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Actualité des politiques

Vous avez mis fin au casse du siècle !


Apr 10th, 2013 12:03 PM UTC
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Hier soir, aux environs de 20 heures, des cris de joies ont résonné dans les bureaux de ONE. Nous venions d’apprendre une nouvelle historique !

En effet, le Parlement européen, les Etats membres et la Commission européenne se sont enfin entendus sur un texte qui impose une transparence inédite aux industries extractives afin de renforcer la lutte contre la corruption. Les entreprises pétrolières, minières, gazières et forestières seront dorénavant obligées de rendre public tous les paiements versés aux gouvernements des pays tiers, détaillés projet par projet et sans aucune exemption.

Ce succès sans précédent n’aurait pu voir le jour sans une mobilisation des  citoyens européens, dont vous, chers membres de ONE. Vous avez été nombreux à vous mobiliser à nos côtés pendant plus d’un an et demi pour exhorter les dirigeants européens à résister au lobby industriel contre cette législation européenne. Et vos voix ont été entendues.

Comme Bono l’a toujours dit, la transparence est un des meilleurs vaccins contre la corruption. Suite à l’annonce de la bonne nouvelle, il a fait part de sa joie pour les militants : « […] Je me réjouis pour les activistes qui ont durement bataillé et soutenu cette longue campagne et félicite les dirigeants européens qui ont su résister au lobby industriel.» »

Bono

Aujourd’hui, 1,5 milliards d’habitants des pays africains, riches en ressources naturelles, vivent sous le seuil de pauvreté. Une situation révoltante alors que les exportations pétrolières et minières de l’Afrique représentaient sept fois la valeur de l’aide internationale en 2010. La transparence du secteur extractif est un prérequis pour que les citoyens puissent s’assurer que les richesses qui se trouvent dans leurs sous-sols contribuent au développement de leur pays.

A travers cette directive, l’Europe s’attaque enfin à  l’opacité de secteurs qui pèsent plusieurs milliards d’euros et donne un droit de regard aux citoyens sur les revenus générés par leurs ressources naturelles.

Encore mille mercis pour votre soutien. Votre acharnement a, une fois de plus, porté ses fruits !  Et nous on dit, ça se fête…

N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions sur cette campagne dans ce blog ! Vous pouvez également partager l’image ci-dessous avec votre entourage.

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GRANDE NOUVELLE

Le point sur la campagne « Sauveteur du siècle » : vous avez dit « compliqué » ?


Mar 11th, 2013 5:18 PM UTC
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Je serai la première à l’admettre : le processus budgétaire européen est bien compliqué.

Mettre d’accord 27 Etats membres sur quoique ce soitest compliqué, alors quand on parle de voter à l’unanimité pour un budget de 960 milliards d’euros sur 7 ans… Et avec les jeux de pouvoir permanents entre les institutions, cela peut être un réel défi de savoir qui est responsable de quoi et à quel moment. Le plaidoyer européen n’est pas fait pour les timorés.

Tumblr extrait

Heureusement, vous, les membres de ONE, vous êtes les meilleurs « sauveteurs » qui existent !

Il y a quelques semaines, vous avez permis d’éviter un désastre : empêcher des coupes nettes dans les dépenses de développement qui auraient eu un impact dévastateur sur les populations les plus pauvres dans le monde. Nous aurions bien sûr espéré que les dirigeants soient en faveur d’une vraie augmentation du budget d’aide au développement, mais au regard de la coupe historique qu’a subit le budget total, nous sommes plutôt soulagés.

Protéger l’aide dans ce contexte demandait un effort herculéen auquel vous, membres de ONE, avez grandement contribué.

 

Votre mobilisation n’est en effet pas passée inaperçue. En voici quelques échos par des conseillers de gouvernements européens : « Votre message à propos du cadre financier pluriannuel a été entendu au plus haut niveau ». Un autre a dit que la mobilisation de ONE et de ses membres, aux côtes d’autres ONG, « a été très importante pour arriver à ces bons résultats». Le président François Hollande a même fait référence au rapport de ONE sur les effets macroéconomique de l’aide lors de sa conférence de presse à l’issue du sommet. Enfin, une autre source gouvernementale a félicité ONE pour « sa recherche de haute qualité, ses campagnes créatives et son impact ». Finalement, le porte-parole de la présidence irlandaise de l’Union européenne a publié la déclaration suivante :

