Oct 29th, 2012 5:24 PM UTC
By blogueur invité
La survie de plus des deux tiers des kényans dépend de la nourriture qu’ils produisent en cultivant leurs terres culture et de l’élevage des animaux. Or, à cause des périodes de sécheresse récurrentes, beaucoup de personnes doivent se battre pour produire assez de nourriture sur leurs propres terres, en particulier dans les régions du Kenya considérées comme arides ou semi-aride, soit 83% de la surface totale du pays.
Le projet intitulé “Farm Africa Dryland Farming Project” (le projet pour l’agriculture en Afrique et la culture sèche) financé par l’Union Européenne a pour objectif d’améliorer rapidement la sécurité alimentaire des foyers d’agriculteurs kenyans. Entre janvier 2010 et octobre 2011, l’organisation Farm Africa a travaillé avec de petits exploitants agricoles dans les districts de Kitui et Mwingi, à l’Est du Kenya, pour les former à l’utilisation de techniques plus élaborées d’élevage des chèvres laitières, de conservation de l’eau, mais également de culture dans des conditions arides. A 90% financé par l’Union Européenne, le projet à directement bénéficié à 7 000 petits agriculteurs.
Madame Mwende Tuvi est l’une des bénéficiaires de ce projet. Dans le passé, elle a également bénéficié du projet « Farm-Africa’s Gairy Goat project » (Afrique Agriculture pour l’élevage des chèvres 2005-2010) financé par l’UE.

« Le projet m’a permis de découvrir des cultures tolérant la sécheresse, ainsi que les outils dont j’avais besoin pour cultiver la terre » explique-t-elle. « Je suis ravie ! Depuis que j’ai été initiée à ces cultures, et avec le fumier des animaux, je récolte assez de nourriture pour la maison, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. J’ai ainsi pu scolariser mon second fils. Vous savez, quelque chose est en train de se passer ici » dit-elle en souriant. « Il m’arrive par exemple de vendre du fumier, et cela me permet de payer les frais de scolarité de mon fils. Il étudie le journalisme. Qui aurait pu imaginer cela avant le projet dont nous bénéficions ? Peut-être qu’une fois diplômé, mon fils écrira à propos de cette grande transformation ». Elle nous a également dit que son fils aîné n’avait plus besoin de leur envoyer de l’argent car désormais ils sont en mesure de subvenir à leurs besoins.
Quand nous avons rendu visite à Madame Mwende Tuvi, l’activité battait son plein : son mari était occupé à nourrir les animaux, des constructeurs travaillaient à l’aménagement de la maison qu’elle est en train de construire, et Madame Mwende s’occupait des chèvres. Avant le projet, elle devait se battre pour nourrir ses enfants et les envoyer à l’école. Elle vivait dans une maison aux murs de boue, comme celle qu’elle utilise aujourd’hui pour ses chèvres.

A notre arrivée, le téléphone a sonné, quelqu’un souhaitait lui acheter une de ses chèvres. Le marché a vite été conclu pour l’équivalent de 140€. Elle a alors commencé à nous parler des bonnes affaires qu’elle concluait. Elle peut maintenant vendre une chèvre arrivée à maturité pour l’équivalent de 240€. De plus, avec toutes les chèvres qu’elle a, elle obtient suffisamment de lait pour les besoins de sa famille. Elle peut aussi en vendre pour couvrir ses autres dépenses telles que la main d’œuvre occasionnelle à laquelle elle recourt pour entretenir ses animaux et son jardin.
L’Union Européenne a mis de côté une partie des fonds dédiés initialement au projet afin de l’utiliser pour former une épargne de crédit coopératif (SACCO) dans la région, ce qui a permis de poursuivre le travail initié par le projet. Mme Mwende a également eu recours à cette coopérative. “J’ai emprunté à SACCO et j’ai pu démarrer une petite entreprise. Je travaille pour l’instant de la maison en raison des travaux de construction en cours”, a-t-elle expliqué.
Grâce aux fonds de l’Union Européenne, le Dryland Farming Project prouve que la conservation des sols et des eaux et l’utilisation de cultures tolérant la sécheresse peuvent aider les agriculteurs à se sortir de la pauvreté.
Madame Mwende est on ne peut plus d’accord.
A propos de Farm Africa
Farm Africa est une ONG qui travaille avec les petits agriculteurs et éleveurs africains. Elle a pour objectif de réduire la pauvreté en développant des approches innovantes de gestion des ressources naturelles, aidant ainsi les agriculteurs africains à se sortir de la pauvreté.
Rendez-vous sur : http://www.farmafrica.org.uk
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