May 17th, 2013 11:55 AM UTC
By Sarah Roussel
Le 9 mai dernier nous avons remis plus de 135 000 signatures dans le cadre de notre campagne Ouvert au développement, au10 Downing Street, résidence du Premier ministre britannique David Cameron.

3 membres de ONE – Billy, Mark et Francesca – devant la résidence du Premier ministre britannique David Cameron, avant de lui remettre la pétition Ouvert au développement. Photo: ONE
Des milliers de membres de ONE demandent à ce que le nouveau cadre pour le développement post-2015, visant à mettre fin à la pauvreté, reflète l’opinion des populations les plus vulnérables dans le monde. Et que les objectifs fixés soient spécifiques, mesurables et obligent les gouvernements à rendre compte de leurs engagements.
Le Premier ministre britannique David Cameron, co-président du panel chargé de fixer les nouveaux Objectifs du Millénaires n’est pas le seul que nous sommes allés voir. Nous nous sommes assuré que vos voix soient entendues partout dans le monde en remettant vos signatures à l’ensemble des experts constituant ce panel.

La directrice de ONE Afrique, Dr Sipho Moyo (3e en partant de la gauche) avec tous les membres africains du Panel de haut-niveau lors de leur rencontre à Bali. Photo: ONE
Un grand merci à tous ceux qui ont soutenu la campagne ! Nous vous tiendrons au courant de la suite des événements et en attendant continuons de nous battre pour que les voix des personnes les plus vulnérables de la planète soient entendues.
Apr 10th, 2013 12:03 PM UTC
By Sara Kianpour
Hier soir, aux environs de 20 heures, des cris de joies ont résonné dans les bureaux de ONE. Nous venions d’apprendre une nouvelle historique !
En effet, le Parlement européen, les Etats membres et la Commission européenne se sont enfin entendus sur un texte qui impose une transparence inédite aux industries extractives afin de renforcer la lutte contre la corruption. Les entreprises pétrolières, minières, gazières et forestières seront dorénavant obligées de rendre public tous les paiements versés aux gouvernements des pays tiers, détaillés projet par projet et sans aucune exemption.
Ce succès sans précédent n’aurait pu voir le jour sans une mobilisation des citoyens européens, dont vous, chers membres de ONE. Vous avez été nombreux à vous mobiliser à nos côtés pendant plus d’un an et demi pour exhorter les dirigeants européens à résister au lobby industriel contre cette législation européenne. Et vos voix ont été entendues.
Comme Bono l’a toujours dit, la transparence est un des meilleurs vaccins contre la corruption. Suite à l’annonce de la bonne nouvelle, il a fait part de sa joie pour les militants : « […] Je me réjouis pour les activistes qui ont durement bataillé et soutenu cette longue campagne et félicite les dirigeants européens qui ont su résister au lobby industriel.» »

Aujourd’hui, 1,5 milliards d’habitants des pays africains, riches en ressources naturelles, vivent sous le seuil de pauvreté. Une situation révoltante alors que les exportations pétrolières et minières de l’Afrique représentaient sept fois la valeur de l’aide internationale en 2010. La transparence du secteur extractif est un prérequis pour que les citoyens puissent s’assurer que les richesses qui se trouvent dans leurs sous-sols contribuent au développement de leur pays.
A travers cette directive, l’Europe s’attaque enfin à l’opacité de secteurs qui pèsent plusieurs milliards d’euros et donne un droit de regard aux citoyens sur les revenus générés par leurs ressources naturelles.
Encore mille mercis pour votre soutien. Votre acharnement a, une fois de plus, porté ses fruits ! Et nous on dit, ça se fête…
N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions sur cette campagne dans ce blog ! Vous pouvez également partager l’image ci-dessous avec votre entourage.
