Apr 29th, 2013 4:32 PM UTC
By blogueur invité
J’ai voulu prendre le temps de vous écrire à propos de quelque chose qui me tient vraiment à cœur : l’alimentation. Mais il ne s’agit pas que de moi, cette question concerne aussi de très près chaque famille, car elle occupe une place majeure dans nos foyers. Elle peut aussi nous apporter les meilleurs moments de notre vie.
Mais aujourd’hui, la situation est dramatique. Ce que nous mangeons nous tue, souvent faute d’un apport nutritionnel approprié ! En Tanzanie comme en France, avoir accès à une alimentation nutritive, pour soi-même ou pour sa famille, est devenu un combat quotidien. Privés d’éducation alimentaire, nous ne savons plus ce qui est bon et ce qui ne l’est plus.
Rien que cette année, plus de deux millions de personnes mourront des conséquences de l’obésité, alors que 2 millions d’enfants mourront de malnutrition. Cette situation est inacceptable et il faut y remédier.

ONE et ma journée phare « Food revolution day » ont de nombreux points communs. Tout d’abord, nous faisons entendre notre voix. Nous refusons de rester les bras croisés sans rien faire. Nous en parlons autour de nous et diffusons, au niveau local et dans le monde entier, des messages pour promouvoir une éducation alimentaire de qualité et de bonnes pratiques alimentaires.
Dans quelques semaines, les dirigeants internationaux se renconteront à l’occasion d’une réunion exceptionnelle sur la nutrition. Nous devons donc parler d’une même voix, avec fierté et en veillant à bien nous faire entendre. Car nous avons une chance de faire la différence ! Il est temps que les dirigeants du monde entier prennent conscience que ce que nous mangeons nous tue et qu’ils peuvent mettre fin à cette situation. L’alimentation est ma priorité, c’est la vôtre et il est temps qu’ils l’inscrivent aussi à leur agenda.
C’est le message que nous leur envoyons : chers dirigeants du monde, nous vous exhortons à prendre des engagements concrets et mesurables afin de réduire la malnutrition chronique pour 25 millions d’enfants d’ici à 2016.
Je ne suis pas médecin. Je suis un chef. Je n’ai ni matériel coûteux ni médicaments. Je n’ai que l’information, l’éducation et ma voix. J’ai besoin de vous et j’ai besoin que vous vous mobilisiez à mes côtés pour que nous puissions nous faire entendre.
Qu’il s’agisse de lutter contre la pauvreté et la faim, ou contre l’obésité ou une maladie liée à l’alimentation, nous devons reconsidérer notre vision de la nourriture. Il est temps d’entamer une révolution alimentaire. Nous pourrons ainsi sauver des millions de vie.
Jamie Oliver
Chef, militant et membre de ONE
Feb 26th, 2013 6:04 PM UTC
By admin
La semaine dernière, Lauren Pfeifer a écrit un article intéressant qui explique comment des programmes tel que GAVI et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont permis de faire des progrès dans la lutte contre la pauvreté, à travers le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement.
Son article nous donne les faits et les chiffres clés sur ces avancées, mais nous connaissons très bien l’adage qui dit « on ne croit que ce qu’on voit ».
Nous avons donc fouillé dans nos archives et avons sorti nos photographies préférées illustrant l’aide en action. Cette aide qui sauve des vies, qui permet d’améliorer le quotidien des populations les plus démunies, et de lutter contre la pauvreté. Ces photos illustrent les actions liées à des programmes financés entre autres par le Royaume-Uni (DFID), les Etats-Unis (USAID), l’Union européenne (Europaid) et le Canada (ACDI) et montrent que le monde travaille mains dans la main pour abolir la pauvreté!
NUTRITION

L’USAID soutient le groupe communautaire local de à Nyankpala qui s’occupe de la gestion de de la malnutrition aiguë, et qui fournit une assistance aux enfants souffrant de malnutrition. Crédit photo: Morgana Wingard.

L’aide britannique a permis au gouvernement de la République Démocratique du Congo et aux organismes d’aide humanitaire, notamment Action Contre la Faim, de s’attaquer à la malnutrition à la base, en mettant en place leurs propres fermes coopératives ainsi que des groupes d’entraide. Crédit photo: DFID.
