Apr 29th, 2013 4:32 PM UTC
By blogueur invité
J’ai voulu prendre le temps de vous écrire à propos de quelque chose qui me tient vraiment à cœur : l’alimentation. Mais il ne s’agit pas que de moi, cette question concerne aussi de très près chaque famille, car elle occupe une place majeure dans nos foyers. Elle peut aussi nous apporter les meilleurs moments de notre vie.
Mais aujourd’hui, la situation est dramatique. Ce que nous mangeons nous tue, souvent faute d’un apport nutritionnel approprié ! En Tanzanie comme en France, avoir accès à une alimentation nutritive, pour soi-même ou pour sa famille, est devenu un combat quotidien. Privés d’éducation alimentaire, nous ne savons plus ce qui est bon et ce qui ne l’est plus.
Rien que cette année, plus de deux millions de personnes mourront des conséquences de l’obésité, alors que 2 millions d’enfants mourront de malnutrition. Cette situation est inacceptable et il faut y remédier.

ONE et ma journée phare « Food revolution day » ont de nombreux points communs. Tout d’abord, nous faisons entendre notre voix. Nous refusons de rester les bras croisés sans rien faire. Nous en parlons autour de nous et diffusons, au niveau local et dans le monde entier, des messages pour promouvoir une éducation alimentaire de qualité et de bonnes pratiques alimentaires.
Dans quelques semaines, les dirigeants internationaux se renconteront à l’occasion d’une réunion exceptionnelle sur la nutrition. Nous devons donc parler d’une même voix, avec fierté et en veillant à bien nous faire entendre. Car nous avons une chance de faire la différence ! Il est temps que les dirigeants du monde entier prennent conscience que ce que nous mangeons nous tue et qu’ils peuvent mettre fin à cette situation. L’alimentation est ma priorité, c’est la vôtre et il est temps qu’ils l’inscrivent aussi à leur agenda.
C’est le message que nous leur envoyons : chers dirigeants du monde, nous vous exhortons à prendre des engagements concrets et mesurables afin de réduire la malnutrition chronique pour 25 millions d’enfants d’ici à 2016.
Je ne suis pas médecin. Je suis un chef. Je n’ai ni matériel coûteux ni médicaments. Je n’ai que l’information, l’éducation et ma voix. J’ai besoin de vous et j’ai besoin que vous vous mobilisiez à mes côtés pour que nous puissions nous faire entendre.
Qu’il s’agisse de lutter contre la pauvreté et la faim, ou contre l’obésité ou une maladie liée à l’alimentation, nous devons reconsidérer notre vision de la nourriture. Il est temps d’entamer une révolution alimentaire. Nous pourrons ainsi sauver des millions de vie.
Jamie Oliver
Chef, militant et membre de ONE
Aug 13th, 2012 8:45 PM UTC
By Sara Kianpour
Les JO de Londres se sont terminés ce dimanche 12 août 2012.
Durant 16 jours, les performances des sportifs étaient au centre de toutes les conversations. Mais ces exploits n’auraient pas été possibles sans une alimentation saine et nutritive. C’est pourquoi ONE avait saisi l’occasion pour lancer un jeu en ligne permettant au plus grand nombre de défier les dirigeants du G8 dans un Sprint contre la Faim en vue de parler de la santé et de la nutrition sous un angle différent.
Vous avez été nombreux à prendre part à cette opération et nous vous en remercions très sincèrement. Mais le combat continue. Vous avez la possibilité de vous mobiliser encore davantage en participant à la Course contre la Faim, le projet pédagogique et sportif de la rentrée scolaire d’Action contre la faim (ACF).
En effet, depuis 16 ans, ACF organise la Course contre la Faim dans les établissements scolaires français en vue d’informer et de sensibiliser les plus jeunes au problème de la faim dans le monde et de leur donner l’occasion et les moyens d’agir contre un fléau qui coûte la vie à 10 000 enfants par jour.
