet de renforcement des capacités pour la durabilité de ses actions, ainsi qu’un volet de plaidoyer, mené par les jeunes eux-mêmes en ciblant les décideurs politiques. Ils ont également créé un guide pour l’action des jeunes contre la corruption et l’ont utilisé pour former, à ce jour, 96 jeunes. AYT est également impliqué dans la formation professionnelle comme moyen d’encourager les jeunes à s’impliquer dans l’entreprenariat. La jeunesse africaine utilise beaucoup Facebook et Twitter, en particulier au Kenya. Ces réseaux sociaux ont ainsi permis à AYT d’interagir activement et efficacement avec les jeunes et d’encourager les débats.
Au début des activités AYT, ses fondateurs se sont rendus compte que de nombreux jeunes africains étaient impliqués dans des activités de corruption sans se rendre compte que cela les en rendait de fait complices, simplement à cause de leur manque de connaissances. Afin de répondre à cela, ils ont collaboré avec la Commission Anti-Corruption du Kenya (KACC) pour former les jeunes sur ce que signifiait la corruption, ce qui leur a permis de s’organiser entre eux pour surveiller et signaler les actes de corruption. Avec le soutien d’un programme financé par l’USAID, AYT a aussi formé les jeunes à mener des audits au Fonds de Développement des Circonscriptions, qui sont conçus pour canaliser les ressources vers les programmes liés à la jeunesse. Ces fonds étaient tristement connus pour leurs détournements, mais avec la capacité d’organisation de la AYT, les jeunes ont commencé à poser des questions sur ces fonds, destinés à favoriser leur développement, et à surveiller leurs décaissements.

Des bénéficiaires du programme d’autonomisation d’AYT
Bien qu’il existe d’autres organisations dévouées à la jeunesse au Kenya, très peu sont engagées dans la promotion d’une discussion intergénérationnelle qui permette la création d’une plate-forme pour que les jeunes à s’impliquent dans les politiques. La culture de la société civile au Kenya est connue pour être essentiellement conflictuelle, une réaction défensive à l’hostilité des gouvernements précédents quant à la société civile. Mais depuis 2002, le nouveau gouvernement y est beaucoup plus réceptif. Alors plutôt que de devenir une sorte chien de garde du gouvernement kenyan, l’approche d’AYT a été de promouvoir le dialogue entre les décideurs politiques et les jeunes. Leur approche non-conflictuelle est vraiment l’une des stratégies clés qui ont permis à AYT d’être couronnée de succès. En adoptant une telle approche, les membres d’AYT gardent une certaine distance avec le gouvernement grâce à laquelle ils peuvent démontrer la réelle valeur des alternatives qu’ils proposent quant à la perception des problèmes systémiques qui favorisent la corruption.
L’Africa Youth Trust fait un travail incroyable! Nous encourageons leurs efforts et les félicitons pour avoir rejoint la liste des finalistes 2011 du Prix ONE pour l’Afrique!
Oct 24th, 2011 3:58 PM UTC
By Friederike Röder
L’ADDHU – Association de Défense des Droits de l’Homme – est une organisation-non-gouvernementale basée au Portugal en faveur du développement et à l’éradication de la pauvreté.
Elle développe des projets d’Education pour les Droits de l’Homme, de Coopération pour le Développement et d’Aide Humanitaire sur le plan national et international, notamment au Kenya et au Népal, où elle possède deux bureaux et de nombreux volontaires.
Leur objectif est de fournir une aide aux enfants et familles dans le besoin tout en encourageant un développement pérenne de ces communautés et en éveillant les consciences au sein de la population portugaise, en particulier chez les jeunes. L’ADDHU a lancé une campagne et des programmes pour aider les populations directement touchées par la famine, via leur bureau kenyan (l’ADDHU travaille depuis 4 ans dans les bidonvilles de Nairobi).
Ses actions les plus remarquables et efficaces sont la mise en place d’une ligne téléphonique grâce à laquelle des dons peuvent être faits, un programme alimentaire scolaire dans les bidonvilles et leurs « cadeaux de l’espoir ». Ces derniers consistent à acheter un bien, allant de livres scolaires à des vaches ou chèvres, via le site internet de l’ADDHU, qui ira directement à une famille kényane.
ONE salue et félicite cette ONG et vous invite tous à visiter leur site internet (malheureusement disponible seulement en anglais et en portugais).
Aug 5th, 2011 2:11 PM UTC
By Sara Kianpour
Nombreux sont les organisations partenaires de ONE qui agissent en première ligne pour faire face à la crise alimentaire qui touche la Corne de l’Afrique. Vous trouverez ci-dessous un bref aperçu de leurs actions en faveur des 12 millions de personnes touchées par la crise. Nous vous invitons vivement à visiter leurs sites et ainsi voir comment vous pouvez aider.
Aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à signer notre pétition demandant à l’ensemble des dirigeants du monde de réunir les fonds nécessaires pour faire face à la crise, et surtout, de tenir leurs engagements permettant la mise en œuvre de solutions pérennes : investir dans l’agriculture, aider les petits fermiers, de créer des infrastructures de stockage et de transport pour des récoltes, d’améliorer le rendement grâce à des techniques modernes et de prévoir des structures de secours et de sécurité pour les situations de crise.
- Acted : De l’Ouganda au Sud de la Somalie, en passant par le Kenya, les équipes d’Acted interviennent au quotidien pour assurer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, pour améliorer la sécurité alimentaire des populations menacées, en reconstruisant et en développant de nouveaux moyens de subsistance.