EDUCATION

La Mwangaza Tumaini School de Mukuru est une école primaire dans un bidonville de Nairobi au Kenya en partie financée par l’USAID et la Fondation Aga Khan. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE1, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard.

L’École Mawango au Malawi est soutenue par l’UNICEF et l’Union européenne. De 2001 à 2011, les effectifs ont augmenté de 156 à 777 élèves et il y a 12 enseignants. Elle a récemment lancé un programme de lecture de niveau CP et CE12, qui se concentre sur les résultats d’apprentissage. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.
VACCINS

L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI) (financée en partie par DFID, USAID, l’Union européenne, le Canada et d’autres…) et ses partenaires ont distribué un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie au Kenya. Les mères font la queue pour recevoir des vaccins pour leurs enfants. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

L’alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI) et ses partenaires sont en train de mettre en place un nouveau vaccin pour combattre la pneumonie à Nairobi. Les bébés ont accès à ce vaccin dans l’hôpital Langata à Nairobi. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.
PRÉVENTION ET TRAITEMENTS VIH/SIDA

Le programme « Mother-to-Mother »de l’hôpital central d’Adama est un groupe de soutien pour les femmes enceintes qui sont nouvellement diagnostiquées avec le VIH/sida. Ce programme bénéficie de l’appui de PEPFAR (le programme de lutte contre le sida américain) à travers JHPIEGO (organisation non gouvernementale affiliée à l’Université Johns Hopkins) et l’hôpital est soutenu par plusieurs bailleurs de fonds dont la Fondation Bill et Melinda Gates. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE.

Le Fonds mondial et le PEPFAR contribuent à financer le programme de Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à Accra, au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard.
EAU

Un projet d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE

Un projet d’eau et d’assainissement de l’USAID et du Rotary International au Ghana. Crédit photo: Morgana Wingard / ONE
AGRICULTURE

Le DFID a financé le programme Vision 2020 Umurenge (VUP), le programme phare au Rwanda sur la protection sociale. Des femmes et des hommes dans le nord du Rwanda travaillent sur un chantier de travaux publics, construisant des terrasses pour empêcher l’érosion des sols. Crédit photo: DFID.

Dans une région du Rwanda, où trois personnes sur quatre vivent dans la pauvreté, une femme montre fièrement une carotte qu’elle a cultivée dans son jardin après avoir participé à un projet visant à améliorer les connaissances agricoles, financé par l’agence de développement canadienne. L’ACDI a fait du soutien au développement agricole durable une partie essentielle de sa stratégie visant à accroître la sécurité alimentaire dans le monde. Crédit photo: L’ACDI
Vous aimez ces photos? Assurez-vous que les nouveaux Objectifs du millénaire pour le développement post-2015 soient encore mieux que les précédents.
SIGNEZ NOTRE PÉTITION demandant aux dirigeants du monde d’inscrire la transparence, la responsabilité et la participation publique au coeur du nouveau cadre de développement post-2015 !
- Brittany Walters -
Oct 16th, 2012 5:38 PM UTC
By blogueur invité
Par Abla Ait M’barek, membre de ONE
Proclamée lors de la conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) qui s’est tenue en novembre 1979, la Journée mondiale de l’alimentation a été accueillie favorablement par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1980. Celle-ci jugeait en effet que « l’alimentation est une condition nécessaire à la survie et au bien-être de l’être humain et qu’elle est un besoin fondamental ». Ainsi, depuis le 16 octobre 1981, nous célébrons chaque année à cette même date la Journée mondiale de l’alimentation.
Pourquoi ? Pour informer le plus grand nombre sur les problèmes alimentaires dans le monde et les sensibiliser sur les questions de la faim, de la malnutrition et de la pauvreté afin de renforcer la solidarité.
En effet, 870 millions de personnes souffrent encore de la faim dans le monde, mais si l’on s’intéresse plus généralement aux personnes souffrant de malnutrition dans les pays pauvres, ayant des carences nutritionnelles impactant leur croissance, les chiffres sont bien plus alarmants.
Ainsi, en ce 16 octobre 2012, nombreux sont les organismes nationaux et internationaux mais également les organisations non gouvernementales comme ONE qui se mobilisent pour mettre l’alimentation au-devant de la scène avec le soutien des citoyens du monde entier comme vous et moi afin d’encourager les dirigeants à agir !