Feb 20th, 2013 3:32 PM UTC
By Friederike Röder
Dans une tribune dans le journal britannique «The Guardian », un ancien dirigeant de la compagnie pétrolière Shell a récemment exprimé toute son inquiétude quant au lobbying de son ancienne industrie. Il est étonnant de voir un ancien responsable critiquer ouvertement les manœuvres de ses anciens homologues. Cela signifie que l’enjeu doit être important. En effet, le lobby pétrolier est très actif en ce moment dans l’idée d’affaiblir la future directive européenne qui est censée imposer de nouvelles règles de transparence aux entreprises pétrolières, mais aussi gazières, minières et forestières.
L’enjeu est de taille parce qu’il s’agit de secteurs lourds de plusieurs milliards qui opèrent en partie dans des pays en développement. Pour le moment, les citoyens de ces pays, souvent riches en ressources naturelles, mais dont la population reste pauvre, n’ont pas de droit de regard sur ce que rapportent leurs richesses naturelles. Et ils peuvent, par conséquent, difficilement demander des comptes à leurs dirigeants sur l’emploi de ces revenus.
Ceci pourrait changer bientôt, si l’Union européenne se met d’accord sur une directive qui obligerait les entreprises à publier les paiements qu’elles versent aux gouvernements. Mais les négociations qui pourraient aboutir très bientôt sont ralenties par le lobby pétrolier.
Laissons parler Alan Detheridge, l’ancien responsable de Shell qui épingle les arguments du lobby:
« L’industrie pétrolière fait pression pour affaiblir ces règles dans deux principaux domaines.
Leur première proposition vise à accorder des exemptions aux entreprises qui opèrent dans des pays où des lois interdisant la publication de paiements sont en vigueur. Une telle disposition ne servirait, bien entendu, qu’à encourager les gouvernements qui souhaitent dissimuler des informations à leurs citoyens, à promouvoir ce type de législation. Les règles européennes devraient s’aligner sur la législation américaine et ne permettre aucune dérogation. Tout état membre de l’UE qui soutient des exemptions compromettrait l’objectif fondamental de la législation, qui consiste à placer l’information entre les mains de ceux qui en ont le plus besoin.
Le deuxième domaine concerne ce qu’on entend exactement par l’expression « projet » dans le cadre du reporting. Au lieu de publier leurs paiements au niveau de projet en se basant sur les accords juridiques signés avec les gouvernements, les entreprises proposent d’avoir la possibilité d’une comptabilité qui se base sur leur propre règle de reporting interne. Aux États-Unis, une telle définition a été, à juste titre, rejetée, car elle ne permet pas une transparence suffisante. L’Europe devrait aussi la rejeter. Définir un projet sur la base d’accords légaux est compatible avec les règles américaines. En plus, cette approche a l’avantage de ne pas imposer un fardeau inutile aux entreprises compte tenu du fait que les versements à publier sont déjà inscrits dans les livres de compte de leurs filiales. »
Fort de vos 160 signatures, ONE, en collaboration avec les autres ONG membres de Publiez ce que vous payez, continue à suivre de plus près la négociation de la directive, afin de s’assurer que nos dirigeants résistent au lobby et décide d’une loi de transparence historique !
Feb 20th, 2013 10:48 AM UTC
By admin

Le scandale de la viande chevaline montre à quel point il peut être difficile de savoir exactement ce qu’il y a dans nos assiettes.
Faisant face à un réseau complexe d’opérations, ce n’est pas évident de comprendre ce qu’il se passe. C’est un vrai problème. Nous devrions être en mesure de savoir ce que mangeons.
Dans les pays en voie de développement, il existe un différent type de secret. Pire. Bien pire. Dans 4 des 5 cinq pays soumis à l’Enquête sur le Budget Ouvert, les gouvernements ne fournissent pas suffisamment d’informations à leurs citoyens concernant le budget national. Le problème est particulièrement prononcé dans les pays où les ressources naturelles comme le pétrole, le gaz et les minéraux sont abondantes.
Cela signifie que les gens n’ont aucune idée de la manière dont leurs ressources sont utilisées. Si elles sont judicieusement investies dans la santé, l’agriculture et l’éducation, ou si elles sont détournées vers les comptes de dirigeants corrompus.
