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Bravo à l’augmentation de l’aide africaine, mais une action urgente s’impose Londres – Si le groupe de militance ONE s’est ce jour félicité de l’augmentation de 11 % de l’aide officielle au développement des pays riches à destination de l’Afrique sub-saharienne en 2008, il a néanmoins lancé un appel en faveur d’une accélération de cette augmentation, la récession mondiale frappant encore plus fortement les pays les plus pauvres. Après la publication par l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) de son résumé annuel de l’aide donnée par ses pays membres en 2008, ONE a procédé à une ventilation des chiffres pour l’Afrique sub-saharienne afin de vérifier le respect des engagements pris lors du Sommet du G8 à Gleneagles en 2005. « Cette augmentation de l’aide est une bonne nouvelle pour l’Afrique – mais l’impact potentiellement désastreux de la crise mondiale sur le continent impose une réaction immédiate, » d’après le Directeur de ONE Europe, Oliver Buston. « Alors que certains donateurs sont au rendez-vous, d’autres, comme l’Italie et la France, prennent un retard déplorable. » « La performance de l’Italie - qui occupe actuellement la présidence du G8 – est pitoyable, tandis que, et c’est un développement extraordinaire, l’Allemagne dépassera la France au niveau du volume d’aide à l’Afrique sub-saharienne, malgré les liens historiques de la France avec le continent africain. Nous sommes également déçus de la très modeste augmentation de l’aide britannique à l’Afrique, même si le volume de son aide, quand on le compare à celle du reste du monde, a connu une forte augmentation », a-t-il ajouté. L’analyse de ONE montre que l’aide globale à l’Afrique sub-saharienne a augmenté en 2008 de 11 % pour atteindre le montant de 36,66 milliards de dollars américains.
L’Afrique subit le plus fortement le coup de la crise économique mondiale : chute des investissements, des exportations et des rapatriements d’argent des travailleurs émigrés. « Si l’aide est loin d’être l’unique solution aux défis actuels de l’Afrique, » d’après Buston, « elle a un rôle central à jouer sur ce continent, à un moment où les autres formes de financement s’assèchent. Il est grand temps que les pays donateurs enfoncent la pédale d’accélérateur. » Les gouvernements devraient anticiper le versement de ces ressources supplémentaires, a ajouté Buston, afin qu’elles puissent remplir leur fonction contre-cyclique et atténuer l’impact de la récession sur les budgets des pays pauvres, sans oublier les mesures novatrices de financement que devrait prendre le sommet du G20 pour compléter ces montant. Lors de la décennie écoulée, une plus grande efficacité de l’aide, couplée à un véritable leadership africain, a permis d’engranger des succès sur la voie du développement. Plus de 2 millions de personnes bénéficient aujourd’hui d’un traitement antirétroviral du SIDA qui leur sauve la vie, tandis que 34 millions d’enfants supplémentaires fréquentent l’école. L’aide a joué son rôle dans des pays comme le Rwanda et l’Ethiopie où le nombre de décès causés par la malaria a été réduit de moitié. |