Chaque établissement inscrit à ce projet assiste à une séance de sensibilisation d’une heure animée par un bénévole de l’organisation qui leur explique de façon simple les causes de la faim, l’ampleur du problème et les solutions pouvant être apportées. Suite aux séances de sensibilisation, chaque jeune se mobilise et cherche dans son entourage des sponsors qui s’engagent à leur verser une petite somme pour chaque kilomètre parcouru le jour de la course.
Dans cette course, pas de perdant, ni de gagnant ! Chaque élève se dépasse et donne le meilleur de soi pour soutenir une cause qui le touche et le concerne.
Ce projet est ouvert à tous les niveaux (primaires, collèges et secondaires) avec des supports de sensibilisation adaptés à l’âge des élèves.
L’année dernière, ce projet a mobilisé plus de 1000 établissements scolaires et près de 260 000 élèves dans toute la France et à l’étranger.
Pour inscrire votre établissement à la Course contre la Faim, rendez-vous sur : www.actioncontrelafaim.org
Jul 17th, 2012 6:28 PM UTC
By blogueur invité
Post publié par Tiken Jah Fakoly, chanteur reggae et membre de ONE
A l’heure où j’écris ces lignes, plus de 18 millions de personnes font face à une grave pénurie de nourriture au Sahel. Pourtant, nous avons les méthodes et les solutions pour briser le cycle vicieux de ces crises alimentaires à répétition. Malgré tout, ce cycle continue de perdurer.
En mars dernier, je suis allé au Burkina Faso où j’ai constaté l’existence de cas graves de malnutrition. J’ai visité des marchés de céréales et de bovins de la région de Diapaga, proche des frontières béninoises et nigériennes. J’y ai constaté l’appauvrissement des étals, de moins en moins approvisionnés, et j’y ai rencontré des villageois, premières victimes des mauvaises récoltes.
Je me souviens particulièrement de l’un d’entre eux qui m’avait confié n’avoir rien récolté cette année et qui n’avait donc rien pour nourrir sa famille de 15 membres.

Tiken Jah Fakoly aux côtés des enfants de l’école de Nadjamboali, village du Sahel fortement menacé par la famine – Photo © Raphael de Bengy www.raphaeldebengy.com
La situation est grave et la mobilisation du plus grand nombre s’impose pour tirer la sonnette d’alarme. Si la communauté internationale ne prend pas très rapidement les dispositions nécessaires, ce sont des cas qui sans aucun doute s’aggraveront. Pour preuve, dans la région que j’ai visitée, il y a eu une augmentation de 200% d’enfants malnutris par rapport à l’année dernière. Et c’est inacceptable. Ces enfants, s’ils sont en bonne santé, représentent l’avenir de l’Afrique. Si on arrive à faire des choses maintenant, on peut éviter que des enfants meurent.
Je suis conscient qu’il est tentant de détourner les yeux face aux images insoutenables de la faim. Mais celle-ci menace la vie de plus de 18 millions d’hommes, de femmes et d’enfants au Sahel.
Nous savons que des solutions intelligentes telles que de meilleures semences, des formations dans l’agriculture et des techniques d’irrigation améliorées pourraient vraiment faire la différence et permettre à des millions de personnes non seulement de survivre, mais aussi de prospérer.
Six pays de la région ont d’ores et déjà des plans d’action à long terme qui ont été testés et qui mettent à disposition des populations les outils dont elles ont besoin pour se mettre, avec leurs familles, à l’abri de la faim et de la pauvreté. Et au sommet de l’Aquila, les pays les plus puissants du monde se sont engagés à soutenir le financement de ces plans. Mais, à moins d’agir immédiatement, ces plans finiront au placard.
Je vous invite à signer la pétition de ONE dès maintenant pour appeler les dirigeants du monde à financer de toute urgence l’appel humanitaire de l’ONU pour le Sahel, mais aussi à soutenir les plans d’investissements agricoles à long terme des pays de la région afin de mettre fin aux crises alimentaires récurrentes.