Il est temps de mettre un terme à ce scandale.
ONE et ses membres à travers le monde militent pour plus de transparence dans la lutte contre la pauvreté, afin que les populations des pays en voie de développement puissent tenir leur gouvernement responsable de leur action. Et qu’ils puissent prendre le contrôle de leur vie. Et ce, au-delà de l’aide au développement
Exigez la transparence pour l’Afrique (de même que pour ce qu’il y a dans vos assiettes). Exigeons le possible.
- Alan Hudson -
Feb 18th, 2013 12:15 PM UTC
By Coline Grunblatt
En 2000, la Déclaration du millénaire a permis un rassemblement de l’ensemble des pays de planète autour des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Une série de 8 objectifs visant notamment à diviser par deux l’extrême pauvreté dans le monde et à améliorer le bien-être des populations les plus vulnérables.
Les OMD ont permis à tous les acteurs, et en particulier les gouvernements, de rassembler leurs ressources et leurs efforts autour de ces 8 objectifs spécifiques. Depuis, des progrès sans précédent ont été accomplis :
- plus de 6 millions de personnes habitant en Afrique ont pu débuter et suivre un traitement antirétroviral contre le VIH/sida,
- 5,5 millions de vies ont été sauvées grâce à des vaccins plus utilisés et plus accessibles,
- plus de 50 millions d’enfants supplémentaires ont été scolarisés en primaire.
Treize ans après la Déclaration du millénaire, au moins 60 pays en voie de développement sont en bonne voie d’atteindre certains de ces objectifs, tandis que d’autres restent en retard. Cet élan et cette appropriation des OMD par l’ensemble des acteurs du développement a changé la manière dont la lutte contre la pauvreté était menée, et continuera à influencer le monde d’ici à 2015 (date limite pour atteindre OMD).
Cependant, au-delà de 2015, la tâche à accomplir reste immense ! Il est donc indispensable à présent de mettre en place un nouvel ensemble d’objectifs pour lutter contre la pauvreté après 2015, qui tiennent compte des réussites et des limites du cadre précédent. Ce nouveau plan d’action s’étendra sur les prochaines décennies et il est donc essentiel que la nouvelle architecture soit la meilleure possible dès sa définition.
Les Nations Unies ont ainsi nommé un groupe d’experts pour travailler sur ces nouveaux objectifs post- 2015. Ce Panel de haut niveau des éminentes personnalités sur l’Agenda pour le développement (PHN) est coprésidé par le Premier ministre britannique, David Cameron, la Président de la République libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Président de la République d’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono.

Les co-présidents du Panel de haut niveau sur l’Agenda pour le développement (PHN) : le Président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, le Premier ministre britannique David Cameron et la Présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf. Crédit: UN
Pour faire en sorte que le cadre post-2015 ait un impact encore plus important sur la vie des personne les plus pauvres dans le monde, il est indispensable que l’ouverture – notamment la transparence, la responsabilité et la participation publique - soient au cœur de ce nouveau cadre de développement.
Ainsi ONE, en partenariat avec d’autres organisations*, publie un rapport intitulé « Ouvert au développement ». Ce dernier demande au PHN de s’assurer que les nouveaux objectifs de lutte contre la pauvreté répondent aux priorités des populations les plus pauvres. En effet, il est essentiel d’établir un processus participatif, un cadre de suivi clair et des portails de données ouverts à tous, permettant ainsi aux citoyens d’engager la responsabilité de leurs dirigeants et de rendre ces dernier redevable vis-à-vis de leur population. Notre rapport a d’ailleurs été remis au PHN en main propre.
Vous vous demandez certainement ce que nous entendons exactement par « ouvert », « transparent » et « redevable » ?
- Pour faire simple, notre rapport appelle l’ensemble des pays à s’engager à fournir des informations régulières permettant de suivre, en temps réel, l’état de réalisation des objectifs.
