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Agriculture

Vous avez la patate (douce) ?


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Sep 13th, 2012 3:23 PM UTC
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Ce midi, Colin Farrell a envoyé un mail aux millions de membres de ONE leur demandant de faire une petite chose: exhorter les dirigeants du monde à prendre des engagements concrets et mesurables afin de réduire la malnutrition chronique pour 25 millions d’enfants d’ici à 2016, leur permettant ainsi de s’épanouir.

sweet-guy-403x403Lorsqu’ils sont allés signer la pétition sur notre site, ils n’ont pas pu rater un drôle de bonhomme orangé à gauche de la page, notre mascotte insoupçonnée, notre héros méconnu, la modeste patate douce.

Vous n’avez pas eu le mail? Signez la pétition ici : http://act.one.org/sign/patate_douce/

Mais que vient faire la délicieuse patate douce à chaire orange dans la lutte contre la malnutrition, un fléau qui coûte la vie de plus de trois millions d’enfants tous les ans ? Elles ont le pouvoir (ou doit-on dire superpouvoir puisqu’on parle  de héros) de fournir à des enfants mal nourris des nutriments aussi essentiels que les vitamines C, A et B6, prévenant ainsi le rachitisme et assurant une croissance normale. Par ailleurs, les patates douces sont relativement bon marché et faciles à cultiver dans des conditions difficiles, donc idéales pour des régions sujettes à des sécheresses et des famines.

Growing Sweet Potatoes in Tanzania
Des cultivateurs de patates douces en Tanzanie

Même si 7 millions de tonnes de patates douces sont produites chaque année et largement consommées en Afrique, ce n’est pas la variété qui contient les nutriments essentiels. Elles ont la chair blanche et une faible teneur en vitamine A, permettant de prévenir la cécité et la mortalité infantile. Mais il y a plusieurs années, un cultivateur ougandais, en collaboration avec une association de recherche internationale, a développé une nouvelle variété de patate douce à chair orangée riche en bêtacarotène que le corps transforme en vitamine A.

Growing Sweet Potatoes in Tanzania
Production de patates douces oranges en Tanzanie

Plus de 24.000 foyers ont reçu des semences de cette patate douce dans le cadre d’un programme pilote en Ouganda et au Mozambique entre 2007 et 2009. La patate douce à chair orangée a été adoptée et largement consommée. Et l’absorption de vitamine A par les femmes et les enfants a plus que doublé. Pour les enfants de 6 à 35 moins, particulièrement vulnérable, la patate douce a contribué à plus de la moitié de leur apport en vitamine A.

Des innovations comme la patate douce à chair orangée font fi de la malnutrition, mais les cultivateurs des pays en développement ont besoin du soutien des dirigeants du monde pour que des semences enrichies puissent être produites à plus large échelle. Et c’est la raison pour laquelle nous les exhortons à prendre des engagements concrets pour réduire la malnutrition de 25 millions d’enfants d’ici à 2016. Merci de nous aider en signant notre pétition aujourd’hui.

Des agriculteurs des villes en réponse à la sous-nutrition urbaine en Afrique


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Sep 10th, 2012 3:49 PM UTC
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Le vendredi 7 septembre, s’est achevé à Naples, le sixième Forum Urbain Mondial avec pour thème : « le futur urbain ». Pour beaucoup de pays en développement, la question de futur urbain pose celle de la sortie des bidonvilles. Comme solution, une activité souvent reléguée au monde rural s’implante de plus en plus chez les citadins : l’agriculture.

En milieu rural, dans de grands espaces, l’agriculture a fait ses preuves en tant que pourvoyeur à la fois d’alimentation et d’emploi. Mais dans un environnement urbain où les terrains manquent, on peut s’interroger sur la manière de mener une occupation agricole. La réponse se trouve dans « l’agriculture en sac ». Reprise sous la forme de « jardinières en sac » dans un article du Monde daté du 5 septembre, l’expression vient du mode de culture urbain créé par l’association Solidarités International.