Jun 19th, 2012 6:04 PM UTC
By Tamira.Gunzburg
Hier, la Commission européenne a accueilli une conférence internationale sur le Sahel, où 18 millions de personnes sont sous la menace de faim. De hauts responsables, représentants de l’UE, de l’OECDE et des pays ouest africains, mais aussi d’organisations régionales africaines et d’agences onusiennes, se sont rassemblés afin de trouver des solutions pour répondre aux crises alimentaire et nutritionnelle.
Au cours de cette conférence, la commissaire européenne à la Coopération internationale, à l’Aide humanitaire et à la Réaction aux crises, Kristalina Georgieva, a annoncé que l’UE allait augmenter ses fonds d’aides humanitaires alloués au Sahel, à hauteur de 40 millions d’euros. « Ces fonds sont censés sauver des vies qui sont dans une grave situation d’urgence. C’est notre dernière chance de sortir ces populations de cette situation, avant qu’elle n’atteigne des sommets », a déclaré la commissaire. Jusqu’à présent, l’UE a dépensé au total 337 millions d’euros dans l’aide humanitaire pour le Sahel.
Cependant, la conférence ne portait pas uniquement sur la résolution de cette crise, mais aussi sur un autre enjeu : comment mettre en lien l’aide humanitaire d’urgence et le développement de long-terme, dans le but d’empêcher que de telles crises ne se reproduisent à l’avenir. Le commissaire européen au développement Andris Piebalgs était aussi à cette rencontre et a saisi cette opportunité pour lancer une nouvelle initiative intitulée “AGIR Sahel” (Alliance Globale pour l’Initiative Résilience), qui a pour but de venir en aide aux populations du Sahel pour faire face de manière plus efficace aux sécheresses futures .
Ceci vient juste quelques mois après que les deux commissaires aient lancé ensemble une initiative similaire appelée « SHARE » (Soutenir la résilience dans la Corne de l’Afrique), qui avait pour objectif de briser le cercle vicieux des crises humanitaires dans la région de la Corne de l’Afrique. ONE félicite cette approche qui consiste à lier l’aide humanitaire d’urgence avec le développement. La directrice de ONE Bruxelles, Eloise Todd, a déclaré qu’«investir dans l’agriculture est la plus sûre des mesures politiques que nous ayons pour faire face à de futures crises alimentaires. C’est pourquoi nous avons besoin d’accroître le prochain budget européen en vue d’avoir des investissements utilisés de façon efficace dans l’agriculture»
Le commissaire Piebalgs a déclaré que « l’Union européenne assumera son rôle en focalisant son aide sur la sécurité agricole et alimentaire dans les années à venir ». Dans le but de pouvoir remplir cet objectif, il est important que l’UE puisse compter sur des ressources suffisantes. L’UE et ses Etats membres sont, en ce moment même, en train de décider du prochain budget européen pour la période 2014-2020, dans lequel 51 milliards d’euros sont actuellement attribués à l’aide au développement. Il est important que nous protégions ces fonds malgré les menaces de coupes budgétaires, afin que les populations puissent investir à temps pour un avenir sans faim.
May 21st, 2012 6:45 PM UTC
By Malaka Gharib

Parmi toute une ribambelle de fonctionnaires, de directeurs d’entreprises et d’ONG ainsi que de dirigeants africains au symposium annuel sur l’agriculture mondiale et la sécurité alimentaire organisé à Washington par le Chicago Council, ONE avait son propre représentant : notre cofondateur Bono.
Le discours de Bono a couvert pas mal de sujets : de l’agriculture mondiale à la transparence dans l’industrie minière en passant par l’aide au développement. Dans le contexte de l’événement, son intervention a été un réel appel à l’action envers tous ceux présents dans la salle, afin que nous travaillions ensemble pour sortir 50 millions de personnes de la pauvreté.
« Les données ont changé » a-t-il dit. « L’aide au développement est investie de façon plus intelligente. Il nous incombe à tous de nous rendre compte que le continent qui connaît le plus la pauvreté est aussi celui qui contient le plus de richesses… Imaginez un endroit qui déborde d’or, de cuivre, de pétrole… des terres arables et vierges. Sans parler des ressources humaines. »
Bono a félicité le Président Barack Obama suite à son annonce faite plus tôt ce vendredi quant à une nouvelle alliance du G8 pour promouvoir la croissance agricole en Afrique. « Si ses mots sont traduits en action en partenariat avec le monde en développement et le secteur privé, alors cette journée fût un moment crucial » a dit Bono.