« Merci à ONE et à toutes les organisations qui ont soulevé cette question tout au long du processus. L’accord trouvé par les gouvernements des Etats membres sur les négociations budgétaires, qui incluent une hausse des financements pour l’aide au développement, permettra d’assurer que l’Europe, de manière collective, reste le plus grand donateur d’aide au développement au monde. En tant que président du Conseil européen, l’Irlande va maintenant avancer dans les négociations avec le Parlement européen afin de finaliser le cadre financier pluriannuel et travaillera sans compter pour assurer un résultat positif. »

Aux côtés des commentaires de ces personnalités politiques, il était très important pour nous de lire les commentaires de nos membres à travers le monde qui ont réagi sur notre blog. Voici ce que dit Carla Pinheiro, membre de ONE : « J’ai deux enfants, et ils ont l’âge où ils vont devenir conscients de ce qui se passe dans ce monde compliqué… J’aurai rêvé avoir une baguette magique pour pouvoir faire disparaître toutes les menaces et les souffrances. Mais peut être que si l’on se joint à vos efforts, peu importe leur ampleur, nous pouvons essayer d’améliorer les choses ».

Votre action a clairement eu un impact et nous aurons encore besoin de votre soutien pour les semaines et les mois à venir. Nous devons poursuivre nos efforts pour obtenir le meilleur accord possible en faveur des populations les plus pauvres.

 

Nous entrons aujourd’hui dans une autre phase du processus.

Le Parlement européen doit se réunir pour approuver le budget voté par les chefs d’Etat. Le 13 mars prochains, les députés européens voteront leur « réponse politique formelle » à ce budget.

Ils pourront d’ores et déjà chercher à obtenir un accord plus favorable concernant l’aide au développement. Deux options s’offrent à eux. Ils peuvent demander une augmentation du Fonds européen de développement (FED), la source principale de financement pour les pays pauvres, sans remettre en cause l’enveloppe globale puisque ce financement est hors-budget.

Ils peuvent aussi s’assurer que la plus grande partie du budget d’actions extérieures soit destinée aux populations les plus pauvres de la planète.

De notre côté, dans les semaines à venir, nous continuerons à faire passer le message de ONE et de nos membres auprès des députés européens et des gouvernements pour que les fonds destinés à l’aide au développement et à l’aide humanitaire soient les plus ambitieux possible.

 

Merci encore pour votre soutien.

 

Conclusions des Assises du développement : Bono, François Hollande et une loi de programme pour le développement


Mar 5th, 2013 3:15 PM UTC
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Vendredi 1er mars, une conférence organisée par le Ministère du développement est venue  clôturer les Assises du développement et de la solidarité internationale, un processus qui a réuni pendant quatre mois tous les acteurs du développement : État, ONG, syndicats, entreprises privées, fondations, collectivités territoriales…

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ONE était bien évidemment partie-prenante de ces échanges sur l’avenir de la politique française de développement et nous avons eu la chance d’assister à cette clôture.

Pour ceux qui ont suivi avec assiduité notre blog, nous avons, à cette occasion, organisé un « live-tweet » afin que nos membres puissent suivre les discours minutes par minutes.

Deux évènements majeurs étaient au programme de cette conférence de clôture : le message vidéo de Bono et le discours de François Hollande.

A l’ouverture de la conférence, après le discours du ministre Pascal Canfin, a été diffusé un message vidéo de Bono, cofondateur de ONE, à l’attention de la France et du Président. Dans ce message, Bono a rappelé :

« Je ne suis pas un universitaire renommé. Je ne suis pas un politicien professionnel. […] Je suis juste un musicien irlandais qui a une grande gueule. […]

Plus de 200 ans après que la France a porté au reste du monde le message « liberté, égalité, fraternité », vous vous accrochez toujours fermement à l’idée qu’un déni des droits humains n’importe où est une menace pour ces droits partout ailleurs. […]

Même durant les moments difficiles, vous n’oubliez pas que les idéaux français appartiennent à tout le monde et pas seulement à la France. »

 

Il a ensuite appelé à la création d’une loi de programmation pour définir la politique de développement de la France, une demande forte que ONE a défendu tout au long de ce processus des Assises :

« Une loi de programmation […] protégerait l’idée que peu importe qui est à la tête de l’Etat, cette personne a une responsabilité fondamentale au nom du peuple français : celle de soutenir les plus pauvres, de se battre pour […] une mondialisation qui fonctionne pour tous et pas juste pour quelques-uns. »  

Enfin il a parlé de trois des principaux combats de ONE pour améliorer la lutte contre l’extrême pauvreté, trois combats sur lesquels la France et le Président ont un rôle crucial à jouer : la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, la taxe sur les transactions financières pour le développement et la transparence du secteur extractif.