Pour palier à la sous-nutrition résultant de la surpopulation urbaine dans l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique, Kibera, au Kenya, entrainant manque de terres cultivables et incapacité à acheter les aliments trop chers sur le marché, l’association lance son programme en 2007. Des sacs de riz ou de farine usagés, nécessitant de la terre et peu d’eau sont fournis aux habitants de Kibera, qui apprennent à cultiver choux, épinards et à planter d’autres graines.

Les cultures en sac ne répondent pas qu’au besoin immédiat de s’alimenter. Elles permettent également, grâce à l’apprentissage de méthodes de cultures simples sur de petits espaces, de s’initier à l’agriculture et d’en faire un véritable métier. Elles présentent ainsi une solution aux problèmes de manque d’emploi et de stabilité, aussi symboliques des bidonvilles que l’habitat délabré de ces zones citadines que l’on appelle encore « quartiers informels », construits au rythme des arrivées massives, en constante croissance, de populations rurales et d’un accroissement naturel tout aussi élevé.

L’augmentation de la population urbaine entraine une réflexion grandissante des organismes internationaux sur les solutions à la surpopulation urbaine. Dans la révision 2011 de son rapport sur les « Perspectives de l’urbanisation mondiale », la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies établit, qu’actuellement, plus de 50 % des habitants de la planète résident en zone urbaine, avec une  croissance en Afrique subsaharienne, la plus rapide au monde. Le Forum Urbain Mondial a été conçu par l’ONU Habitat pour rassembler les leaders mondiaux et leurs partenaires afin d’encourager la coopération internationale sur la question du développement urbain. Lors de la dernière conférence, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation, et l’agriculture (FAO) a concentré ces interventions sur le thème d’ « alimentation et agriculture pour le futur urbain » tandis que d’autres organisations internationales abordent des questions de santé, d’architecture, d’économie verte ou d’environnement au sein des villes surpeuplées.

L’agriculture urbaine permet ainsi un rapprochement entre pays du Nord et du Sud qui trouvent un véritable vivier d’échanges autour de questions communes sur les enjeux de l’explosion démographique urbaine.

 

Hollande, Merkel, Obama, c’est plus fort que toi


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Aug 2nd, 2012 3:35 PM UTC
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Ce blog a d’abord été publié sur www.huffingtonpost.fr

Cap ou pas cap de battre Merkel, Hollande ou Obama? Vous le saurez tout de suite en participant à “La Course contre la faim”, un jeu en ligne lancé par ONE et parrainé par la multiple championne du monde de judo Lucie Décosse, qui vous permet de disputer un 110m haies contre les principaux dirigeants du G8, ce cercle très fermé de pays les plus riches du monde qui se réunit en sommet une fois par an pour décider de la marche du monde.

Mais pourquoi ce jeu? Il est né de l’envie des équipes de ONE, l’organisation non gouvernementale de lutte contre l’extrême pauvreté, de marquer le coup à l’occasion des Jeux Olympiques de Londres. Les JO d’été sont l’événement le plus médiatisé au monde. Pendant des semaines, au creux de l’été, tout le monde ne parle que des performances hors normes de quelques milliers d’athlètes, venus du monde entier.
Mais pendant ce temps-là, qui s’intéresse au milliard d’êtres humains qui se couchent la faim au ventre tous les soirs? Et surtout les enfants de la région du Sahel qui sont menacés de famine? Qui met la pression sur les pays donateurs pour débloquer l’aide d’urgence dont ont si cruellement besoin les 18 millions d’hommes, de femmes et d’enfants victimes de la crise alimentaire qui touche cette partie d’Afrique de l’Ouest? Qui rappelle au monde que des solutions existent pour briser le cycle de crises alimentaires récurrentes?