Il n’a pas hésité à reconnaître les réalités économiques difficiles que rencontrent beaucoup de gouvernements aujourd’hui pour parvenir à l’objectif européen qui consiste à accorder 0,7% du revenu national brut à l’aide au développement. Objectif qui est à l’heure actuelle menacé. Il a également dit que le développement international, tout comme la musique, peut être un effet de mode. « La faim était ennuyante, pas très sexy même à certains moments » a-t-il dit. « Mais elle n’est pas ennuyante si vous vivez au Sahel à l’heure actuelle ».
En somme, c’était un discours très inspirant, qui pourrait être résumé par la phrase suivante : « le moment pour lequel nous travaillons tous est celui quand l’aide au développement deviendra de l’histoire ancienne ». Et nous ne pourrions pas être plus d’accord.
May 17th, 2012 6:56 PM UTC
By Malaka Gharib
L’opération ONE Street Tweeter a débuté ! Hier, nous nous sommes rendus à Maryland pour imprimer la première série de vos messages à l’attention du G8. Jusqu’à présent, plus de 34 pays – y compris les 50 États et tous les pays du G8 – ont contribué à l’opération. Nous continuerons à imprimer les messages en Thurmont, Maryland et Pennsylvania Ave. (juste en face de la Maison Blanche) à Washington.
Vous le savez, l’objectif de cette action est de porter vos messages sur la route du G8 autour de l’importance de l’agriculture. Et c’est exactement ce que nous faisons dans le sens propre du terme ! Jetez un coup d’œil aux photos prises ces deux derniers jours :
Voici une photo du robot intelligent. Il ressemble plus à une gigantesque imprimante à jet d’encre sur des roulettes ! La machine se déplace à environ 8 km par l’heure – alors imaginez le temps nécessaire pour imprimer seulement 100 messages !
La machine est tirée par ce camion ici.
En gros, ça ressemble à ça !
Et voici notre beau logo imprimé sur la route
Le robot ONE Street Tweeter utilise une encre lavanble et non toxique pour imprimer les messages.
Et là, le message de l’un de nos membres : “Apprends à un homme à pêcher, il mangera toute sa vie ! “
On espère que ces photos vous donnent un aperçu de l’opération. Aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à envoyer votre tweet dès à présent à #ONESTREETTWEETER. Nous avons encore besoin de 1000 messages ! Et sachez que si nous imprimons votre message vous en recevrez la photo que vous pourrez partager avec vos amis.
P.S : Votre tweet ne doit pas avoir plus de 40 caractères en comprenant les espaces.
TAGS: AAA, Afrique, Agriculture, Faim, Famine, G8, ONE, ONE Street Tweeter, Pauvreté, Sahel
Apr 30th, 2012 4:33 PM UTC
By Mohamed Diabaté
Faut-il attendre que les médias diffusent des images chocs d’enfants malnutris ? Faut-il entendre des témoignages émouvants de Sahéliens ? Faut-il atteindre un seuil de victimes spécifique?
Au cours de ces dernières années, en raison notamment de faibles pluies durant les périodes humides, le Sahel (qui regroupe l’Algérie, Burkina Faso, le Cap-Vert, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Soudan, le Sénégal et le Tchad) est confronté de manière récurrente à de graves crises alimentaires. Et celle qui sévit actuellement dans cette région d’Afrique, vient nous rappeler à quel point il est temps que nous agissions pour mettre fin à ce fléau.
De quoi s’agit-il ?
Selon le Programme Alimentaire Mondial (PAM), la situation de crise alimentaire est une « situation où il est manifeste qu’il s’est produit un événement ou une série d’événements qui est à l’origine de souffrances humaines ou qui représente une menace imminente pour la vie ou les moyens de subsistance des populations que le gouvernement intéressé n’est pas en mesure de soulager »¹. Dans le cas actuel du Sahel, le PAM parle « d’urgence » pour désigner cette crise.