Après la diffusion de ce message, s’en sont suivies plusieurs tables rondes sur la politique de développement de la France.

Cette conférence s’est clôturée par un discours très attendu du président de la République, qui a annoncé la création d’une loi de programme et rappelé les engagements de la France sur les trois combats énoncés par Bono.

A l’issue de ce discours, Guillaume Grosso, directeur de ONE a réagi : « C’est un point de départ positif mais la France ne doit pas juste afficher des ambitions sans se donner les moyens financiers pour les atteindre ». En effet bien que le président est réaffirmé son engagement pour une aide au développement plus efficace, l’effort financier devra être conséquent pour permettre à la France d’atteindre son objectif d’allouer 0,7% de son revenu national brut au développement.

Les équipes de ONE suivront de près, tout au long de l’année, les engagements pris par le Président et s’inviteront aussi dans le débat de la création de cette loi de programmation pour s’assurer que les objectifs et les moyens alloués seront à la hauteur des ambitions internationales pour lutter contre l’extrême pauvreté.

Ce débat devrait avoir lieu à l’automne prochain. A suivre…

Merci encore pour votre soutien et un grand merci à Eugénie Bailleau et Alexandre Loos, nos deux membres présents à la conférence !

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Pour ceux qui ont loupé la conférence et souhaitent revivre cette matinée via Twitter : http://bit.ly/WDqrHT

 

 

Conférence à SciencesPo : l’aide au développement de l’UE ne doit pas disparaître faute de projet politique européen!


Feb 28th, 2013 5:13 PM UTC
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Mercredi 27 février, les membres de ONE à Sciences Po Paris ont organisé une conférence qui portait sur l’avenir de l’aide européenne au développement, suite à la campagne « Sauveteurs du siècle » qui visait à protéger les montants d’aide au développement dans le prochain budget pluriannuel 2014-2020. Invités pour l’occasion, Corinne Balleix, spécialiste des questions d’aide européenne et professeur à SciencesPo, Pierre Verluise, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques et Guillaume Grosso, directeur de ONE France, en ont clairement expliqué le fonctionnement et les enjeux devant un public d’étudiants attentifs.

  Panel le futur de l'UE avec M. Verluise, Mme Balleix et Guillaume Grosso de ONE France

 Les pays membres de l’Union européenne avaient promis de dédier 0,7% de leur RNB à l’aide au développement d’ici 2015 et pourtant, ils n’ont pas su augmenter le budget dédié à cet effet pour la période 2014-2020. Corinne Balleix a ainsi rappelé que si les montants en valeur absolue étaient restés stables, le budget avait quand même diminué de 16% par rapport à la proposition faite par la Commission européenne. En effet, comme l’a justement remarqué Guillaume Grosso, « l’aide européenne a été le dommage collatéral du manque de vision des leaders européens ».

 Juliette, membre de ONE

Il est en effet facile pour les dirigeants de réduire une enveloppe qui n’influence pas directement la vie des européens puisque les bénéficiaires se trouvent hors de l’Union. Les citoyens de l’UE descendent plus facilement dans la rue pour manifester leur désaccord sur des sujets qui les touchent directement. Les lobbies les mieux organisés à Bruxelles sont ceux financés par de grandes multinationales. Qui défendra les intérêts des populations les plus démunies ? Pierre Verluise a d’ailleurs souligné certains déséquilibres créés par ce lobbyisme, insistant sur la nécessité de mieux encadrés les lobbyistes professionnels.

L’aide européenne mérite pourtant d’être défendue : elle est transparente car surveillée par les pays membres, peu désireux de voir les deniers publics gaspillés ; elle porte un message plus neutre, est parfois mieux reçue que l’aide bilatérale des pays membres et permet de mettre en commun ressources et moyens logistiques pour une plus grande efficacité. Toutefois, ces succès sont trop souvent ombragés par un petit nombre de scandales rapportés par les médias,  comme l’a déploré Guillaume Grosso.