La course contre la faim est une manière ludique de braquer les projecteurs sur un enjeu très sérieux: la faim ! Plus de 178 millions d’enfants de moins de cinq ans ne reçoivent pas suffisamment de nourriture, ou d’aliments assez riches et équilibrés, pour se développer normalement. Pour certains, ces retards de croissance ne seront jamais rattrapés et les rendront moins performants à l’avenir dans leur vie professionnelle et personnelle.

Pendant quelques semaines, les performances des sportifs seront au centre de toutes les conversations. Mais ces exploits ne sont possibles que grâce à une alimentation saine et nutritive. La course contre la faim permet de parler de la santé et de la nutrition sous un angle différent.

Développée par l’agence britannique Kerb, le jeu oppose quatre coureurs, dont le joueur lui-même et deux dirigeants du G8. Le jeu ne dure que quelques secondes et à la fin de la course, le coureur obtient un score qui peut être comparé à ceux de tous les participants à travers le monde. Il est également proposé aux joueurs de partager le jeu via les réseaux sociaux et ainsi appeler leurs amis et leur entourage à prendre part au jeu. A la fin du jeu, le joueur est invité à signer une pétition adressée à David Cameron en tant qu’hôte du prochain sommet de G8, afin qu’il se mobilise contre la faim et la malnutrition et en faveur du développement de l’agriculture en Afrique.

Car nous souhaitons aussi mettre le doigt sur un autre aspect : au 21e siècle, des solutions existent ! Il est possible de briser le cercle vicieux de la faim et de la malnutrition. Un rapport récent de ONE montre que le financement des plans nationaux d’investissement dans l’agriculture développés par 30 pays parmi les plus pauvres, permettrait de sortir 50 millions de personnes de la pauvreté et de sauver 15 millions d’enfants du rachitisme.

Alors qu’attendez-vous ? A vos marques ! Prêts ! Partez !

Augmenter l’impact de la politique de développement de l’UE – un agenda pour le changement


Jul 23rd, 2012 10:33 AM UTC
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Par Isabelle De Lichtervelde

Les dirigeants de l’Union européenne négocient actuellement le budget de l’UE pour la période 2014-2020 qui prévoit 51 milliards d’euros pour les pays les plus pauvres. Alors que les négociations autour de cet argent qui sauve des vies se poursuivent, l’UE met déjà en place son « Agenda pour le changement », son nouveau programme de développement.

La Commission européenne a rendu ce programme public en octobre dernier et vient de lancer une vidéo expliquant sa politique de développement, ses priorités et la manière dont elle espère en augmenter l’impact.

YouTube Preview Image

ONE est d’accord pour dire que la santé, l’agriculture et l’accès à l’énergie sont des secteurs catalyseurs dans lesquels il faut investir pour réduire la pauvreté, satisfaire les besoins de base des hommes et booster la croissance économique. L’UE a récemment été mise en avant pour la qualité de son aide et il est bon de voir qu’elle va plus loin. Nous espérons qu’elle continuera à communiquer autour des résultats impressionnants réalisés grâce à son aide pour que tous les citoyens soient conscients des progrès.

La clé pour mettre l’agenda pour le changement en pratique réside cependant en la capacité de l’UE à le financer correctement avec son prochain budget. En mai, les ministres du Développement des 27 ont approuvé cet agenda ambitieux et les dirigeants doivent désormais la coopération au développement de l’UE durant leurs négociations budgétaires.

L’UE compte dans la lutte contre l’extrême pauvreté. Pour vous assurer que l’UE continue sur la voie du progrès dans la lutte contre l’extrême pauvreté, signez notre pétition appelant les dirigeants à protéger le budget d’aide européen pour les sept an à venir.

 

 

Sahel : Il est temps d’agir !


Jul 17th, 2012 6:28 PM UTC
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Post publié par Tiken Jah Fakoly, chanteur reggae et membre de ONE

A l’heure où j’écris ces lignes, plus de 18 millions de personnes font face à une grave pénurie de nourriture au Sahel. Pourtant, nous avons les méthodes et les solutions pour briser le cycle vicieux de ces crises alimentaires à répétition. Malgré tout, ce cycle continue de perdurer.