- Action contre la faim : Avec plus de 30 ans d’existence, ACF a les capacités et l’expérience sur le terrain pour faire face à ce type de situation. Elle est, par ailleurs, une des rares organisations internationale capable de mener ses activités humanitaires dans des contextes aussi volatiles. Les quelques 500 employés d’ACF déjà actifs au Kenya, en Ethiopie, à Djibouti et en Somalie travaillent en étroite collaboration et augmentent tous leurs activités pour faire face à la situation. Une unité de coordination régionale est en place à Nairobi ainsi qu’une forte mobilisation des 5 sièges de l’association (UK, USA, France, Espagne, Canada).
- Care France : Dans certaines régions de l’Ethipie, CARE, en collaboration avec le gouvernement local, a ouvert 21 sites de déstockage permettant de redonner un semblant de valeur aux animaux émaciés et improductifs proches de la mort et d’éviter que des conflits ne surviennent en raison de la concurrence qu’il existe autour du petit nombre de pâturages. CARE achète le bétail pour 800 Birr (47 $) par tête, et fournit du foin et de la nourriture pour sauver les animaux encore en vie. La viande des bêtes ayant été abattues est ensuite remise aux familles vulnérables souffrant de la crise alimentaire, sous contrôle des inspecteurs de l’alimentation.
- CCFD-Terre solidaire : Depuis près de 20 ans, les partenaires africains du CCFD-Terre Solidaire mènent des projets dans la Corne de l’Afrique qui visent notamment à soutenir la petite agriculture et à assurer la souveraineté alimentaire. Le CCFD-Terre Solidaire porte également ce combat dans les espaces internationaux de discussion et de négociation (Comité pour la sécurité alimentaire de la FAO, G20 Agricole,…). La souveraineté alimentaire est ainsi, et depuis toujours, au cœur de l’engagement du CCFD-Terre Solidaire, Ce sont ces expériences, à la fois de terrain et de plaidoyer, qui nous permettent aujourd’hui de dresser une analyse de la crise.
- Handicap international : Intervenant depuis près de 15 ans à Dadaab (Kenya), Handicap International se mobilise pour que les dizaines de milliers de personnes handicapées ou vulnérables puissent survivre dans ce contexte particulièrement difficile. L’association effectue actuellement une mission d’évaluation pour estimer les besoins les plus urgents afin d’apporter les réponses de première nécessité.
- Médecins du monde : Compte tenu de la crise alimentaire qui sévit dans la corne de l’Afrique plusieurs équipes de MdM ont été déployées au Kenya et en Ethiopie pour évaluer la situation et intervenir en lien avec les autorités locales. A Bossaso, dans le Puntland, Médecins du Monde a ouvert le 1er juillet 2011 un programme d’amélioration des soins de santé materno-infantile pour les déplacés et les populations urbaines les plus vulnérables.
- Oxfam France : Oxfam intervient aujourd’hui auprès d’un million de personnes frappées par la sécheresse et a pour objectif de fournir à 3 millions de personnes de l’eau propre, des aménagements sanitaires, des kits d’hygiène, mais aussi de la nourriture et de l’argent pour assurer les besoins vitaux des familles.
- Secours catholique Caritas France : Pays très pauvre, l’Éthiopie est en situation de crise alimentaire. 3,2 millions de personnes y requièrent une aide humanitaire. Plusieurs membres du réseau Caritas sont à pied d’œuvre et atténuent l’impact de la crise pour quelques dizaines de milliers de personnes dans les régions les plus pauvres du pays. Le Secours Catholique aide la Caritas locale du diocèse de Harargue à améliorer l’accès à l’eau sur le long terme (puits, captation de sources, récupération de l’eau de pluie) et la productivité agricole (irrigation). Les communautés locales sont impliquées. Des plombiers et des maçons sont formés pour l’entretien des points d’eau. Leur gestion est confiée à des comités élus. L’hygiène est également une préoccupation et des latrines sont construites.
- Vision du Monde : Vision du Monde vient actuellement en aide à plus d’un million de personnes dans les trois pays les plus touchés par la sécheresse (46 600 personnes en Somalie, 485 000 personnes au Kenya et 600 000 personnes en Ethiopie) grâce à son plan d’aide d’urgence et au plan de renforcement des programmes de parrainage. Vision du Monde est également en train de mettre en place son plan d’aide humanitaire en Tanzanie pour venir en aide à plus de 453 000 personnes.
- Croix-Rouge : La Croix-Rouge française participera au programme coordonné par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croisant Rouge (FICR). Ce programme global de 11 millions d’euros vise à aider 165.000 personnes pendant les six prochains mois, dans la région sud de l’Ethiopie autour de la ville d’Oromya. Par ailleurs, la Croix-Rouge française participera à l’effort mené dans le Nord de la Tanzanie pour aider des dizaines de milliers de ménages.
- UNICEF : En Somalie, l’Unicef a mis en place une réponse d’urgence dont les actions prioritaires portent sur la prise en charge des enfants sévèrement malnutris par la distribution d’aliments thérapeutiques, le renforcement de l’accès à l’eau potable, l’accès aux services de santé de base. Les acteurs humanitaires, dont l’Unicef, doivent cependant faire face à un défi majeur lié à l’insécurité dans certaines régions affectées de la Somalie.
- Programme alimentaire mondial : Le PAM fournit des repas chauds à 85 000 personnes par jour dans 20 centres de nutrition situés à Mogadiscio. Tout le monde peut recevoir ces repas, même sans être enregistré. Leurs centres de nutrition sont toujours opérationnels, malgré les conditions de sécurité difficiles. Le PAM envoie des stocks depuis son entrepôt à Mogadiscio. L’objectif est de nourrir le nombre croissant de Somaliens déplacés internes qui ont fui la zone de famine vers la capitale.
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