 Signature de pétition à Sciences Po Paris

Malgré leurs divergences d’opinion sur certains enjeux, les intervenants étaient tous d’accord sur un point : l’aide européenne au développement stagnera tant que les pays membres n’auront pas défini de véritable projet européen. Elle souffre en effet du manque de volonté et de vision politique de l’Union. Mais pendant que les Européens cherchent leur voie, d’autres ont urgemment besoin d’aide. Si Bruxelles fait du sur place, c’est à la société civile d’avancer. Comme l’a dit très justement Guillaume Grosso : « le lobby des pays pauvres, c’est la mobilisation citoyenne ».

 Les membres de ONE à Sciences Po Paris et Guillaume Grosso de ONE

Cette conférence a également été l’occasion pour les membres et une partie de l’équipe d’aller à la rencontre d’autres étudiants de Sciences Po pour leur présenter le travail de ONE et pour échanger plus largement sur les questions de développement.

Alors que le Parlement est en train de discuter de ce projet de budget européen, l’équipe à Sciences Po reste mobilisée. Les étudiantes savent aussi que leur mobilisation sera nécessaire sur de nombreux autres sujets afin de toujours mieux lutter contre l’extrême pauvreté et l’injustice.

Par Chloé SILVESTRE; Cléa BLOCH; Héloise PETIT; Eugénie BAILLEAU; Juliette HASBROUCQ; Anna-Maria NIA, étudiantes à Sciences-Po et membres de ONE.

Conférence à SciencesPo : quel avenir pour l’aide européenne au développement ? Le 27 février à 14h45


Feb 21st, 2013 12:50 PM UTC
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Pendant de longs mois, nous avons suivi les négociations de nos dirigeants européens afin de savoir quel serait le budget accordé à l’aide au développement pour la période 2014-2020. Lors du sommet du 7 et 8 février, un accord a finalement été trouvé : l’enveloppe ne connaîtrait pas de variations notables. Les coupes budgétaires auront donc été évitées, mais les dirigeants n’auront malheureusement pas suivi la proposition de la Commission qui s’était fixée des objectifs plus ambitieux. Les négociations ne sont pas terminées pour autant : il appartient désormais au Parlement européen d’approuver la proposition de budget.

C’est dans ce contexte que les membres de ONE à SciencesPo Paris ont décidé d’organiser une conférence afin de débattre de l’avenir de l’aide européenne au développement. Sous l’égide du Master Affaires Européennes, nous vous invitons donc à une conférence de qualité avec :

-          Corinne Balleix, Professeur à Sciences Po, spécialiste des questions européennes et auteure de L’aide européenne au développement, La Documentation française, Paris, 2010

-          Pierre Verluise, Directeur de recherche à Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) en charge des questions européennes, Professeur de géopolitique à l’Université Paris I, directeur du site www.diploweb.com, auteur de Géopolitique des frontières européennes, élargir jusqu’où ? éditions Argos, PUF, 2013

-          Guillaume Grosso, directeur de ONE France

Nous discuterons du bilan de l’aide européenne, de son orientation, de son avenir et de la manière dont les citoyens européens peuvent influencer les instances européennes pour que l’aide aux pays les plus pauvre demeure une priorité. Vous êtes chaleureusement invités à participer au débat !

Pour plus d’infos, rendez-vous ici !

 

Où et quand ?

 Mercredi 27 février à 14h45,

13 rue de l’Université,

Auditorium Jean Moulin

 Plan conférence Sciences Po

Nous vous attendons nombreux !

Les étudiantes à Sciences-Po et membres de ONE; 
Chloé SILVESTRE; Cléa BLOCH; Héloise PETIT;
Eugénie BAILLEAU; Juliette HASBROUCQ; Anna-Maria NIA,

 

Les membres de ONE à Sciences Po, la plume à la main!


Feb 7th, 2013 5:40 PM UTC
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Par Chloé SILVESTRE; Cléa BLOCH; Héloise PETIT; Eugénie BAILLEAU; Juliette HASBROUCQ; Anna-Maria NIA, étudiantes à Sciences-Po et membres de ONE

Venez dans la solitude de mon cabinet…
vous me trouverez la plume à la main pour calculer les distances de Saturne et de Jupiter.
[La Bruyère, VI]

Il y avait tout à fait une autre atmosphère dans le hall principal du 27, rue Saint Guillaume cette semaine!