- Nous demandons également à ce que les capacités statistiques des pays en voie de développement soient renforcées et soutenues financièrement ; afin que des bases de données ouvertes (suivant les normes « open-data ») puissent être facilement accessibles et compréhensibles par tous. Cela permettra aux citoyens des pays développés, mais aussi ceux des pays en voie de développement qui sont les plus concernés, d’obtenir des informations pertinentes afin de tenir responsables les gouvernements sur la manière dont ils utilisent cet argent et sur les résultats qu’ils obtiennent. Cela leur permettra également de prendre de meilleures décisions, basées sur une meilleure information.
- Enfin, nous demandons à ce que les priorités des citoyens des pays en voie de développement, qui seront les plus concernés par ces nouveaux objectifs, soient prises en compte. Grâce aux progrès technologiques de la dernière décennie, en particulier la croissance rapide de l’utilisation des téléphones portables dans les pays en voie de développement, il est aujourd’hui plus simple qu’il n’a jamais été de s’assurer que cela soit le cas. Il n’y plus aucune excuse pour ne pas écouter leur opinion.
Pour ONE, la prise de décision concernant ces OMD 2.0 devrait se faire de manière transparente, ouverte et de prendre en compte les réelles priorités de développement. Les objectifs actuels ont d’ores et déjà permis des avancées majeures en matière de développement. Nous parlons à présent d’un nouveau chapitre, et il est crucial que les citoyens puissent participer à son écriture dès à présent et tout au long de leur mise en place.
* Nos partenaires internationaux pour cette action sont les suivants : Center for Transparency and Accountability au Liberia (CENTAL), Development Initiatives, Fundar (Mexique), Global Witness, Global Movement for Budget Transparency, Accountability and Participation, Integrity Action, International Budget Partnership, Luta Hamutuk Institute (Timor Est), Publish What You Fund, Publiez ce que vous payez, Revenue Watch Institute, Transparency International et W3C (Brésil).
Feb 15th, 2013 5:49 PM UTC
By admin
La semaine dernière, j’ai répondu aux questions les plus fréquemment posées sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) – qu’est-ce qu’on entend par OMD, à quoi ça sert, pourquoi ils sont importants, et qu’est-ce qu’on attend des prochains. Cette semaine, je veux me concentrer sur la façon dont les OMD ont intensifié les efforts de tous, permettant de relever certains des défis sur le développement les plus importants au monde. Depuis 2000 et la naissance des OMD, certains des programmes de développement les plus efficaces ont vu le jour.

Voilà les progrès qui ont été réalisé depuis 2000 :
RÉDUIRE L’EXTRÊME PAUVRETÉ ET LUTTER CONTRE LA FAIM (OMD 1)
Plus de 60 pays en développement sont en bonne voie pour réduire de moitié l’extrême pauvreté d’ici à 2015. Pour 40 pays en développement, il n’y a pas assez de données disponibles pour savoir s’ils sont sur la bonne voie pour atteindre l’OMD 1 ou non, et le peu de données qui existent datent de plus de 5 ans.
ASSURER L’EDUCATION PRIMAIRE POUR TOUS (OMD 2)
Depuis 2000, des progrès impressionnants ont été fait en ce qui concerne la scolarisation des enfants en primaire. Rien qu’en Afrique sub-saharienne, 51 millions d’enfants supplémentaires ont été scolarisés entre 1999 et 2010.
Mais il y a encore du travail : 31 millions des 61 millions d’enfants dans le monde qui ne sont toujours pas scolarisés, vivent en Afrique sub-saharienne.
RÉDUIRE LA MORTALITÉ DES ENFANTS DE MOINS DE 5 ANS (OMD 4)
Le taux de mortalité infantile a diminué de 41% de 1990 à 2011, en partie grâce à de nouvelles technologies et des partenariats efficaces dans le domaine de la santé pour permettre l’accès aux vaccins, la distribution de moustiquaires et une bonne nutrition. Depuis sa création en 2000, l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI) a vacciné 370 millions d’enfants. Un nombre qui selon GAVI a permis d’éviter près de 5,5 millions de décès infantiles.