En mars dernier, je suis allé au Burkina Faso où j’ai constaté l’existence de cas graves de malnutrition. J’ai visité des marchés de céréales et de bovins de la région de Diapaga, proche des frontières béninoises et nigériennes. J’y ai constaté l’appauvrissement des étals, de moins en moins approvisionnés, et j’y ai rencontré des villageois, premières victimes des mauvaises récoltes.

Je me souviens particulièrement de l’un d’entre eux qui m’avait confié n’avoir rien récolté cette année et qui n’avait donc rien pour nourrir sa famille de 15 membres.

Tiken
Tiken Jah Fakoly aux côtés des enfants de l’école de Nadjamboali, village du Sahel fortement menacé par la famine – Photo © Raphael de Bengy www.raphaeldebengy.com

La situation est grave et la mobilisation du plus grand nombre s’impose pour tirer la sonnette d’alarme. Si la communauté internationale ne prend pas très rapidement les dispositions nécessaires, ce sont des cas qui sans aucun doute s’aggraveront. Pour preuve, dans la région que j’ai visitée, il y a eu une augmentation de 200% d’enfants malnutris par rapport à l’année dernière. Et c’est inacceptable. Ces enfants, s’ils sont en bonne santé, représentent l’avenir de l’Afrique. Si on arrive à faire des choses maintenant, on peut éviter que des enfants meurent.

Je suis conscient qu’il est tentant de détourner les yeux face aux images insoutenables de la faim. Mais celle-ci menace la vie de plus de 18 millions d’hommes, de femmes et d’enfants au Sahel.

Nous savons que des solutions intelligentes telles que de meilleures semences, des formations dans l’agriculture et des techniques d’irrigation améliorées pourraient vraiment faire la différence et permettre à des millions de personnes non seulement de survivre, mais aussi de prospérer.

Six pays de la région ont d’ores et déjà des plans d’action à long terme qui ont été testés et qui mettent à disposition des populations les outils dont elles ont besoin pour se mettre, avec leurs familles, à l’abri de la faim et de la pauvreté. Et au sommet de l’Aquila, les pays les plus puissants du monde se sont engagés à soutenir le financement de ces plans. Mais, à moins d’agir immédiatement, ces plans finiront au placard.

Je vous invite à signer la pétition de ONE dès maintenant pour appeler les dirigeants du monde à financer de toute urgence l’appel humanitaire de l’ONU pour le Sahel, mais aussi à soutenir les plans d’investissements agricoles à long terme des pays de la région afin de mettre fin aux crises alimentaires récurrentes.

L’Union européenne annonce plus d’aide et une nouvelle initiative pour la crise sahélienne


Jun 19th, 2012 6:04 PM UTC
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Hier, la Commission européenne a  accueilli une conférence internationale sur le Sahel, où 18 millions de personnes sont sous la menace de faim. De hauts responsables, représentants de l’UE, de l’OECDE et des pays ouest africains, mais aussi d’organisations régionales africaines et d’agences onusiennes, se sont rassemblés afin de trouver des solutions pour répondre aux crises alimentaire et nutritionnelle.

Au cours de cette conférence, la commissaire européenne à la Coopération internationale, à l’Aide humanitaire et à la Réaction aux crises, Kristalina Georgieva, a annoncé que l’UE allait augmenter ses fonds d’aides humanitaires alloués au Sahel, à hauteur de 40 millions d’euros. « Ces fonds sont censés sauver des vies qui sont dans une grave situation d’urgence. C’est notre dernière chance de sortir ces populations de cette situation, avant qu’elle n’atteigne des sommets », a déclaré la commissaire. Jusqu’à présent, l’UE a dépensé au total  337 millions d’euros dans l’aide humanitaire pour le Sahel.