A course de plume avant le prochain sommet du Conseil européen du 7 au 8 février à Bruxelles, les étudiants de Sciences Po Paris ont écrit en toute confiance au Président de la République Française en faveur de l’aide au développement de l’Union européenne. Munies de tracts et de cartes postales, les six membres de l’équipe ONE à Sciences Po engagées dans un projet collectif en partenariat avec l’ONG, ont réussi, une fois de plus, à sensibiliser leurs collègues et à leur transmettre un message clair : les vies humaines ne doivent pas tomber proie aux marchandages institutionnels et à la logique d’austérité. Les coupes budgétaires pourraient avoir un impact majeur sur la vie des plus pauvres.

 Les membres de ONE se mobilisent

L’allocation d’un budget réduit pour le développement mettrait en péril les programmes actuels de scolarisation ou d’accès à l’eau potable et représenterait un recul face à la lutte contre la prévention des maladies. Effectivement, il faudra renoncer à scolariser près de 2 millions d’enfants, à vacciner plus d’1 million de bébés contre la rougeole et à donner un accès à l’eau potable à 6,5 millions de personnes. Tel est le message déjà souligné lors de la première action de sensibilisation et signature de la pétition #Sauveteur du siècle, déroulée à l’occasion du Concert du Chœur et Orchestre de Sciences Po le 30 novembre dernier.

Le succès de cette deuxième campagne de mobilisation à Sciences Po a déterminé l’équipe de mobiliser également Place de la Sorbonne pour discuter avec les étudiants, tout en collectant des cartes postales signées et imprégnées de messages pour François Hollande. Les interlocuteurs ont été réceptifs, certains à peine quittant un cours de Relations Internationales. Et rien ne fait plus chaud au cœur à un sauveteur du siècle qu’un bon débat sur l’aide au développement.   Conscients de l’impact positif de cette aide dans la lutte contre la pauvreté et les enjeux de santé dans le monde, les étudiants français ont voulu montrer aux dirigeants que la solidarité des Européens ne doit pas être secouée par la crise économique.

 

Distribution et signatures de cartes postales

Au total, 125 cartes postales contre les soldes pour l’aide européenne sont en cours d’acheminement vers le Palais de l’Elysée. Alors que l’Europe est toujours en train de négocier l’avenir de l’aide au développement dans la nouvelle programmation 2014-2020, nous exhortons les dirigeants français à ne pas brader des vies humaines.

Traité de l’Elysée, qu’est devenu l’humanisme franco-allemand?


Jan 23rd, 2013 5:55 PM UTC
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Ce billet a d’abord été publié sur le Huffington post.

FRANCE-ALLEMAGNE – Ces jours-ci sont marqués par l’actualité africaine, mais aussi par un anniversaire historique, celui de l’amitié franco-allemande et de la signature du traité de l’Elysée il y a 50 ans. L’amitié franco-allemande est largement commentée et les éditorialistes, personnalités politiques et autres chercheurs se demandent: la relation franco-allemande est-elle suffisamment chaleureuse pour faire face aux péripéties de l’euro? Les Français pensent-ils toujours que les Allemands ne mangent que des patates? La chancelière Angela Merkel, qui déteste être sous les projecteurs, a-t-elle finalement accroché avec notre président “normal”?

En tant que Franco-allemande, j’ai regardé avec attention la couverture de ce sujet. On pourrait avoir l’impression que cet anniversaire n’est qu’une occasion de relater un simple feuilleton sur les états d’âmes de deux pays voisins, sans réelle portée politique. Or, on aurait tort de ne pas prendre au sérieux la dimension historique de ce traité qui est encore tout à fait pertinent aujourd’hui. Une banalisation erronée à laquelle j’aimerais opposer trois réflexions:

Le traité de l’Elysée n’était pas un document inutile mais un acte politique visionnaire. En 2013, la relation franco-allemande s’est banalisée au point de risquer d’être victime de son propre succès, jusqu’à faire oublier l’aspect révolutionnaire de cet acte au moment où il a été signé, le 22 janvier 1963. Une époque à laquelle une Française qui décidait d’épouser un Allemand risquait de devoir renoncer à ses amis et sa famille. Une époque à laquelle un ancien nazi pouvait être chancelier. Aujourd’hui, personne ne s’étonne plus d’entendre parler un Allemand au nom de la France dans les réunions bruxelloises et la France est le seul pays dont les ressortissants allemands peuvent accéder à la nationalité sans devoir renoncer à la leur. Heureusement, Konrad Adenauer et le Général de Gaulle ont reconnu l’importance de formuler une vision politique, au contraire du chancelier allemand Schmidt pour lequel ceux qui “ont des visions devraient aller voir un médecin”.