La source de ce fléau est donc d’ordre multifactoriel : des conditions climatiques qui se dégradent avec des hivernages de plus en plus secs dû à un débit de pluviométrie bas, ce qui entraîne des récoltes moins abondantes et donc des stocks de plus en plus réduits ; à ces facteurs s’ajoutent souvent des problèmes politiques. Mais est-ce pour autant une raison de ne pas se sentir concerné ou de ne rien faire ?
Pourquoi s’abstenir d’agir quand on peut changer le destin d’une ou de plusieurs personnes ? Et si c’était vous qui passiez à l’action ou présidiez le mouvement pour sortir de cette crise ?
La crise alimentaire du Sahel n’est pas une fatalité et il est possible d’agir pour briser ce mal
La crise alimentaire au Sahel, déchire des familles, multiplie les cas de malnutrition infantile, rend impuissants les parents face à la souffrance de leurs enfants et contraint les ONG à débloquer davantage de moyens pour nourrir voire accueillir de plus en plus de personnes. La crise alimentaire est donc un défi suffisamment important pour mobiliser le plus grand nombre.
En France, quand nous sommes en crise, nous descendons dans les rues pour manifester notre colère, nous nous mobilisons à l’appel d’organisations, nous votons pour la personne qu’on estime être capable de gouverner le mieux notre pays.
Mais quand il y a une crise alimentaire dans le Sahel, les seuls moyens pour les Sahéliens de s’en sortir, c’est le soutien et la solidarité manifestés par l’extérieur. Ils n’attendent rien de leurs gouvernements, ils ne sont pas à la recherche d’un homme providentiel mais ont juste besoin de l’attention de chacun d’entre nous.
C’est pourquoi, la crise alimentaire sahélienne nécessite que nous criions aussi notre colère, que nous nous mobilisions, pour que le Sahel n’ait pas affaire encore et encore au même problème. En effet, si nous ne faisons rien, ce sera tous les ans, ensuite tous les mois et enfin toutes les semaines et tous les jours que prendra l’ ampleur de cette crise.
Le Sahel a besoin de nous et nous avons besoin de voir le Sahel continuer à être nourris par ses enfants, ses hommes et ses femmes qui le construisent et nous renvoient une image positive de cette sous région africaine.
Donnons au Sahel les moyens de pouvoir exprimer sa splendeur et tout son potentiel !
En cas de pareille crise, pas de petits gestes, toutes les initiatives sont bonnes pour sortir d’une situation aussi douloureuse tant de personnes.
ONE se mobilise depuis longtemps avec ses campagnes AAA (Agriculture=Alimentation=Avenir), ONE VOTE 2012 ou P***famine, pour qu’à l’avenir ce genre de catastrophe ne se répète pas.
Rejoignez-nous donc pour que ce combat contre la faim dans le Sahel puisse une bonne fois pour toute prendre fin.
¹ http://www.banquemondiale.org/themes/crise-alimentaire/rapport/avril-2012.html: « Definition of Emergencies », WFP/EB.1/2005/4-A
TAGS: AAA, Afrique, Agriculture, Climat, Faim, Famine, ONE VOTE 2012, Sahel
Apr 27th, 2012 3:06 PM UTC
By blogueur invité
Il y a un mois, je suis me suis rendu à Tambaga, dans l’Est du Burkina Faso, avec Action Contre la Faim. J’y ai visité un centre de santé où j’ai participé à la pesée des enfants et j’ai constaté des cas de malnutrition sévères. Dans cette région, il y a deux fois plus d’enfants malnutris que l’année dernière à la même période.
Un tel constat est tout simplement inadmissible au 21e XXIe siècle. Aujourd’hui, nous savons comment briser le cercle vicieux de la faim et de la pauvreté. C’est pourquoi j’ai signé la pétition de ONE appelant les dirigeants du G8 à s’attaquer aux racines de la malnutrition et de la faim par des investissements à long terme dans l’agriculture.