Cependant, la conférence ne portait pas uniquement sur la résolution de cette crise, mais aussi sur un autre enjeu : comment mettre en lien l’aide humanitaire d’urgence et le développement de long-terme, dans le but d’empêcher que de telles crises ne se reproduisent à l’avenir. Le commissaire européen au développement Andris Piebalgs était aussi à cette rencontre et a saisi cette opportunité pour lancer une nouvelle initiative intitulée “AGIR Sahel” (Alliance Globale pour l’Initiative Résilience),  qui a pour but de venir en aide aux populations du Sahel pour faire face de manière plus efficace aux sécheresses futures .

Ceci vient juste quelques mois après que les deux commissaires aient lancé ensemble une initiative similaire appelée  « SHARE » (Soutenir la résilience dans la Corne de l’Afrique), qui avait pour objectif de briser le cercle vicieux des crises humanitaires dans la région de la Corne de l’Afrique. ONE félicite cette approche qui consiste à lier l’aide humanitaire d’urgence avec le développement. La directrice de ONE Bruxelles, Eloise Todd, a déclaré qu’«investir dans l’agriculture est la plus sûre des mesures politiques que nous ayons pour faire face à de futures crises alimentaires. C’est pourquoi nous avons besoin d’accroître le prochain budget européen en vue d’avoir des investissements utilisés de façon efficace dans l’agriculture»

Le commissaire Piebalgs a déclaré que « l’Union européenne assumera son rôle en focalisant son aide sur la sécurité agricole et alimentaire dans les années à venir ». Dans le but de pouvoir remplir cet objectif, il est important que l’UE puisse compter sur des ressources suffisantes. L’UE et ses Etats membres sont, en ce moment même, en train de décider du prochain budget européen pour la période 2014-2020, dans lequel 51 milliards d’euros sont actuellement attribués à l’aide au développement. Il est important que nous protégions ces fonds malgré les menaces de coupes budgétaires, afin que les populations puissent investir à temps pour un avenir sans faim.

Les agriculteurs branchés sur Radio Mali


May 23rd, 2012 5:44 PM UTC
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On pourrait croire que les téléphones mobiles, les ordinateurs et les télévisions sont les premiers médias de masse, d’autant qu’ils connaissent un succès croissant. Pourtant, la radio reste la technologie de communication la moins coûteuse et la plus répandue en Afrique. Voici comment des chaînes de radio du Mali séduisent davantage d’auditeurs que les derniers CD.

Si vous avez la chance d’écouter un jour Radio Fanaka Fana et Radio Jigiya dans les régions maliennes de Fana et de Zégoua, vous serez probablement surpris : elles diffusent en effet très souvent des conseils pour améliorer votre tas de compost ou la qualité de vos sols, délaissant ainsi l’actualité et les derniers tubes. Ces deux chaînes participent en effet à l’initiative AFRRI  (Africa Farm Radio Research Initiative,  Initiative de Recherche sur les Radio Rurale en Afrique  ) de Farm Radio International. Ce projet utilise la radio pour diffuser des informations agricoles dans toute l’Afrique.

Au Mali, pays confronté à la sécheresse et à l’érosion des sols, AFRRI mise sur ce média populaire pour proposer des programmes, conçus avec  les responsables locaux et autorités en charge de l’agriculture, afin d’aider les agriculteurs à améliorer la qualité de leurs sols. Radio Fanaka Fana et Radio Jigiya – qui comptent au total plus de 170 000 auditeurs  – proposent par exemple des émissions pour inciter les auditeurs à produire des engrais biologiques à l’aide de compost.

Dans la seule région couverte par Radio Zégoua, le pourcentage de ménages utilisant des techniques améliorées de compostage est passé d’un peu plus de 25% à plus de 89%.  Les agriculteurs disent être moins intimidés par les responsables locaux lorsqu’ils les ont entendus à la radio. En outre, grâce au bouche à oreille, d’autres communautés – qui ne captent pas ces radios – ont commencé à demander eux aussi la diffusion  dece type de programme. Une communauté reculée a même construit une antenne artisanale pour capter les programmes diffusés dans la région la plus proche.