Le traité poussait la France et l’Allemagne sur la voie d’une politique humaniste. Au-delà de la portée symbolique d’un document qui cherche à unir les hommes et les femmes des deux côtés du Rhin autour d’un projet commun, c’était un acte politique qui comptait sur une multitude de petites histoires personnelles entre Français et Allemands pour marquer l’histoire avec un grand H. Ainsi, le traité abordait des questions stratégiques comme la défense, mais sous un angle totalement inédit, car conditionné à la mise en place d’échanges entre les citoyens des deux pays. En 1963, les dirigeants franco-allemands n’ont pas eu honte de bâtir leur politique sur le “facteur humain”.

Un troisième constat s’impose à moi. Le traité plaçait la relation franco-allemande au cœur d’un projet résolument tourné vers l’international. Les mots choisis par le Général de Gaulle sont certes très marqués par son époque, mais l’idée était là:

“Ayez l’ambition que le progrès soit le bien commun, [...], qu’il procure aux milliards d’habitants des régions sous-développées de quoi vaincre à leur tour la faim, la misère, l’ignorance et accéder à une pleine dignité”.

 

Depuis, l’aide publique au développement a su s’affirmer comme l’un des piliers du processus franco-allemand. Ceci se reflète aussi dans la construction européenne: l’Union européenne est devenue, au fil des ans, l’un des acteurs les plus importants en termes d’aide aux pays les plus pauvres.

Visionnaire, humaniste, tourné vers l’international: ce projet rêvé il y a cinquante ans reste plus que jamais d’actualité, alors que la France, l’Allemagne et l’Europe font face à l’une des plus graves crises économiques de l’histoire, à une situation difficile dans le Sahel et à la tentation de repli sur soi.

Malheureusement, ces trois attributs sont difficilement applicables aujourd’hui à la relation franco-allemande et de fait à l’Union européenne dont ces deux pays sont le moteur. Nul besoin de faire référence à l’exemple récent du Mali, certes très complexe, pour déplorer que l’Allemagne, la France et le reste de l’Europe n’arrivent plus à regarder dans la même direction, préférant s’exercer au nombrilisme plutôt que d’affirmer une vision commune d’un monde plus solidaire.

Comme de nombreux commentateurs, je souhaite que l’amitié franco-allemande soit redynamisée, par exemple à travers les échanges scolaires. Mais je souhaite autant, si ce n’est plus, que le couple franco-allemand retrouve l’audace d’être visionnaire, de revendiquer des politiques “humaines” et de concrétiser la dimension internationale de sa relation unique.

Une première occasion de revenir à l’essence même de cette relation s’offre très rapidement à la chancelière allemande et au président français. Le budget européen de 2014 à 2020 sera négocié les 7 et 8 février prochains et déterminera en large partie l’avenir immédiat de l’Europe et son rôle en dehors de ses frontières. Le budget d’action extérieure et celui de l’aide vers les pays les plus pauvres sont menacés. Seules la France et l’Allemagne ensemble peuvent encore faire bouger les lignes pour que l’Union européenne ne renonce pas à sa responsabilité internationale à long terme et se dote d’un budget ambitieux en matière de solidarité internationale.

Mme Merkel, M. Hollande, il est temps de ressusciter l’esprit du traité de l’Elysée.

Aidez-nous à défendre l’aide européenne pour les plus pauvres!


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Aug 29th, 2012 4:24 PM UTC
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Demain, jeudi 30 août, les ministres chargés des affaires européennes se réuniront pour une journée entière à Chypre afin de discuter d’un des processus les plus importants au monde pour venir en aide aux plus pauvres: le montant que l’Union européenne attribuera au développement au cours des sept prochaines années (2014-2020).

Grâce à la mobilisation des membres de ONE l’année dernière, la Commission européenne a proposé un budget de 51 milliards d’euros pour l’aide au développement afin de lutter contre l’extrême pauvreté. Cependant ce budget qui permettrait de sauver des millions de vies est aujourd’hui menacé car certains pays souhaitent réduire le budget global. Nous devons absolument nous assurer que ces coupes ne concerneront pas l’aide européenne aux pays en voie de développement qui seraient alors victimes de ces mesures d’austérité.