Le Programme Alimentaire Mondial, agence des Nations Unies, a par exemple mis en ligne une vidéo accompagnée d’un petit quizz que vous pouvez retrouver ICI. Il vous suffit de regarder, jouer et partager pour permettre à un enfant comme Molly, la jeune fille de la vidéo, de recevoir un repas nutritif à l’école. Un geste qui ne vous coute absolument rien et qui pourtant contribue à faire bouger les choses.
Chez ONE, nous mettons l’accent non seulement sur l’ampleur du problème posé par la faim mais également sur celui posé par la malnutrition chronique dans les pays pauvres : 165 millions d’enfants souffrent de ce fléau et chaque année, 2,4 millions d’enfants en meurent.
A moins d’une forte mobilisation résultant en actions concrètes, on estime qu’un nombre encore plus grand d’enfants souffriront de retard de croissance au cours de la prochaine décennie, particulièrement en Afrique.
Notre campagne lancée le 13 septembre dernier intitulée « La patate douce au menu, la nutrition à l’agenda » vise ainsi à rappeler que la malnutrition chronique est un fléau qu’il faut éradiquer et que de nombreuses solutions existent.
Alors n’attendons plus. Ensemble, appelons les dirigeants internationaux et les principaux bailleurs de fonds à s’engager à prévenir le retard de croissance causé par la malnutrition chronique de 25 millions d’enfants parmi les plus pauvres au monde d’ici à 2016.
Quelques secondes suffisent pour faire la différence : signez notre pétition si cela n’a pas encore été fait, tweetez avec le hashtag #AuMenu , publiez vos photos de plats à base de patate douce sur Instagram, partagez vos recettes à base de patate douce, rejoignez-nous sur Facebook ! Vous trouverez bien plus d’astuces et d’idées pour agir en vous rendant sur cette page de notre site.
Que des personnes dans le monde souffrent encore, au 21ème siècle, de la faim et plus largement de malnutrition chronique entravant leur croissance est inadmissible !
Montrons à nos dirigeants que nous sommes déterminés à les voir AGIR, maintenant !
Oct 16th, 2012 12:37 PM UTC
By blogueur invité
Par Abla Ait M’barek, membre de ONE
Souvenez-vous, le 13 septembre dernier, nous lancions notre campagne intitulée « La patate douce au menu, la nutrition à l’agenda ». En un mois, vous avez été plus de 138 000 membres de ONE à signer notre pétition appelant les dirigeants du monde à prendre des engagements concrets et mesurables pour réduire la malnutrition chronique pour 25 millions d’enfants d’ici à 2016. Nous vous en remercions !
A l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation qui se tient aujourd’hui 16 octobre, nous avons une nouvelle fois besoin de votre soutien pour faire monter la sauce et “mettre les politiciens sur le gril” !
Comment ? En faisant du symbole de cette campagne, la patate douce bio fortifiée à chair orangée riche en vitamine A, un super héros. Nous avons besoin de vous pour nous aider à la mettre au-devant de la scène, la faire apparaître sur tous les statuts, dans tous les menus et paniers repas, qu’elle soit au top des ventes, invitée à toutes les tables, sur toutes les lèvres et sur les listes de courses de tous les gourmands. Nous montrerons ainsi aux politiques que la nutrition est un sujet qui nous mobilise tous.
Pour vous aider à démarrer, nous avons listé des idées et des astuces disponibles ici .
Chaque tweet avec le hashtag #AuMenu, chaque photo de plat à base de patate douce publiée sur Instagram, chaque « like » sur Facebook, signature de pétition ou partage de recette à base de patate douce contribuera à démontrer l’ampleur de l’engagement citoyen, engagement qui encouragera les dirigeants du monde à agir.
Les enjeux sont sérieux. Un milliard de personnes souffrent en silence d’une forme cachée de la faim : la malnutrition chronique. Et bien que 165 millions d’enfants souffrent de ce fléau – soit presque 12 fois le nombre total d’enfants en France – et que 2,4 millions d’enfants en meurent chaque année, la malnutrition chronique est rarement inscrite à l’agenda du développement. Nous sommes en droit de demander que cela change, maintenant !