En deux semaines à peine, la campagne AAA bat son plein et plus de 155 000 personnes ont signé cette pétition. Cependant, nous devons continuer à nous mobiliser pour mettre la pression sur nos dirigeants.
Alors s’il vous plait, rejoignez le mouvement. Signez la pétition en cliquant ici.
La mobilisation en faveur de la Corne de l’Afrique a porté ses fruits et a permis de sauver des millions de vies. La fin de cette terrible famine doit servir de leçon et marquer le début d’une réelle politique internationale contre la malnutrition et les crises alimentaires. Alors que la famine menace maintenant le Sahel, le G8 doit faire des investissements intelligents et à long terme dans l’agriculture pour mettre fin à la faim.
Ensemble, nous pouvons mettre fin à la malnutrition, non pas pour un enfant, mais pour 15 millions d’entre eux. Et nous pouvons mettre un terme à la pauvreté, non pour une seule personne mais pour 50 millions d’hommes et de femmes.
Je vous invite donc à vous mobiliser à mes côtés. Signez la pétition pour dire au G8 de s’attaquer définitivement aux trois A qui peuvent changer la donne dans les pays pauvres : Agriculture = Alimentation = Avenir.
Merci d’avance,
Tiken Jah Fakoly
Chanteur reggae et membre de ONE
Apr 10th, 2012 2:05 PM UTC
By Verena von Derschau
Un Bayrou au thym citronné, Sarkozy agrémenté à la salade, Hollande goût tomate… Non, non, ce n’est pas la finale de Top Chef, mais le lancement de la nouvelle campagne internationale de ONE intitulée « AAA : Agriculture=Alimentation=Avenir » !
A cette occasion, ONE France, avec le soutien de ses membres, a décidé de coiffer les candidats à la présidentielle avec des végétaux afin de leur rappeler « qu’il ne faut pas planter » le milliard d’hommes et de femmes qui vivent avec moins d’un euro par jour.
Des membres de ONE se sont retrouvés ce matin au pied de la Tour Eiffel pour « recoiffer » les dix prétendants à l’Elysée et ainsi symboliquement « semer la graine du changement ». Cette action marque le lancement d’une nouvelle campagne internationale « AAA : Agriculture=Alimentation=Avenir », appelant les dirigeants du monde à s’attaquer aux racines de la malnutrition et de la faim par des investissements dans l’agriculture.
Plus d’un milliard de personnes se couchent tous les soirs en ayant faim. Or, la malnutrition a des effets dévastateurs sur la santé humaine et notamment sur la croissance des enfants. Elle entraîne des maux irréversibles comme le rachitisme qui entravent sérieusement l’avenir des enfants. ONE appelle à la mobilisation du plus grand nombre en vue d’encourager les dirigeants du monde à briser ce cercle vicieux de la faim et de la pauvreté.
Selon une nouvelle étude réalisée par ONE et publiée aujourd’hui, plus de 50 millions de personnes peuvent sortir de l’extrême pauvreté et 15 millions d’enfants cesser de souffrir de malnutrition d’ici 2015 si une stratégie novatrice d’investissements dans l’agriculture était mise en place dans trente pays en développement. Une mobilisation qui peut être lancée par le G8 alors que la famine menace le Sahel.
« Le G8 aux Etats-Unis sera la première grande sortie sur la scène internationale du prochain président de la République. La France a récemment perdu son triple A. Ce sommet sera une occasion unique de faire preuve de volonté politique et de leadership en convainquant nos partenaires de s’attaquer définitivement aux trois A qui peuvent changer la donne dans les pays pauvres : agriculture, alimentation, avenir. C’est ce triple A que le monde aimerait voir la France défendre », a souligné Guillaume Grosso, le directeur de ONE France.
Il reste un peu plus d’un mois avant le G8 à Camp David aux Etats-Unis. Entretemps la France se sera choisie un nouveau président. A la veille de son départ pour ce grand rendez-vous international, l’heureux élu se verra remettre le pot à son effigie. Espérons qu’il a de l’humour ! Affaire à suivre.