COMBATTRE LA PROPAGATION DU VIH / SIDA, DU PALUDISME, DE LA TUBERCULOSE ET D’AUTRES MALADIES (OMD 6)
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme existe depuis 11 ans. Durant les 10 premières années de sa création, les programmes du Fonds ont sauvé 7,7 millions de vies. Le Fonds a permis a 3,3 millions de personnes d’avoir accès au traitement du sida, a traité plus de 8,6 millions de cas de tuberculose dans le monde, et distribué plus de 230 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide pour aider à prévenir la transmission du paludisme.
Grâce aux programmes du Fonds mondial, ainsi qu’aux efforts bilatéraux des donateurs du monde entier, le nombre de personnes sous traitement antirétroviral en Afrique subsaharienne est passé de 50 000 en 2002 à 6,2 millions en 2011. L’OMD 6 inclut la réduction de la propagation du VIH / sida. Et nous commençons effectivement à voir la diminution du nombre d’infections, grâce à ces programmes. Entre 2001 et 2011, le taux de nouvelles infections au VIH a diminué de plus de 25% dans 23 pays d’Afrique sub-saharienne.
Se fixer des objectifs fonctionne. De grands progrès ont été réalisés au cours des 13 dernières années, et des millions de vies ont été sauvées. La prochaine série d’objectifs pour le développement permettra de déterminer quels sont les nouveaux programmes à mettre en place, et de quelle manière nous allons dépenser des ressources précieuses à l’avenir.
Maintenant que vous connaissez les résultats accomplis par les OMD, faisons en sorte que les prochains, qui définiront le nouveau cadre de développement jusqu’en 2030, soient encore mieux.
Faites entendre votre voix ! Signez dès maintenant notre pétition pour exhorter les dirigeants du monde à inscrire la transparence, la responsabilité et la participation publique au coeur du nouveau cadre de développement post-2015.
- Lauren Pfeifer -
Feb 6th, 2013 5:41 PM UTC
By admin

Légende: Les co-présidents du Panel de haut niveau des Nations Unies : le Premier ministre britannique, David Cameron, la Présidente de la République libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Président de la République d’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono.
O-M-D : le Panel de haut niveau (PHN) de l’ONU travaille actuellement sur les nouveaux objectifs de développement et ces trois lettres seront, au cours des prochaines semaines, sur toutes les lèvres. Mais avant de vous noyer dans un océan d’acronymes, revenons un peu en arrière. Essayons de répondre à certaines des questions les plus fréquemment posées sur notre campagne visant à obtenir du PHN des objectifs de développement transparents, responsables et qui répondent aux priorités des populations les plus pauvres.
Premièrement : qu’est-ce que le Panel de Haut niveau (PHN)?
Le Panel de haut niveau sur le Programme du développement post-2015 regroupe 27 personnalités éminentes, choisies par le Secrétaire Général des Nations-Unis Ban Ki-Moon, chargées de définir l’agenda de développement global pour l’après 2015. Ce panel est co-présidé par le Premier ministre britannique, David Cameron, la Présidente de la République libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Président de la République d’Indonésie, Susilo Bambang Yudhoyono. Le PHN devra présenter au Secrétaire Général, un rapport regroupant l’ensemble de ses recommandations, en mai 2013.
OK, Rappelez moi ce que sont les OMD ?
Les Objectifs du Millénaire pour le développement (ODM) sont basés en grande partie sur les objectifs internationaux de développement, définis par les pays donateurs par le biais de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans le milieu des années 90. Ils ont été adoptés en 2000 par 193 Etats membres de l’ONU, et au moins 23 organisations internationales, avec 2015 comme date butoir. Ils recouvrent de grands enjeux humanitaires tels que la réduction de l’extrême pauvreté et de la mortalité infantile, la lutte contre plusieurs épidémies dont le Sida, l’accès à l’éducation, l’égalité des sexes, et l’application du développement durable. Les OMD ont permis à tous les acteurs, et en particulier les gouvernements, de rassembler leurs ressources et leurs efforts autour de ces objectifs spécifiques et depuis 2000, des progrès sans précédent ont été accomplis.