En mai 2012, l’Organisation Mondiale de la Santé a joint sa voix au chœur de ceux réclamant plus d’investissements dans la nutrition. Elle a endossé six nouveaux objectifs comprenant notamment la réduction de la malnutrition de 40% d’ici à 2025, ce qui équivaut à 70 millions d’enfants qui éviteraient la malnutrition et ses conséquences désastreuses pour la santé.
Lors du sommet de Londres en août, un objectif intermédiaire a été fixé d’ici les prochains JO au Brésil en 2016 : si les politiques tiennent leurs promesses, 25 millions d’enfants parmi les plus pauvres au monde pourraient éviter de subir les conséquences de la malnutrition d’ici à cette date.
Il est donc temps que les dirigeants internationaux et les principaux bailleurs de fonds mettent la nutrition à l’agenda afin de prévenir ces 25 millions d’enfants du retard de croissance causé par la malnutrition chronique d’ici à 2016, soit dans à peine quatre ans.
Plus nous serons nombreux à nous mobiliser, plus notre voix sera entendue. L’important est de participer et chaque petit geste compte.
Ensemble, exigeons le possible !
Sep 10th, 2012 3:49 PM UTC
By Aïssata Ba
Le vendredi 7 septembre, s’est achevé à Naples, le sixième Forum Urbain Mondial avec pour thème : « le futur urbain ». Pour beaucoup de pays en développement, la question de futur urbain pose celle de la sortie des bidonvilles. Comme solution, une activité souvent reléguée au monde rural s’implante de plus en plus chez les citadins : l’agriculture.
En milieu rural, dans de grands espaces, l’agriculture a fait ses preuves en tant que pourvoyeur à la fois d’alimentation et d’emploi. Mais dans un environnement urbain où les terrains manquent, on peut s’interroger sur la manière de mener une occupation agricole. La réponse se trouve dans « l’agriculture en sac ». Reprise sous la forme de « jardinières en sac » dans un article du Monde daté du 5 septembre, l’expression vient du mode de culture urbain créé par l’association Solidarités International.
Pour palier à la sous-nutrition résultant de la surpopulation urbaine dans l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique, Kibera, au Kenya, entrainant manque de terres cultivables et incapacité à acheter les aliments trop chers sur le marché, l’association lance son programme en 2007. Des sacs de riz ou de farine usagés, nécessitant de la terre et peu d’eau sont fournis aux habitants de Kibera, qui apprennent à cultiver choux, épinards et à planter d’autres graines.
Les cultures en sac ne répondent pas qu’au besoin immédiat de s’alimenter. Elles permettent également, grâce à l’apprentissage de méthodes de cultures simples sur de petits espaces, de s’initier à l’agriculture et d’en faire un véritable métier. Elles présentent ainsi une solution aux problèmes de manque d’emploi et de stabilité, aussi symboliques des bidonvilles que l’habitat délabré de ces zones citadines que l’on appelle encore « quartiers informels », construits au rythme des arrivées massives, en constante croissance, de populations rurales et d’un accroissement naturel tout aussi élevé.
L’augmentation de la population urbaine entraine une réflexion grandissante des organismes internationaux sur les solutions à la surpopulation urbaine. Dans la révision 2011 de son rapport sur les « Perspectives de l’urbanisation mondiale », la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies établit, qu’actuellement, plus de 50 % des habitants de la planète résident en zone urbaine, avec une croissance en Afrique subsaharienne, la plus rapide au monde. Le Forum Urbain Mondial a été conçu par l’ONU Habitat pour rassembler les leaders mondiaux et leurs partenaires afin d’encourager la coopération internationale sur la question du développement urbain. Lors de la dernière conférence, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation, et l’agriculture (FAO) a concentré ces interventions sur le thème d’ « alimentation et agriculture pour le futur urbain » tandis que d’autres organisations internationales abordent des questions de santé, d’architecture, d’économie verte ou d’environnement au sein des villes surpeuplées.
L’agriculture urbaine permet ainsi un rapprochement entre pays du Nord et du Sud qui trouvent un véritable vivier d’échanges autour de questions communes sur les enjeux de l’explosion démographique urbaine.
Aug 13th, 2012 8:45 PM UTC
By Sara Kianpour
Les JO de Londres se sont terminés ce dimanche 12 août 2012.