Restez branchés pour savoir quelles seront les prochaines communautés.

Farm Radio International est une association canadienne sans but lucratif. Elle travaille en partenariat avec des responsables de plus de 300 stations de radio dans plus de 39 pays d’Afrique subsaharienne. Ses programmes ciblent un plus de 600 millions d’auditeurs parlant plus de 300 langues. Ceux-ci reçoivent ainsi de précieuses informations qui améliorent les rendements et les moyens de subsistance.

 

Paver la route pour un futur sans faim ni pauvreté.


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May 23rd, 2012 4:07 PM UTC
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Le Directeur en charge des politiques au niveau mondial de ONE Ben Leo donne son analyse du sommet du G8 de cette année à Camp David.

Le sommet du G8 à Camp David le week-end dernier a marqué le troisième anniversaire de l’initiative de l’Aquila sur la sécurité alimentaire qui avait été lancée au G8 de 2009. Ce troisième anniversaire marque aussi l’expiration de la plupart des engagements financiers pour la fin de l’année. En même temps, l’une des pires sécheresses en 60 ans a ravagé les moyens de subsistance de plus de 13 millions de personnes en 2011dans la Corne de l’Afrique.  Une autre sécheresse a mis la vie de 12 millions de personnes en danger dans la région du Sahel en Afrique de l’Ouest. Je me demande si suffisamment d’efforts sont consentis pour combattre l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité des populations les plus pauvres aux chocs?

Le G8 s’est mis d’accord sur un plan audacieux et attendu, avec l’objectif  de sortir 50 millions de personnes de la pauvreté au cours des dix prochaines années – comme vous l’avez demandé d’ailleurs.

Ils envisagent d’atteindre cet objectif en stimulant les investissements privés notamment par l’établissement d’accords de coopération avec les gouvernements africains intéressés. La Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle « augmentera les investissements domestiques et étrangers privés responsables dans l’agriculture africaine, adoptera les innovations qui amélioreront la productivité agricole et réduira le risque porté par les économies vulnérables et les communautés. » L’Éthiopie, la Tanzanie et le Ghana seront les premiers tandis que le Burkina Faso, le Mozambique et la Côte d’Ivoire devraient suivre rapidement. 45 multinationales privées et compagnies nationales se sont engagées à verser 3 milliards de dollars en 3 ans.

Les pays donateurs du G8 ont déclaré qu’ils ajouteront 3 milliards de dollars supplémentaires pour faciliter les investissements du secteur privé, mais le calendrier, l’échelle et les engagements individuels des pays donateurs du G8 ou des compagnies privées n’ont pas été détaillés dans le communiqué final du sommet.  Nous ne nous attendons pas non plus à ce que les accords de coopération, que les compagnies privés et les pays en question devraient conclure rapidement, prévoiront un cadre pour pouvoir en faire un suivi.

Le G8 s’est aussi engagé à lever 1,2 milliards de dollars sur 3 ans auprès d’autres donateurs – nouveaux et existants – pour soutenir le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP). Le GAFSP incarne les principes de Rome, des principes pour améliorer l’efficacité de l’aide allant vers le secteur agricole. Par conséquent, ce programme ne soutient que les plans développées par les pays concernés eux-mêmes. Les nouvelles contributions auf GAFSP devraient permettre definancer au moins quelques-uns des trente plans nationaux existants qui sont prêts à démarrer.

Le G8 de Camp David, comme déjà ceux des années précédentes, a publié un rapport de redevabilité . Ce rapport montre que les donateurs ayant adopté l’initiative de l’Aquila ont engagé les crédits à 99%, mais seuls 58% des 22 milliards de dollars promis ont été décaissés à ce jour.  Selon le G8, ils sont sur la bonne voie pour respecter pleinement leurs engagements financiers d’ici à la fin 2012, mais sans préciser quand les sommes seront décaissés et disponibles sur le terrain. Quatre des 13 donateurs (Canada, Italie, Pays-Bas et Royaume-Uni) ont déjà décaissé l’intégralité des sommes promises. Le rapport montre également que les pays du G8 ont aligné à plus de 90% leurs programmes sur les plans nationaux de leurs pays partenaires. Cependant les plans d’investissements de 30 pays restent financés à seulement 50%.

