Nov 22nd, 2012 11:11 AM UTC
By Guillaume Grosso
Ce blog a d’abord été publié dans le Huffington Post le 21/11/2012.
Si nous étions en 1900 et que quelqu’un me disait : “un jour, on marchera sur la lune !”, je lui aurais certainement ri au nez ! Et pourtant… Horizons indépassables et pourtant toujours dépassés. Un jour, les ordinateurs tiendront dans la poche, il y aura des machines pour laver le linge, les voitures rouleront avec de l’électricité… Des femmes et des hommes y ont cru. Y ont travaillé. Et ont transformé le rêve en réalité. A coups d’avancées scientifiques et technologiques. A coup aussi de volonté, de persévérance et d’investissements ambitieux.
Nous sommes donc allés sur la lune. Nous avons cessé de frotter le linge à genoux. Mais l’on meurt toujours du sida.
Trente-trois millions de personnes sont atteintes du virus sur la planète, l’équivalent de la population du Bénélux. Plus de deux millions de nouveaux cas sont signalés chaque année. Pourtant, le “début de la fin du sida”, qui pouvait sembler impossible ou irréalisable il y a 10 ans, est un rêve qui peut aujourd’hui devenir réalité. Depuis la découverte du VIH, des progrès majeurs ont été accomplis. Aujourd’hui, environ 8 millions de personnes ont accès au traitement, dont le coût est de plus en plus abordable. L’on sait aussi stopper la transmission du virus de la mère à l’enfant: une femme séropositive peut donner naissance à un enfant séronégatif. La fin du sida n’est plus une utopie. Elle est à notre portée, à condition de le vouloir.

C’est le message que l’ONG One souhaite faire passer à travers sa nouvelle campagne intitulée on peut en finir avec le sida, qui vise à mobiliser le plus grand nombre de citoyens en vue d’encourager les gouvernements à redoubler d’efforts, à agir de concert pour atteindre les objectifs qui ont été fixés en 2011 dans le cadre des Nations Unies: “Zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida”. Pour que d’ici à 2015, “le début de la fin du sida” soit une réalité tangible.
A l’appui de cette campagne, One publiera également pour la première fois, le 28 novembre prochain, un rapport qui fait le suivi des engagements internationaux en matière de lutte contre le sida – dont nous publierons les principaux enseignements dans le Huffington Post. Nous tenterons ainsi de cartographier la situation politique, le contexte financier et les moyens mis en œuvre pour la riposte mondiale au VIH. Et d’esquisser le chemin à parcourir pour mettre un point final à un fléau qui a déjà coûté la vie à plus de 25 millions de personnes.
Pour pouvoir être les premiers à poser le pied sur la lune, les gouvernements américain et soviétique avaient su mobiliser avec détermination les énergies et les ressources. Vainqueurs de cette bataille de titans, les Etats-Unis, à partir de la fin des années 50, avaient fourni dix ans de travail acharné, mobilisé 400 000 personnes et dépensé 25 milliards de dollars de l’époque (plus de 150 milliards d’aujourd’hui) pour y parvenir.
Mettre fin au sida est un rêve plus accessible : moins coûteux, et potentiellement bien plus rapide à atteindre. Mais nos dirigeants sont-ils prêts à s’y investir? Pour les en convaincre, nous avons besoin de la mobilisation du plus grand nombre. Pour leur rappeler qu’aucun rêve n’est trop grand. Si toutefois l’on se donne les moyens de le réaliser.
Vous aussi, agissez en signant notre pétition : http://act.one.org/sign/fin_du_sida
La réalisation du clip n’a été possible qu’avec la collaboration, à titre gracieux, de BDDP Unlimited, Else, Stantards Films et Nighshift que nous remercions chaleureusement. Un grand merci aussi au réalisateur espagnol RAMÓN AYALA.
ONE remercie également Mathilda May pour sa participation.
TAGS: Living Proof, Nations Unies, ONE, Santé, VIH/sida
28/11/2012 at 19:42
je suis potimiste et je crois que un jour il n’existera plus le vih