Sauveteur du siècleAfin d’envoyer un message clair aux décideurs européens pour qu’ils protègent l’aide européenne aux plus pauvres, ONE lance aujourd’hui sa campagne « Sauveteur ». Cette campagne souligne le fait que chaque citoyen européen contribue à sauver des vies à travers l’aide de l’Union européenne et doit rester un tel « sauveteur » à l’avenir. Ces citoyens-sauveteurs appelleront les dirigeants de l’Union européenne et leurs ministres à défendre publiquement la place prioritaire de l’aide dans le prochain budget septennal afin que l’UE reste sur la bonne route et continuer à sauver des vies.

En effet cette aide fait une réelle différence pour les citoyens des pays pauvres. Entre 2004 et 2009, elle a notamment permis que neuf millions d’enfants soient scolarisés en primaire, cinq millions d’enfants vaccinés contre la rougeole et plus de 31 millions de personnes ont eu accès à l’eau potable. Si ce budget est préservé, il contribuera à sauver des millions de vies supplémentaires et permettra à des millions d’autres personnes de sortir de la pauvreté.

La réunion de jeudi est une des dernières opportunités pour les ministres de défendre leurs priorités dans le document clef qui guidera la fin du processus jusqu’en décembre.  C’est un moment crucial pendant lequel les ministres peuvent montrer publiquement leur engagement dans la lutte contre l’extrême pauvreté en défendant le montant d’aide proposé pour le prochain budget européen. Un budget qui ne reviendrait qu’à 1,25 euros par mois aux citoyens européens. Mais qui permettrait d’accomplir de nouvelles avancées comme la scolarisation de  davantage d’enfants et qui serait un signe fort de solidarité internationale.

Les dirigeants n’agiront pas à moins que nous ne le leurs demandions. L’aide pour la solidarité internationale n’a pas de lobby traditionnel comme d’autres  postes de dépenses. Nous devons montrer que les Européens soutiennent la lutte contre l’extrême pauvreté et veulent que le budget d’aide européenne soit protégé.

Agissez dès aujourd’hui en participant à notre campagne à la veille de la réunion des ministres à Chypre.

Envoyez un message :

Envoyez un message aux dirigeants européens et assurez-vous qu’ils défendent l’aide vers les plus pauvres.

Signer la pétition :

Ensemble, exigeons de l’Union européenne qu’elle tienne sa promesse envers les plus pauvres

Chaque coupe dans le budget d’aide européenne coûte des vies. Soyez un sauveteur.

ONE VOTE 2012 : Nicolas Dupont-Aignan le premier à se prêter au banc d’essai de ONE !


Mar 19th, 2012 12:20 PM UTC
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Dans le cadre de notre campagne ONE Vote, nous avons fait parvenir nos propositions à tous les candidats à la présidentielle et leur avons demandé de nous répondre. Pour rappel, les trois propositions phares de ONE Vote :

  1. Depuis plus de 40 ans, la France a promis d’allouer 0,7% de son RNB à l’aide au développement. Elle en a maintes fois repoussé l’échéance. Il faut que la France s’engage à tenir les 0,7% d’ici 2015.
  2. La France doit s’engager à rendre son aide plus transparente pour les citoyens, en se dotant d’une « loi de programme » – avec des objectifs clairs qui en permettent le suivi – et d’un budget détaillé.
  3. La France doit être le leader européen pour une législation qui exige des entreprises extractives et forestière de publier leurs paiements aux gouvernements, détaillés par projet, sans exemptions.

Le premier des candidats à la présidentielle à se prêter à l’exercice est Nicolas Dupont-Aignan de Debout la République. Côté réactivité, rien à lui reprocher, mais ses réponses nous convaincront-elles aussi ? Ci-dessous l’intégralité de sa réponse. Pour l’analyse faite par ONE, rendez-vous sur le huffingtonpost.fr

Réponses de Nicolas DUPONT-AIGNAN :

Proposition 1

Cette formulation nous paraît en partie dépassée par l’évolution économique et sociale des PVD [pays en voie de développement] et par la crise planétaire actuelle : la France doit agir d’avantage sur les causes que sur les effets sans abandonner néanmoins les actions curatives sur les effets les plus graves et les plus urgents. Les causes du sous développement sont, la plupart du temps :

- causes internes : la surpopulation, l’analphabétisme, l’hygiène défectueuse (eau) et les maladies endémiques ou pandémiques, le manque d’infrastructures, les fléaux climatiques ou naturels (ennemis des cultures), l’insécurité, les fanatismes, les dictatures, la corruption, les détournements de fonds, l’émigration des compétences…

- causes externes : la corruption, la spéculation sur les ressources naturelles ou le travail, l’ouverture forcée des frontières par l’OMC et la Banque mondiale (ajustements structurels, interdiction des avantages aux investisseurs), et la faible proportion des transformations industrielles locales en raison de la concurrence déloyale imposée par la mondialisation.

