|
Les promesses faites lors du G8 n’auraont guere de sens si la France n’honore pas sa part d’engagement
Mercredi 9 juillet 2008 Le Président Sarkozy a quitté le Japon et le sommet du G8; il doit à présent prendre une décision importante, celle du montant de l’aide publique au développement (APD) allouée par la France à l’Afrique. La réunion du G8 qui vient de se tenir à Toyako a réitéré la promesse d’augmenter l’aide allouée à l’Afrique de 25 milliards de dollars à l’horizon 2010. Pour l’heure, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis déploient de sérieux efforts pour honorer cet engagement, ce qui n’est pas encore le cas d’autres pays. Le budget de l’APD française fera l’objet d’une discussion au sein du Cabinet présidentiel fin de cette semaine. Prenant la parole lors du sommet du G8 qui s’est conclu à Hokkaido, Bob Geldof a déclaré : «La reconduction par le G8 des promesses faites précédemment n’aura guère de sens si la France n’honore pas sa part d’engagement. L’Afrique fonde ses espoirs sur Nicolas Sarkozy en tant que Président de l’Union européenne et figure importante du G8.» «Nous savons que les temps sont durs pour l’économie française et que Christine Lagarde a bien du mal à trouver l’équilibre budgétaire. Mais l’Allemagne est parvenue à augmenter son aide à l’Afrique de 800 millions d’euro malgré les problèmes économiques, malgré les critères de Maastricht, malgré la facture de la réunification. La France, qui est un grand pays, devrait pouvoir en faire autant.» Bono, co-fondateur de ONE, a déclaré : «Nous sommes certains que la volonté et l’équipe du Président Sarkozy sont prêts à en découdre pour apporter une aide plus efficace à l’Afrique…… Qui mieux que la France, pays des droits de l’homme, peut incarner la cause de la lutte contre la pauvreté?» Jeudi 10 juillet 2008, ONE et Coordination Sud feront paraître une publicité pleine page dans Le Monde. La publicité rappellent au Président Sarkozy les promesses faites à l’Afrique. Oliver Buston, Directeur de ONE pour l’Europe, a déclaré : «Nous pensons que le processus budgétaire suivi par le gouvernement français risque d’aboutir à un compromis bureaucratique à des années lumière des grandes déclarations faites par le Président au G8 et au niveau de l’UE. Le Président doit intervenir personnellement et avec détermination pour exiger que les budgets alloués à l’Afrique correspondent davantage aux engagements pris par lui-même et par la France.» |