Durant 16 jours, les performances des sportifs étaient au centre de toutes les conversations. Mais ces exploits n’auraient pas été possibles sans une alimentation saine et nutritive. C’est pourquoi ONE avait saisi l’occasion pour lancer un jeu en ligne permettant au plus grand nombre de défier les dirigeants du G8 dans un Sprint contre la Faim en vue de parler de la santé et de la nutrition sous un angle différent.
Vous avez été nombreux à prendre part à cette opération et nous vous en remercions très sincèrement. Mais le combat continue. Vous avez la possibilité de vous mobiliser encore davantage en participant à la Course contre la Faim, le projet pédagogique et sportif de la rentrée scolaire d’Action contre la faim (ACF).
En effet, depuis 16 ans, ACF organise la Course contre la Faim dans les établissements scolaires français en vue d’informer et de sensibiliser les plus jeunes au problème de la faim dans le monde et de leur donner l’occasion et les moyens d’agir contre un fléau qui coûte la vie à 10 000 enfants par jour.
Chaque établissement inscrit à ce projet assiste à une séance de sensibilisation d’une heure animée par un bénévole de l’organisation qui leur explique de façon simple les causes de la faim, l’ampleur du problème et les solutions pouvant être apportées. Suite aux séances de sensibilisation, chaque jeune se mobilise et cherche dans son entourage des sponsors qui s’engagent à leur verser une petite somme pour chaque kilomètre parcouru le jour de la course.
Dans cette course, pas de perdant, ni de gagnant ! Chaque élève se dépasse et donne le meilleur de soi pour soutenir une cause qui le touche et le concerne.
Ce projet est ouvert à tous les niveaux (primaires, collèges et secondaires) avec des supports de sensibilisation adaptés à l’âge des élèves.
L’année dernière, ce projet a mobilisé plus de 1000 établissements scolaires et près de 260 000 élèves dans toute la France et à l’étranger.
Pour inscrire votre établissement à la Course contre la Faim, rendez-vous sur : www.actioncontrelafaim.org
Jul 17th, 2012 6:28 PM UTC
By blogueur invité
Post publié par Tiken Jah Fakoly, chanteur reggae et membre de ONE
A l’heure où j’écris ces lignes, plus de 18 millions de personnes font face à une grave pénurie de nourriture au Sahel. Pourtant, nous avons les méthodes et les solutions pour briser le cycle vicieux de ces crises alimentaires à répétition. Malgré tout, ce cycle continue de perdurer.
En mars dernier, je suis allé au Burkina Faso où j’ai constaté l’existence de cas graves de malnutrition. J’ai visité des marchés de céréales et de bovins de la région de Diapaga, proche des frontières béninoises et nigériennes. J’y ai constaté l’appauvrissement des étals, de moins en moins approvisionnés, et j’y ai rencontré des villageois, premières victimes des mauvaises récoltes.
Je me souviens particulièrement de l’un d’entre eux qui m’avait confié n’avoir rien récolté cette année et qui n’avait donc rien pour nourrir sa famille de 15 membres.

Tiken Jah Fakoly aux côtés des enfants de l’école de Nadjamboali, village du Sahel fortement menacé par la famine – Photo © Raphael de Bengy www.raphaeldebengy.com
La situation est grave et la mobilisation du plus grand nombre s’impose pour tirer la sonnette d’alarme. Si la communauté internationale ne prend pas très rapidement les dispositions nécessaires, ce sont des cas qui sans aucun doute s’aggraveront. Pour preuve, dans la région que j’ai visitée, il y a eu une augmentation de 200% d’enfants malnutris par rapport à l’année dernière. Et c’est inacceptable. Ces enfants, s’ils sont en bonne santé, représentent l’avenir de l’Afrique. Si on arrive à faire des choses maintenant, on peut éviter que des enfants meurent.
Je suis conscient qu’il est tentant de détourner les yeux face aux images insoutenables de la faim. Mais celle-ci menace la vie de plus de 18 millions d’hommes, de femmes et d’enfants au Sahel.
Nous savons que des solutions intelligentes telles que de meilleures semences, des formations dans l’agriculture et des techniques d’irrigation améliorées pourraient vraiment faire la différence et permettre à des millions de personnes non seulement de survivre, mais aussi de prospérer.