Du coup, que signifie OMD 2.0?
OMD 2.0 est le terme que nous utilisons pour les prochains objectifs de développement pour la période 2015-2030. En mai prochain, le PHN proposera ses recommandations sur ces fameux OMD 2.0 dans un rapport qu’il soumettra au Secrétaire Général. Nous voulons que les voix citoyennes fassent partie de ce processus.
Pourquoi avons-nous besoin des voix citoyennes dans le cadre des OMD 2.0 ?Bien que la plupart des principales préoccupations des populations les plus pauvres de la planète ont été prises en compte dans les OMD, notre analyse des études régionales montre que certaines n’ont pas été traitées. Au cours des 12 dernières années, il est devenu plus facile de prendre ces préoccupations en considération. Alors, cette fois-ci, au lieu d’attendre que les OMD 2.0 aient été fixés pour se rendre compte de ce qui manque, nous demandons au PHN d’être transparent et de nous informer de leurs avancées avant que le cadre de développement des prochaines 15 ou 20 années soit adopté.
Pour faire en sorte que le cadre post-2015 ait un impact encore plus important sur la vie des personnes les plus pauvres dans le monde, il est indispensable que l’ouverture – notamment la transparence, la responsabilité et la participation publique - soit au cœur de ce nouveau cadre de développement.
Ne trainez pas ! Faites entendre votre voix et signez dès maintenant notre pétition !
- Lauren Pfeifer -
Sep 24th, 2012 4:30 PM UTC
By Friederike Röder
ONE se mobilise depuis longtemps pour la transparence du secteur pétrolier, minier et gazier. Heureusement, nous ne sommes pas les seuls à mener ce combat, mais nous faisons partie d’une coalition de la société civile, la coalition « Publiez ce que vous payez » qui compte plus de 600 membres à travers la planète, de l’Australie jusqu’en Zambie. A l’occasion de son 10e anniversaire, « Publiez ce que vous payez » a produit un petit film qui montre le travail d’une de ses branches nationales, celle du Niger.
La population nigérienne est parmi les plus pauvres du monde. Or, le Niger est riche en ressources naturelles, notamment en uranium, mais aussi en pétrole et en or. Le film montre que la population qui vit autour d’une mine d’or qui génère des milliards de Francs CFA reste aussi pauvre qu’avant le début de l’exploitation. Pour ne rien arranger, l’extraction engendre des conséquences néfastes pour l’environnement et la santé des mineurs, souvent des enfants.
Niger est membre de l’Initiative sur la transparence du secteur extractif (ITIE) and publie les paiements tels que répertoriés par les entreprises et les revenus tels qu’inscrits dans le budget de l’Etat. Ceci dit, les rapports ne sont pas très détaillés. A titre d’exemple, ils ne permettent pas de relier les paiements à des projets spécifiques ou même à la ressource naturelle en question. La qualité des données est également contestée et les rapports ne sont publiés qu’assez tardivement.
C’est pourquoi la société civile nigérienne suit de près ce qui se passé aux Etats-Unis et en Europe. Des règles de transparence strictes sont entrées en vigueur aux Etats-Unis ce mois-ci. Les entreprises européennes cotées en bourse américaine doivent s’y conformer, mais Areva, très présente au Niger, ne l’est pas par exemple. D’où l’importance d’une loi de transparence européenne. De telles lois donneront accès à des données plus détaillées et dans un délai plus satisfaisant. Ceci permettrait d’améliorer encore plus la transparence du secteur. Nous pouvons également espérer que ces lois augmenteront la pression sur les gouvernements et les multinationales de rendre des comptes aux citoyens et de se comporter de manière responsable. La transparence n’étant pas un but en elle-même, mais un outil qui contribue à une meilleure utilisation des fonds publics à des fins de développement.