En attendant, nous espérons que vous serez nombreux à vous mobiliser en signant notre pétition AAA adressée au dirigeants du G8. Une façon simple et efficace de contribuer à mettre fin au cercle vicieux de la faim et de la pauvreté.
Apr 10th, 2012 1:06 PM UTC
By blogueur invité
Billet de Roger Thurow, journaliste et chercheur principal au Chicago Council on Global Affairs. Il est aussi l’auteur de deux livres: ENOUGH: Why the World’s Poorest Starve in an Age of Plenty et The Last Hunger Season: A Year in an African Farm Community on the Brink of Change, qui sera publié en mai.
Ce billet a d’abord été publié sur le Huffington post.
En Afrique, c’est lorsque que commence la saison des plantations – ce qui est à présent le cas sur une grande partie du continent – que la « saison de la faim » fait son retour. C’est là un des paradoxes les plus cruels dans cette partie du monde. À cette époque de l’année, les stocks de vivres de la dernière récolte s’épuisent à vue d’œil et il faudra encore attendre plusieurs mois pour récolter. Le peu d’aliments dont disposent encore les familles est rationné : les portions rétrécissent, on saute des repas et le taux de malnutrition augmente.
Nous avons tous déjà vu ces images d’enfants et d’adultes mourant de faim durant la famine. Des images atroces et bouleversantes. Si ces terribles urgences alimentaires sont de moins en moins fréquentes et alarmantes – grâce à des initiatives comme les programmes de protection sociale et la mise en place de systèmes d’aide alimentaire plus réactifs – la famine sévit toujours dans le monde. Une crise désormais chronique, qui progresse jour après jour, sans qu’on ne la voie vraiment puisqu’elle n’intéresse plus guère les médias télévisés. C’est la saison de la faim éternelle.
Actuellement, près d’un milliard d’habitants de notre planète vont se coucher le ventre vide et ne mangent pas suffisamment pour vivre normalement et être actifs. Un milliard d’individus, c’est plus de 15 % de la population mondiale… Parmi eux, des dizaines de millions d’enfants qui mangent tellement peu qu’ils ne se développent pas normalement – physiquement ou mentalement. Adolescents, ils ne pourront réaliser tout leur potentiel suite aux dommages irréversibles provoqués par la malnutrition.
« Cela fait mal, en tant que parent, de voir que son enfant ne reçoit pas suffisamment à manger, surtout quand on n’a pas de prise sur cette situation ». C’est ce que m’a expliqué Zipporah Biketi, 30 ans, et mère de quatre enfants, l’année dernière, en pleine saison de la faim. Zipporah cultive ½ hectare à l’ouest du Kenya, à proximité de la frontière ougandaise. Nourrir sa famille pendant toute l’année est un combat, un combat qu’elle ne connaît que trop bien. « Les plus petits, eux, veulent seulement ne pas avoir le ventre vide. »
Zipporah incarne le deuxième terrible paradoxe africain : un grand nombre des victimes de cette famine chronique sont les petits agriculteurs et leurs enfants. Alors qu’ils concentrent tous leurs efforts sur la culture de leurs terres, ils ne récoltent pas assez pour pouvoir nourrir leur famille pendant toute l’année. Parmi eux, une majorité de femmes, accablées par un double sentiment d’échec ; car elles sont aussi des mères, des mères qui ne peuvent faire taire les cris de famine de leurs enfants.
C’est sur cette crise alimentaire chronique – la crise de la saison de la faim éternelle – que le groupe de lutte contre la pauvreté ONE a décidé d’axer sa nouvelle campagne, AAA : Agriculture=Alimentation=Avenir, que nous lançons aujourd’hui. AAA entend combattre cette pauvreté extrême en s’attaquant à ses racines; l’objectif est d’éradiquer la faim grâce au développement agricole afin de permettre aux petits exploitants d’améliorer leurs récoltes et leurs revenus. ONE appelle les dirigeants africains, les gouvernements bailleurs de fonds et le secteur privé à axer leurs efforts sur trente des pays les plus pauvres qui se sont dotés de programmes d’agriculture et de nutritions intelligents. Des programmes qui ont été testés, dont les coûts ont été analysés et qui sont abordables. Il ne reste plus qu’à les mettre en œuvre.