Globalement, le rapport de Camp David de cette année est un grand pas en avant pour la transparence du G8. Le rapport inclut notamment des tableaux de dépenses, des descriptions de programmes et une série d’indicateurs pour mesurer les progrès au regard des principes de Rome. Le rapport permet notamment de mieux évaluer l’alignement de l’aide sur les plans nationaux,  la coordination stratégique des donateurs et  leur approche pour s’attaquer à l’insécurité alimentaire à la fois surle court terme et sur le long terme.

Malheureusement, le G8 a choisi de ne pas s’évaluer en fonction du cinquième principe de Rome qui consiste à maintenir un engagement financier soutenu pour réduire l’insécurité alimentaire mondiale. Le communiqué du G8 est très léger sur ce point en notant qu’il « continuera à relever les défis actuels et futurs » et peine à fixer les 22 milliards de dollars comme une base de dépenses.

Le G8 a été également très réservé sur le financement des plans nationaux. Il y a 30 plans, 22 d’entre eux en Afrique, qui sont prêts à démarrer. Ils sont testés, chiffrés et abordables, mais le G8 commence seulement à travailler avec trois d’entre eux sans prévoir d’étendre cette coopération à tous les pays avec un plan national. 17 de ces pays participent également au mouvement SUN (Scaling Up Nutrition – Améliorer la nutrition)qui cherche à renforcer la volonté politique et à créer un élan pour lutter contre la malnutrition infantile. Cependant, le G8 a échoué à définir une cible pour réduire le rachitisme, à l’origine de dommages irréversibles au cerveau et pour les organes des jeunes enfants qui limitent leur espérance de vie.

Un effort continu et soutenu par les membres de ONE et la communauté internationale est nécessaire pour :

1)     obtenir le reste des ressources nécessaires pour financer pleinement les plans d’investissements des pays et les solutions éprouvées pour la nutrition

2)     et mettre la pression sur le G8 pour qu’il reste transparent et qu’il tienne ses promesses. Le G8 a commencé à ouvrir le chemin pour un futur libre de la faim et de la pauvreté, mais il est de notre devoir de s’assurer qu’il reste sur la bonne voie.

 

Bono interpelle les leaders mondiaux sur la faim, l’agriculture et la transparence lors du symposium pré-G8.


May 21st, 2012 6:45 PM UTC
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Parmi toute une ribambelle de fonctionnaires, de directeurs d’entreprises et d’ONG ainsi que de dirigeants africains au symposium annuel sur l’agriculture mondiale et la sécurité alimentaire organisé à Washington par le Chicago Council, ONE avait son propre représentant : notre cofondateur Bono.

Le discours de Bono a couvert pas mal de sujets : de l’agriculture mondiale à la transparence dans l’industrie minière en passant par l’aide au développement. Dans le contexte de l’événement, son intervention a été un réel appel à l’action envers tous ceux présents dans la salle, afin que nous travaillions ensemble pour sortir 50 millions de personnes de la pauvreté.

« Les données ont changé » a-t-il dit. « L’aide au développement est investie de façon plus intelligente. Il nous incombe à tous de nous rendre compte que le continent qui connaît le plus la pauvreté est aussi celui qui contient le plus de richesses… Imaginez un endroit qui déborde d’or, de cuivre, de pétrole… des terres arables et vierges. Sans parler des ressources humaines. »

Bono a félicité le Président Barack Obama suite à son annonce faite plus tôt ce vendredi quant à une nouvelle alliance du G8 pour promouvoir la croissance agricole en Afrique. « Si ses mots sont traduits en action en partenariat avec le monde en développement et le secteur privé, alors cette journée fût un moment crucial » a dit Bono.