Six pays de la région ont d’ores et déjà des plans d’action à long terme qui ont été testés et qui mettent à disposition des populations les outils dont elles ont besoin pour se mettre, avec leurs familles, à l’abri de la faim et de la pauvreté. Et au sommet de l’Aquila, les pays les plus puissants du monde se sont engagés à soutenir le financement de ces plans. Mais, à moins d’agir immédiatement, ces plans finiront au placard.
Je vous invite à signer la pétition de ONE dès maintenant pour appeler les dirigeants du monde à financer de toute urgence l’appel humanitaire de l’ONU pour le Sahel, mais aussi à soutenir les plans d’investissements agricoles à long terme des pays de la région afin de mettre fin aux crises alimentaires récurrentes.
Jun 19th, 2012 6:04 PM UTC
By Tamira.Gunzburg
Hier, la Commission européenne a accueilli une conférence internationale sur le Sahel, où 18 millions de personnes sont sous la menace de faim. De hauts responsables, représentants de l’UE, de l’OECDE et des pays ouest africains, mais aussi d’organisations régionales africaines et d’agences onusiennes, se sont rassemblés afin de trouver des solutions pour répondre aux crises alimentaire et nutritionnelle.
Au cours de cette conférence, la commissaire européenne à la Coopération internationale, à l’Aide humanitaire et à la Réaction aux crises, Kristalina Georgieva, a annoncé que l’UE allait augmenter ses fonds d’aides humanitaires alloués au Sahel, à hauteur de 40 millions d’euros. « Ces fonds sont censés sauver des vies qui sont dans une grave situation d’urgence. C’est notre dernière chance de sortir ces populations de cette situation, avant qu’elle n’atteigne des sommets », a déclaré la commissaire. Jusqu’à présent, l’UE a dépensé au total 337 millions d’euros dans l’aide humanitaire pour le Sahel.
Cependant, la conférence ne portait pas uniquement sur la résolution de cette crise, mais aussi sur un autre enjeu : comment mettre en lien l’aide humanitaire d’urgence et le développement de long-terme, dans le but d’empêcher que de telles crises ne se reproduisent à l’avenir. Le commissaire européen au développement Andris Piebalgs était aussi à cette rencontre et a saisi cette opportunité pour lancer une nouvelle initiative intitulée “AGIR Sahel” (Alliance Globale pour l’Initiative Résilience), qui a pour but de venir en aide aux populations du Sahel pour faire face de manière plus efficace aux sécheresses futures .
Ceci vient juste quelques mois après que les deux commissaires aient lancé ensemble une initiative similaire appelée « SHARE » (Soutenir la résilience dans la Corne de l’Afrique), qui avait pour objectif de briser le cercle vicieux des crises humanitaires dans la région de la Corne de l’Afrique. ONE félicite cette approche qui consiste à lier l’aide humanitaire d’urgence avec le développement. La directrice de ONE Bruxelles, Eloise Todd, a déclaré qu’«investir dans l’agriculture est la plus sûre des mesures politiques que nous ayons pour faire face à de futures crises alimentaires. C’est pourquoi nous avons besoin d’accroître le prochain budget européen en vue d’avoir des investissements utilisés de façon efficace dans l’agriculture»
Le commissaire Piebalgs a déclaré que « l’Union européenne assumera son rôle en focalisant son aide sur la sécurité agricole et alimentaire dans les années à venir ». Dans le but de pouvoir remplir cet objectif, il est important que l’UE puisse compter sur des ressources suffisantes. L’UE et ses Etats membres sont, en ce moment même, en train de décider du prochain budget européen pour la période 2014-2020, dans lequel 51 milliards d’euros sont actuellement attribués à l’aide au développement. Il est important que nous protégions ces fonds malgré les menaces de coupes budgétaires, afin que les populations puissent investir à temps pour un avenir sans faim.
Jun 11th, 2012 3:37 PM UTC
By Leonard Francelet
Il y a un mois, nous vous invitions à participer à la deuxième édition du festival « LE TEMPS PRESSE », un festival de courts métrages sur le thème « et vous comment voyez-vous le monde aujourd’hui ? » dont ONE est partenaire. La remise des prix a eu lieu jeudi à l’Hôtel de Ville de Paris.
Le concours avait pour objet la réalisation par de nouveaux talents d’un court-métrage de fiction portant sur l’un des 8 Objectifs du Millénaire.