Une action politique et volontaire sur ces causes serait plus efficace, quel qu’en soit le coût, qu’un abstrait 0,7%.

Proposition 2

OUI.

Et pas seulement la France mais aussi tous les pays qui s’impliquent en Afrique.

Il faudra des sanctions internationales pour ceux de ces pays qui accaparent des terres immenses ou qui exploitent des richesses naturelles à des prix injustes. Toute entreprise qui travaille en Afrique devra s’impliquer dans le développement des entreprises du secteur, de la sous-traitance, ou de la transformation. L’UE –qui s’en désintéresse- devra protéger ses consultants lorsqu’ils sont soumis à des pressions locales (offre passive de corruption)

Proposition 3

OUI. Nous sommes tout à fait d’accord, mais il ne faut pas être naïf : dans le cadre des accords ACP/UE (Cotonou), devront être ajoutées des règles de passation des marchés, de concurrence, de transparence, de respect de l’environnement et des règles sociales, applicables non seulement aux entreprises européennes mais à toutes les entreprises oeuvrant dans le champ. Des taxes compensatoires et punitives grèveront les produits contenant des composants « non éthiques ». Sinon tout ceci ne serait que vœux pieux.

 

Présidence danoise de l’Union Européenne: quelle place pour le développement?


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Jan 11th, 2012 5:46 PM UTC
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Le 6 janvier dernier, le Danemark a débuté ses six mois de présidence de l’Union Européenne en présentant sa feuille de route à Copenhague.  Grâce à sa présidence de l’UE, le Danemark devient ainsi un acteur clé, en pleine période économique particulièrement sensible pour le continent, où des décisions devront être prises sur des questions cruciales de développement (le budget européen ou encore la transparence dans les industries extractives).

Le budget européen ne sera pas décidé avant fin 2012, mais les Danois cherchent à faire avancer les négociations le plus possible avant la fin de leur présidence, en juin. ONE travaillera étroitement avec les ONG danoises et européennes, pour s’assurer que les 57 milliards d’euros de budget proposés pour le développement et la coopération dans les pays pauvres ne soient pas réduits par les Etats membres.

Sur la transparence, le Danemark tient à ce que la législation européenne obligeant les compagnies de l’industrie extractive (pétrole, gaz et mines) à publier tout paiement fait aux gouvernements des pays dans lesquels elles opèrent, soit adoptée. Si l’Union Européenne adopte ces propositions, cela rendrait la société civile des pays en développement capable de demander des comptes aux gouvernements et à lutter contre la corruption.

Le Danemark a également fait de la politique agricole et de la pêche une de ses priorités. Il cherche ainsi à réduire les subventions agricoles au sein de l’Union afin de faciliter l’entrée des marchés pour les pays en développement. Le Danemark vise également à assurer la réforme de la politique commune de la pêche afin de garantir que les ressources qui en proviennent soient exploitées de façon responsable pour le bénéfice des communautés qui dépendent de cette industrie.

Sur la politique commerciale de l’UE, le Danemark veut soutenir un dialogue politique plus étroit avec les pays en développement à travers des relations commerciales et un accès réciproque aux marchés. Il veut également garantir que ces relations commerciales seront durables et contribueront à la réduction de la pauvreté.

Depuis la signature du Traité de Lisbonne, toutes les politiques de l’Union Européenne doivent être cohérentes avec sa politique de développement. Le Danemark a promis d’œuvrer pour la création d’une meilleure cohérence entre les politiques européennes, et ce, dans tous les domaines touchant les pays en développement. En termes de politiques de développement,  le Danemark reconnait que lier l’aide humanitaire avec l’aide au développement sur le long terme sera une tâche majeure, mais s’engage à se concentrer sur les résultats et sur une transparence irréprochable.

Enfin, c’est lors de cette présidence danoise que la décision européenne concernant l’instauration d’une taxe mondiale sur les transactions financières sera prise. Une telle taxe, rappelons-le, pourrait être allouée au financement de la coopération internationale et pourrait aider les pays en développement à combattre le changement climatique.

 

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