Il n’a pas hésité à reconnaître les réalités économiques difficiles que rencontrent beaucoup de gouvernements aujourd’hui pour parvenir à l’objectif européen qui consiste à accorder 0,7% du revenu national brut à l’aide au développement. Objectif qui est à l’heure actuelle menacé. Il a également dit que le développement international, tout comme la musique, peut être un effet de mode. « La faim était ennuyante, pas très sexy même à certains moments » a-t-il dit. « Mais elle n’est pas ennuyante si vous vivez au Sahel à l’heure actuelle ».

En somme, c’était un discours très inspirant, qui pourrait être résumé par la phrase suivante : « le moment pour lequel nous travaillons tous est celui quand l’aide au développement deviendra de l’histoire ancienne ». Et nous ne pourrions pas être plus d’accord.

 

Bono dans le TIME Magazine sur la “ressource miracle” de l’Afrique


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May 18th, 2012 1:33 PM UTC
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BONO

Toutes les équipes de ONE sont sur tous les fronts pour le sommet du G8 ce week-end, y compris notre co-fondateur Bono. En plus d’avoir participé à notre action ONE Street Tweet (vous pouvez voir son message sur la photo ci-dessus – « G8 : L’Afrique présente une opportunité. Investissez-y ») et d’intervenir aujourd’hui lors du 3e symposium annuel sur l’agriculture mondiale et la sécurité alimentaire organisé à Washington par le Chicago Council, il a écrit un article dans le magazine TIME qui appelle les leaders du G8 et les dirigeants africains à travailler ensemble pour s’assurer que les immenses ressources naturelles de l’Afrique (pétrole, gaz, minéraux, etc.) soient utilisées au bénéfice de l’Afrique entière et non pas seulement de certains.

Dans son article, Bono souligne qu’une gestion efficace et transparente des ressources naturelles de l’Afrique est la clé du développement futur du continent. Il appelle également les dirigeants mondiaux à soutenir une législation ferme exigeant de la transparence sur les paiements entre les compagnies pétrolières et les pays riches en pétrole. Trop souvent, dans les pays en voie de développement, ces contrats sont entachés de corruption – et ce qui devrait être une ressource « miracle » devient une ressource « maudite ».

Bono écrit dans le TIME :

“La nourriture et l’agriculture sont les points de départ. A Camp David, le G8, présidé par Barack Obama, travaillera sur un plan ambitieux pour la sécurité alimentaire mondiale, centré sur les engagements pris et chiffrés par 30 nations dans le monde en développement. En s’associant avec ce leadership, il existe une chance réelle de sortir 50 millions de personnes de l’extrême pauvreté dans la prochaine décennie et d’épargner à 15 millions d’enfants la cruauté de la malnutrition aigüe. Il ne s’agit pas pour le G8 d’augmenter massivement son aide. Il s’agit de continuer les investissements engagés et de les rendre plus intelligents. Au-delà de la nourriture, les vastes réserves de pétrole et de minéraux africaines peuvent être un tremplin pour des investissements dans la santé, l’éducation et les routes. L’extraction minière coûte cher, et ceux qui investissent là-dedans méritent d’en tirer profit. Mais ils devraient payer ce qu’ils doivent aux gouvernements. La transparence est le vaccin qui préviendra la plus grande des maladies – la corruption, comme pourrait vous le dire n’importe quel Africain, tue plus que le sida et le paludisme réunis…

“Durant les temps difficiles, nous entendons beaucoup parler de “gestion des ressources”. La mauvaise gestion des ressources – que cela soit l’insécurité alimentaire ou la corruption dans le développement minéral ou pétrolier – est quelque chose que le G8 peut renverser. Et il peut le faire, non en dépensant de nouvelles sommes mais en travaillant de concert avec le monde en développement ».

Lisez le reste de l’article ici.

 

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