Cette année, plus de 210 films ont été reçus en provenance de 25 pays différents. Une sélection de 21 films a été réalisée par l’équipe du festival et soumise au choix des six différents Jurys.
Six prix ont donc été remis jeudi soir à Paris par des professionnels du cinéma et de la solidarité qui ont souhaité témoigner de leur soutien à cette initiative en récompensant de jeunes talents qui ont su explorer artistiquement un des 8 Objectifs du Millénaire. Voici la liste des lauréats :
- Le Grand Prix LE TEMPS PRESSE (jurys : les réalisateurs du film « 8 » à l’origine de l’aventure « Le Temps Presse », soit Jane Campion, Mira Nair, Wim Wenders, Gus Van Sant, Gaspard Noé, Jan Kounen, Abderrhamane Sissako et Gael Garcia Bernal) et le prix CINEMA (Jurys : Julie Gayet, Jean Pierre Lavoignat, Bruno Solo, Artus de Penguern, l’équipe de Reporters d’Espoirs) pour le film « Paradisiaque » d’Igor Pejic.
- Le prix du PUBLIC pour le film « 23mn » de Michel Kharoubi. Le public a choisi le film lauréat grâce à l’aide des partenaires Babyloan, Wat.tv, Youphil.com et Le salon des Solidarités.
- Le prix des FEMMES pour le film « Urka Burka » de Giorgio Borgazzi. Le jury était composé de la Princesse Stéphanie de Monaco, Zoé Valdès (Ecrivaine, Scénariste), Isabelle Giordano (Journaliste), Florence Bensadoun (Responsable cinéma du magazine ELLE), Ombline Le Lasseur (Co-fondatrice de Kiss Kiss Bank Bank), Anne Barre (Fondatrice de Women In Europe for a Common Future – WWECF).
- Le prix de l’ENVIRONNEMENT pour le film « Quelques vâgues, et l’Ame » de Matthieu Maunier-Rossi. Le jury était composé de Solange Montillaud (chargée de l’information au Programme des Nations Unies pour l’Environnement), Yann Arthus Bertrand, Jacques Olivier Barthes (Directeur de la communication de WWF France), Christophe Chenebault (Fondateur de Evene.fr et auteur de « Impliquez-vous ! ») et de Jean-François Camilleri (CEO Disney Nature).
- Le prix des ENFANTS (organisé par l’UNICEF grâce au réseau Villes Amies des Enfants) pour le film « Momentos » de Nuno Rocha (Portugal).
Des prix « utiles » ont été créés et distribués aux lauréats (caméras professionnelles, commande de reportage pour suivre une des missions de l’ONG partenaire du festival ACted) pour continuer la mission de développer un cinéma engagé et citoyen.
Plus d’informations sur le site du festival.
May 23rd, 2012 4:07 PM UTC
By Ben Leo
Le Directeur en charge des politiques au niveau mondial de ONE Ben Leo donne son analyse du sommet du G8 de cette année à Camp David.
Le sommet du G8 à Camp David le week-end dernier a marqué le troisième anniversaire de l’initiative de l’Aquila sur la sécurité alimentaire qui avait été lancée au G8 de 2009. Ce troisième anniversaire marque aussi l’expiration de la plupart des engagements financiers pour la fin de l’année. En même temps, l’une des pires sécheresses en 60 ans a ravagé les moyens de subsistance de plus de 13 millions de personnes en 2011dans la Corne de l’Afrique. Une autre sécheresse a mis la vie de 12 millions de personnes en danger dans la région du Sahel en Afrique de l’Ouest. Je me demande si suffisamment d’efforts sont consentis pour combattre l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité des populations les plus pauvres aux chocs?
Le G8 s’est mis d’accord sur un plan audacieux et attendu, avec l’objectif de sortir 50 millions de personnes de la pauvreté au cours des dix prochaines années – comme vous l’avez demandé d’ailleurs.
Ils envisagent d’atteindre cet objectif en stimulant les investissements privés notamment par l’établissement d’accords de coopération avec les gouvernements africains intéressés. La Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle « augmentera les investissements domestiques et étrangers privés responsables dans l’agriculture africaine, adoptera les innovations qui amélioreront la productivité agricole et réduira le risque porté par les économies vulnérables et les communautés. » L’Éthiopie, la Tanzanie et le Ghana seront les premiers tandis que le Burkina Faso, le Mozambique et la Côte d’Ivoire devraient suivre rapidement. 45 multinationales privées et compagnies nationales se sont engagées à verser 3 milliards de dollars en 3 ans.