Ali Idrissa, le coordinateur de la coalition « Publiez ce que vous payez » au Niger, était en France il y a deux semaines pour soutenir notre travail pour l’adoption d’une directive européenne stricte. Ensemble avec d’autres coalitions africaines, nous avons rencontré des représentants du ministère de l’Economie et des Finances, du ministère du Développement et de Matignon et nous avons organisé une conférence de presse. Il s’agissait de bien montrer que la lutte pour la transparence et contre la corruption est bien un combat porté à travers le monde et qu’une directive européenne pourra aider les citoyens des pays riches en ressources naturelles à demander des comptes à leurs gouvernements.
Continuons à nous mobiliser pour qu’une directive européenne efficace voie le jour : Merci de signer ici la pétition !
May 30th, 2012 2:55 PM UTC
By Stuart McWilliam
A situation extraordinaire, moyens extraordinaires. Une fois n’est pas coutume, ONE a décidé de riposter au lobby des industries pétrolières, gazières, minières et forestières par le biais d’une pub. Voici ce que nos collègues d’outre-manche ont concocté. C’est paru ce matin dans le Financial Times Europe :

Pour rappel, ONE se bat pour que des lois efficaces au niveau européen permettent de lever le voile sur des milliards d’euros versés aux gouvernements à travers l’Afrique par des entreprises en échange de leurs ressources naturelles.
Jusqu’à présent, ces paiements ont lieu dans le plus grand secret. Or ils permettraient d’investir dans la mise en place de services vitaux – comme des écoles, des routes, des dispensaires – qui pourraient bénéficier aux citoyens.
Les sociétés visées par cette législation ont entamé un lobby intense à Bruxelles pour vider le texte de son sens. Nous avons décidé de dénoncer leurs méthodes publiquement.
La version française arrive bientôt. En attendant, rendez-vous ici pour mettre fin au scandale du siècle !
May 24th, 2012 12:09 PM UTC
By Leonard Francelet
Il y a quelques mois, une tribune de nos amis de l’ONG EG Justice était publiée dans le journal Libération, rédigée par Tutu Alicante, son directeur exécutif. Nous avions contribué à cet article appelant à l’instauration de règles légales en matière de divulgation d’informations qui obligeraient les compagnies pétrolières, gazières, minières et forestières à publier ce qu’elles versent aux gouvernements, dont celui de la Guinée-Equatoriale. Cela s’inscrivait d’ailleurs dans notre campagne demandant aux dirigeants européens de mettre fin au casse du siècle.
Aujourd’hui, c’est au nouveau ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius que l’ONG EG Justice a décidé de s’adresser. En cause : les pratiques douteuses du Président équato-guinéen Teodoro Obiang, le plus ancien dirigeant en exercice du monde. Ce dernier a nommé son fils Teodoro («Teodorín») Nguema Obiang Mangue à la mission diplomatique de son pays auprès de l’Unesco afin que celui-ci échappe au mandat d’arrêt international lancé contre lui par la justice française pour blanchiment d’argent dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis.
Oui mais voilà : le fils du dirigeant africain aura besoin d’un titre de séjour spécial délivré par le ministère des Affaires étrangères afin de bénéficier de l’immunité diplomatique en France, siège de l’Unesco. D’où la démarche de l’ONG EG Justice et de John Githongo, Directeur général de l’Inuka Kenya Trust d’interpeller le Ministre afin qu’il agisse pour que Teodorin Nguema Obiang Mangue se présente devant la justice au lieu de se cacher derrière son immunité.
Découvrez l’article de Libération par ici.
Le blog international de ONE est le journal quotidien du mouvement anti-pauvreté. Le site est alimenté par l‘équipe de ONE, et des contributions fréquentes de ses bénévoles, de ses membres et de ses partenaires.
Le contenu de chaque article et de chaque commentaire représente le point de vue de son auteur et ne reflète pas forcément l’opinion de ONE. ONE ne soutient ni ne s’oppose à aucun candidat à un poste élu, et aucun article exprimant le soutien ou l’opposition à un candidat n’est approuvé par ONE.


TAGS: Afrique, Bonne gouvernance et transparence, Objectifs du Millénaire pour le Développement, ONE, Transparence