J’ai pu constater l’impact particulièrement profond des investissements intelligents dans l’agriculture en Afrique. Depuis l’année dernière, je suis de près les efforts de Zipporah et d’autres petits fermiers de l’ouest du Kenya, qui tentent d’échapper à la saison de la faim. Ces personnes sont membres d’une entreprise sociale, baptisée One Acre Fund, qui propose une «panoplie de services d’accès au marché » incluant des intrants agricoles, des financements, des formations et une aide à l’accès au marché pour plus de 100 000 agriculteurs du Kenya, du Rwanda et du Burundi. Car une fois qu’ils ont accès à ces aspects essentiels à l’agriculture – des choses qui vont tout à fait de soi pour les agriculteurs des pays riches mais qui manquent depuis si longtemps aux petits exploitants africains – les bénéficiaires sont en mesure de doubler, voire de tripler leur récolte en une seule saison.
Zipporah vivait avec sa famille dans une hutte faite de brindilles et de boue séchée, surmontée d’un toit en chaume plein de fuites. En 2010, ils n’ont récolté que deux sacs de 90 kg de maïs, une maigre récolte qui était déjà épuisée au bout de trois mois. Un simple calcul suffit pour se rendre compte que la saison de la faim a duré neuf mois. Les enfants sont allés à l’école et les adultes ont péniblement travaillé leurs terres avec seulement une petite tasse de thé en guise de petit-déjeuner. Et parfois, c’était leur seul et unique repas de la journée, pour autant qu’on puisse appeler ça un repas. David, le cadet de la famille de Zipporah, a deux ans. Il présente les signes habituels de la malnutrition. Les plus âgés ont souffert de malaria, de maux d’estomac, de problèmes respiratoires.
Grâce à One Acre Fund et le petit crédit qu’elle a obtenu par son intermédiaire, Zipporah a pu acheter à temps des semences et des engrais et elle a aussi suivi une formation. En 2011, elle a vu ses récoltes de maïs augmenter considérablement, bien plus qu’elle ne l’avait imaginé. Quelle joie lorsqu’elle s’est rendue compte qu’elle avait désormais suffisamment à manger pour ne plus connaître cette saison de la faim, pour redonner à ses enfants la santé et se lancer dans la construction d’une nouvelle maison, une maison solide en briques qui ne risquerait pas d’être emportée par la pluie, avec un toit en métal qui ne fuirait pas Elle a vécu cette récolte abondante comme un véritable miracle. Mais en fait, c’est seulement la conséquence d’une réalité toute simple : investir dans le développement de l’agriculture porte ses fruits.
L’objectif de Zipporah et de ses voisins, c’est de passer de l’agriculture de subsistance à l’agriculture durable, de cultiver non seulement pour nourrir leur famille mais aussi pour gagner leur vie. Pour passer de la survie à l’épanouissement.
La campagne AAA dépasse une simple prise en compte des besoins humanitaires des agriculteurs africains. Elle vise directement cette terrible problématique mondiale à laquelle nous devrions tous donner la priorité. Si nous voulons répondre aux demandes d’une population toujours plus importante et toujours plus prospère, il va falloir pratiquement multiplier par deux la production alimentaire d’ici à 2050. Pour cela, il est impératif que de petits exploitants agricoles comme Zipporah deviennent aussi productifs que possible. S’ils y arrivent, nous pouvons tous réussir.
Le blog international de ONE est le journal quotidien du mouvement anti-pauvreté. Le site est alimenté par l‘équipe de ONE, et des contributions fréquentes de ses bénévoles, de ses membres et de ses partenaires.
Le contenu de chaque article et de chaque commentaire représente le point de vue de son auteur et ne reflète pas forcément l’opinion de ONE. ONE ne soutient ni ne s’oppose à aucun candidat à un poste élu, et aucun article exprimant le soutien ou l’opposition à un candidat n’est approuvé par ONE.


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