Les pays donateurs du G8 ont déclaré qu’ils ajouteront 3 milliards de dollars supplémentaires pour faciliter les investissements du secteur privé, mais le calendrier, l’échelle et les engagements individuels des pays donateurs du G8 ou des compagnies privées n’ont pas été détaillés dans le communiqué final du sommet. Nous ne nous attendons pas non plus à ce que les accords de coopération, que les compagnies privés et les pays en question devraient conclure rapidement, prévoiront un cadre pour pouvoir en faire un suivi.
Le G8 s’est aussi engagé à lever 1,2 milliards de dollars sur 3 ans auprès d’autres donateurs – nouveaux et existants – pour soutenir le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP). Le GAFSP incarne les principes de Rome, des principes pour améliorer l’efficacité de l’aide allant vers le secteur agricole. Par conséquent, ce programme ne soutient que les plans développées par les pays concernés eux-mêmes. Les nouvelles contributions auf GAFSP devraient permettre definancer au moins quelques-uns des trente plans nationaux existants qui sont prêts à démarrer.
Le G8 de Camp David, comme déjà ceux des années précédentes, a publié un rapport de redevabilité . Ce rapport montre que les donateurs ayant adopté l’initiative de l’Aquila ont engagé les crédits à 99%, mais seuls 58% des 22 milliards de dollars promis ont été décaissés à ce jour. Selon le G8, ils sont sur la bonne voie pour respecter pleinement leurs engagements financiers d’ici à la fin 2012, mais sans préciser quand les sommes seront décaissés et disponibles sur le terrain. Quatre des 13 donateurs (Canada, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni) ont déjà décaissé l’intégralité des sommes promises. Le rapport montre également que les pays du G8 ont aligné à plus de 90% leurs programmes sur les plans nationaux de leurs pays partenaires. Cependant les plans d’investissements de 30 pays restent financés à seulement 50%.
Globalement, le rapport de Camp David de cette année est un grand pas en avant pour la transparence du G8. Le rapport inclut notamment des tableaux de dépenses, des descriptions de programmes et une série d’indicateurs pour mesurer les progrès au regard des principes de Rome. Le rapport permet notamment de mieux évaluer l’alignement de l’aide sur les plans nationaux, la coordination stratégique des donateurs et leur approche pour s’attaquer à l’insécurité alimentaire à la fois surle court terme et sur le long terme.
Malheureusement, le G8 a choisi de ne pas s’évaluer en fonction du cinquième principe de Rome qui consiste à maintenir un engagement financier soutenu pour réduire l’insécurité alimentaire mondiale. Le communiqué du G8 est très léger sur ce point en notant qu’il « continuera à relever les défis actuels et futurs » et peine à fixer les 22 milliards de dollars comme une base de dépenses.
Le G8 a été également très réservé sur le financement des plans nationaux. Il y a 30 plans, 22 d’entre eux en Afrique, qui sont prêts à démarrer. Ils sont testés, chiffrés et abordables, mais le G8 commence seulement à travailler avec trois d’entre eux sans prévoir d’étendre cette coopération à tous les pays avec un plan national. 17 de ces pays participent également au mouvement SUN (Scaling Up Nutrition – Améliorer la nutrition)qui cherche à renforcer la volonté politique et à créer un élan pour lutter contre la malnutrition infantile. Cependant, le G8 a échoué à définir une cible pour réduire le rachitisme, à l’origine de dommages irréversibles au cerveau et pour les organes des jeunes enfants qui limitent leur espérance de vie.
Un effort continu et soutenu par les membres de ONE et la communauté internationale est nécessaire pour :
1) obtenir le reste des ressources nécessaires pour financer pleinement les plans d’investissements des pays et les solutions éprouvées pour la nutrition
2) et mettre la pression sur le G8 pour qu’il reste transparent et qu’il tienne ses promesses. Le G8 a commencé à ouvrir le chemin pour un futur libre de la faim et de la pauvreté, mais il est de notre devoir de s’assurer qu’il reste sur la bonne voie.
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